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Mardi 19 avril 2005 Balance des paiements - février 2005 Résultats provisoires (selon les données établies par la Banque de France)
Conformément aux pratiques habituelles, les données de balance des paiements des trois dernières années ont fait l’objet d’une révision globale. Les chiffres révisés des années 2002, 2003 et 2004 sont détaillés dans les tableaux fournis ci-après. En outre, les coefficients permettant de désaisonnaliser les séries mensuelles de transactions courantes ont été réestimés sur l’ensemble de la période de référence. Concernant janvier 2005, les données cvs de transactions courantes sont donc légèrement différentes de celles publiées le mois dernier, bien que les données brutes n’aient subi aucun changement. |
1. Résultats mensuels 1.1. En février 2005, les transactions courantes présentent un déficit cvs de - 0,6 milliard d’euros, en forte réduction par rapport au déficit de janvier (- 2,2 milliards d’euros). 1.1.1. Le déficit cvs des échanges de biens se creuse légèrement en février à - 1,2 milliard sous l’effet d’une progression un peu plus rapide des importations que des exportations. 1.1.2. Les services hors voyages retrouvent un solde cvs positif en février, du fait d’un redressement des « autres services aux entreprises », largement déficitaires en janvier. De son côté, le solde cvs des voyages se stabilise à 1 milliard, dans un contexte de croissance modérée des flux. 1.1.3. L’excédent des revenus se redresse à 0,7 milliard contre 0,3 milliard en janvier. Au sein des revenus, les recettes cvs des revenus d’investissements s’établissent à un niveau inégalé depuis septembre 2004. 1.1.4. Les transferts courants nets vers l’étranger, inhabituellement élevés en janvier après correction des variations saisonnières, sont revenus en février à un niveau proche de leur moyenne mensuelle de l’année 2004, contribuant à réduire de plus de 1 milliard le déficit cvs des transactions courantes d’un mois sur l’autre. 1.2. Le compte financier affiche un solde proche de l’équilibre (- 0,9 milliard d’euros) en février 2005. 1.2.1. Le solde débiteur des investissements directs diminue en février, s’établissant à - 2,5 milliards, contre - 3,3 milliards en janvier. Les investissements français à l’étranger baissent de moitié, à 2,4 milliards, tandis que les flux d’investissements étrangers en France sont équilibrés, les entrées de capitaux liées aux achats immobiliers et aux bénéfices réinvestis étant compensées par des sorties au titre des autres opérations (flux de trésorerie et remboursements de prêts de sociétés résidentes à leurs maisons-mères étrangères). 1.2.2. Les investissements de portefeuille présentent un solde créditeur de 1 milliard en février après un solde largement débiteur en janvier (- 29,5 milliards). Cette évolution traduit une baisse importante des achats de titres étrangers par les résidents, tandis que les achats de titres français par les non-résidents ont quasiment doublé, à 16,6 milliards. Les résidents ont acquis pour près de 17 milliards d’actions, principalement d’entreprises situées hors de la zone euro, ont acheté des obligations à hauteur de 12,7 milliards, majoritairement émises, cette fois, par des débiteurs publics ou privés résidant dans la zone euro, et vendu pour 14 milliards de titres du marché monétaire. Les institutions financières monétaires (IFM) résidentes ont été à l’origine de l’essentiel des opérations du mois. Concernant les non-résidents, les acquisitions d’obligations se reprennent vivement, à hauteur de 16,4 milliards, contre des ventes nettes de 4,2 milliards en janvier. Ce mouvement s’explique par des émissions exceptionnellement élevées de valeurs du Trésor en février : l’émission de l’OAT à cinquante ans pour 6 milliards s’ajoute au rythme normal des adjudications et a été souscrite majoritairement par des non-résidents. Il est en outre augmenté par les deux emprunts lancés par la Cades et l’Unedic, placés en partie auprès de non-résidents. 1.2.3. Les autres investissements (dépôts-crédits) ont donné lieu à de faibles sorties nettes de 1,6 milliard en février, dont 5 milliards de placements et remboursements nets des administrations publiques et 4,1 milliards de crédits nets des IFM, compensés par une contraction de 6,3 milliards des avoirs des autres secteurs vis-à-vis des non-résidents. 2. Résultats cumulés 2.1. Sur les deux premiers mois de l’année, le compte de transactions courantes présente un déficit de 2,2 milliards d’euros en données brutes, contre un excédent de 2,3 milliards d’euros sur les deux premiers mois 2004. 2.1.1. Par rapport au début de l’année 2004, les échanges de biens sont en hausse, à l’exportation (+4,9 %), mais surtout à l’importation (+12,6 %). Le solde se détériore de 4 milliards, à - 3,5 milliards. 2.1.2. Le déficit des services hors voyages s’accroît légèrement, à - 0,5 milliard, principalement en raison d'une contraction des recettes au titre des « autres services aux entreprises ». Le solde des voyages est stable, à 0,8 milliard, traduisant une augmentation des dépenses des résidents à l’étranger (+2,6 %) supérieure à celle des dépenses des non-résidents sur le territoire national (+1,8 %). 2.1.3. Le solde des revenus se maintient à 1,5 milliard, la réduction de l’excédent des revenus d’investissements directs étant compensée par une baisse du déficit des revenus d’investissements de portefeuille. 2.1.4. Les transferts courants nets à destination de l’étranger augmentent, à 0,4 milliard contre 0,1 milliard, suite à une hausse de la contribution française au budget des institutions européennes. 2.2. Le compte financier présente un solde créditeur de 5,9 milliards d’euros sur les deux premiers mois 2005. 2.2.1. Par rapport aux deux premiers mois 2004, les investissements directs français à l’étranger diminuent légèrement, à 7,5 milliards tandis que les investissements étrangers en France baissent fortement (+1,8 milliard contre +6 milliards). Pour ces derniers, on relève une évolution contrastée des opérations en fonction de l’origine des investisseurs : les flux nets originaires de pays situés hors de la zone euro progressent d’un début d’année à l’autre, à 2,5 milliards, mais les investissements en provenance de la zone euro baissent nettement, devenant même négatifs en cumul depuis le début 2005. 2.2.2. Le solde débiteur des investissements de portefeuille s’établit à - 28,4 milliards sur les deux premiers mois 2005, contre - 40,8 milliards en janvier et février 2004. En deux mois, les résidents ont acquis pour 54 milliards de titres étrangers, montant proche de celui de l’an dernier sur la même période, achetant davantage d’actions et d’obligations et cédant des instruments du marché monétaire. De leur côté, les non-résidents ont accru de plus de 10 milliards leurs achats de titres français, à 25,5 milliards, toutes les catégories de titres bénéficiant de cet accroissement des achats. 2.2.3. Les autres investissements (dépôts-crédits) se soldent par des entrées nettes de 40,7 milliards, dont 29,3 milliards sont dus à une hausse des engagements nets des IFM vis-à-vis des non-résidents.
© Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie, 19/04/2005
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