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Aides au commerce de proximité : le discours du Premier ministre au Perreux Communiqué de presse - Je suis très heureux d’être avec vous, très heureux d’être au Perreux, très heureux d’être à côté d’amis et je voudrais commencer par vous prier de bien vouloir accepter mes excuses, je viens en retard au Perreux. J’étais avec les députés européens et nous avions un certain nombre de sujets difficiles à traiter, ce qui m’a pris du temps ; mais je sais que Christian JACOB a assuré une partie du programme que je devais assurer et je voudrais l’en remercier. Je suis très heureux d’abord d’être au Perreux pour la deuxième fois. Je n’apprécie pas beaucoup qu’un ministre soit venu plus souvent que moi quelque part. Mais enfin, il se trouve que celui-là, je l’aime beaucoup, alors je lui pardonnerai. Mais enfin être venu trois fois quand je suis venu deux fois, c’est une erreur dans la carrière. Bon. Mais enfin, il débute, il a des talents, il ne sait pas encore tout mais je lui pardonne. Je suis très heureux d’être avec votre maire parce que j’ai beaucoup d’estime pour lui - je pourrais vous dire que j’ai de l’estime politique, que j’estime sa compétence, ça vous le savez, il est compétent - mais j’ai de l’estime pour sa personnalité, pour je dirais son éthique, c’est un homme d’éthique, c’est un homme de valeur, c’est un homme de morale, c’est un homme de rigueur et j’ai beaucoup de considération, c’est quelqu’un qui fait honneur à la politique et je suis content d’être un de ses amis et à chaque fois que je lui demande conseil, nous avons des conversations et des discussions qui sont très utiles. Quand il développe ici des thèses sur le FISAC en expliquant qu’il est important que l’Etat s’engage comme pour le budget, Christian JACOB est toujours inquiet, avoir le soutien du rapporteur général du budget, c’est un bon espoir. Je voudrais dire aussi que je suis heureux de saluer le maire de Nogent et j’ai bien compris qu’il avait lui aussi un dossier pour les halles. Je vais y revenir mais c’est très important, les halles, les marchés, c’est très important et c’est un lieu de convivialité, un lieu de société et je souhaite vraiment qu’on puisse déboucher ensemble sur un partenariat tel que vous le souhaitez, pour le développement du FISAC. Je voudrais enfin vous dire qu’ici, dans ce département, je suis très heureux de saluer les élus, les parlementaires, les responsables de toutes les collectivités territoriales qui sont présents, le préfet et aussi le responsable consulaire. Je voudrais vous dire combien je suis attentif à ce qui se passe dans ce département notamment pour y trouver les bons équilibres de vie, la qualité de la vie, les relations humaines dans la vie quotidienne et notamment l’aménagement de l’espace qui passe par l’aménagement urbain et l’aménagement commercial. Merci à tous les commerçants, tous les artisans, à tous les professionnels, à tous les élus qui sont ici représentés cet après-midi pour qu’ensemble nous puissions essayer de définir devant vous les lignes d’avenir de ce que doit être la politique commerciale des petites et moyennes entreprises de notre pays. Christian JACOB aura l’occasion en présentant un projet de loi avec son collègue Hervé GAYMARD et quelques autres membres du gouvernement, de présenter en conseil des ministres fin mars un texte pour les PME, pour la participation et le financement de l’économie, un texte qui rassemble un certain nombre de mesures qui sont destinées à aider les activités qui sont les vôtres. </p><p align="justify">D’abord je voudrais commencer par le commerce de centre ville, c’est un élément très important. Je sais ce qui a été fait ici, je sais ce que le financement du FISAC a pu apporter mais je sais aussi que vous vous êtes mis tous ensemble pour pouvoir mobiliser les moyens et créer un cœur de ville attractif, créer une dynamique commerciale et donner au Perreux une activité commerciale qui assume au fond ce que le cœur fait à l’intérieur du corps humain, c’est-à-dire la circulation de la vie. C’est cela qui est aujourd’hui très important dans notre organisation commerciale. Redonner au centre ville sa vocation de cœur de ville. Comment un pays comme la France, aussi beau, capable de tant de richesses architecturales peut être capable de transformer son paysage de telle façon que quand on est à dix kilomètres de La Rochelle, dix kilomètres de Carcassonne, dix kilomètres de Colmar, trois villes merveilleuses, aussi belles que Le Perreux, comment peut-on faire pour qu’on ait l’impression d’être dans la même ville avec la même zone périurbaine, avec les mêmes boîtes à chaussures, avec cette même déshumanisation ? Comment un pays comme la France, riche de son patrimoine, a pu laisser abîmer ses périphéries, ses entrées de ville alors que le cœur de nos villes a tant de caractère, tant d’histoire, tant de dimension humaine ? ! Il faudra chercher les responsabilités plus tard mais je pense que globalement, tous ceux qui ont construit toutes nos tours et tous ceux qui ont construit toutes ces boîtes à chaussures, n’avaient pas une vision humaniste de la société. Comme s’il fallait tout rassembler, tout rapprocher, à la périphérie des villes pour faire un peu plus de monnaie et finalement pour désorganiser ce qu’est le cœur même de la société, l’organisation urbaine avec sa dimension nécessairement humaine. Je crois que c’est un sujet très important et au fond, quand on se bat pour le cœur des villes, quand on se bat pour le commerce, l’artisanat, les petites et moyennes entreprises. On se bat pour autre chose que des activités économiques, on se bat pour la cohésion sociale, on se bat pour le lien social, on se bat pour les relations humaines, on se bat pour la notion de service. Si on ne crée pas entre les individus des services, quel lien pourra-t-on créer entre les individus que la société pousse à l’individualisme, à l’égoïsme, à l’égocentrisme et quelquefois donc la conséquence triste de tout ça, à la solitude ? Je pense que le commerce de centre ville, la dynamique commerciale, les halles, le marché sont des formes modernes de développement économique et social parce que ce sont des formes humaines. Je crois que le marché a beaucoup plus d’avenir qu’on ne le croit et le marché sous ses halles avec l’ensemble de ses professionnels, avec sa capacité de fédérer une offre diversifiée, est aujourd’hui une forme moderne de commerce, parce que c’est une forme conviviale. Regardez d’ailleurs les jeunes, comme ils aiment aller au marché, pas toujours très tôt mais au fond chacun choisit ses heures et ses horaires et au commerçant de s’adapter à sa clientèle. Articles associés
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