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Lundi 30 mai 2005, LA FRANCE, HONTE DE L’EUROPE De tous les pays de l’Union, il y en a un qui faute de faire preuve d’un opportunisme tout britannique, et qui en fin de compte se révèle être fonctionnel, s’efforce d’être le premier de la classe quand il s’agit de médiocrité. La France fait partie de ces « petits pays » qui ne sont jamais contents, ceux qui au lieu d’aller de l’avant, reculent en se demandant pourquoi ils sont mal aimés ou pire encore, pourquoi ils ne sont plus cette grande puissance diplomatique et économique ? La réponse est simple, la France ne sait pas sur quel pied danser !
Ses dirigeants, pour la plupart tous formés dans un même utérus nommé ENA (Ecole Nationale l’Aliénation), infectés par des idées dignes des plus belles MST (Médiocrités Socialement Transmissibles), s’attardent à s’investir dans des combats plus démagogues que jamais dans lequel le débat politique ne sera jamais autant profitable que le dénigrement personnel entre adversaires. Ne nous méprenons pas, les dirigeant français sont des gens brillants, ils sont le parfait reflet de cette intelligentsia « à la française » qui fît autrefois la fierté de cette jadis grande nation. Toutefois, l’intelligence de ces si brillants technocrates n’arrive t’elle pas à saturation ? Leur capacité à diriger ce pays si difficile n’est-elle pas déphasée entre leur complexité intellectuelle et la réalité du peuple français ? La France d’aujourd’hui n’est que la reproduction d’un mode de penser trop complexe, plus épanoui que jamais au coeur même de sa plus belle réalisation, son administration et ses fonctionnaires. Pour la première fois depuis bien longtemps la France s’est retrouvée en face d’un débat d’idée, surpassant les clivages politiques, et allant jusqu’à défier la cohésion des grands partis. Ainsi les deux camps étaient représentatifs de cette exception culturelle. D’un côté la force du oui, majoritairement représenté par la vieille école dépassée de la classe politique française, et de l’autre, les partisans du non, pour la plupart rebelles au système élitiste français et pourtant tout aussi arriéré. Cette contradiction est d’autant plus marquante, qu’elle a su semer la confusion au sein d’un peuple qui non content de se désintéresser de la politique nationale, ne sait faire preuve de bon sens critique que quand il s’agit de prendre des mauvaises décisions. Les Etats-Unis l’avait compris lorsqu’ils ont institué leur système de grands électeurs afin que des gens politiquement et socialement éduqués puissent prendre les vraies décisions à la place d’un peuple peu crédible quand il s’agit de s’interroger sur des questions qui dépassent leur entendement ou leur compréhension. Les chiffres parlent d’eux même, plus ou moins 80% des électeurs du oui avaient plus de 60 ans dont à peu près 30% étaient des cadres supérieurs. A contrario, environ 60% des électeurs du non, étaient issus des couches ouvrières et d’un milieu socio économique dit de tranche basse. Ainsi, et à en croire les sondages, la jeunesse française à juger bon à une écrasante majorité, de ne pas ratifier un texte qui allait mettre en avant, pour une fois, des idées et des institutions faites pour eux. Pourquoi ? La peur ! Cette peur de l’inconnu, du défit, du challenge, du risque, du changement qui paralyse et qui est tellement représentatif de la France d’aujourd’hui et qui fait malheureusement de ce pays l’exemple à ne pas suivre. Cette même peur qui ne laisse pas la chance au changement ou aux esprits novateurs au risque de froisser les institutions établies. Parfois trop de démocratie, tue la démocratie ! Aussi faut-il de temps en temps prendre des décisions sans en demander l’avis du peuple, comme le font la plupart des pays de l’Union soumis à la ratification du texte de constitution pour l’Europe. Le peuple français n’est pas à même d’avoir un avis clair et objectif sur la question, et nous pouvons parier que seule une infime minorité aura pris connaissance du dit texte, tout en sachant que sa compréhension n’est relative qu’au niveau d’éducation des personnes interrogées lors du référendum du 29 mai 2005. Ainsi, c’est à la tête du client que la France a votée, et majoritairement pour ceux qui sortent du rond rond habituel et qui reflètent des idées sûrement respectables de leur point de vue, mais qui ne feront pas avancer les choses et encore moins être le moteur de l’Europe de demain. Les partisans du oui, pour une fois, s’étaient mis en tête qu’il fallait réformer les choses à travers un texte qui loin d’être parfait, avait au moins la prétention de faire bouger les mentalités, c’était un début. Les partisans du non, eux, s’attardaient sur des prétextes dignes des premières croisades en terre d’Islam, ou encore aussi archaïque que le légendaire plan quinquennal qui a su mener, on le sait tous, à la victoire du communisme sur le diable capitaliste. Ils se sont rassemblés autour d’une cause régressive, ne semant que la peur et la discorde au cœur d’un peuple déjà idéologiquement fragile et à bout de souffle. L’exemple, nous vient de nos voisins, ceux qui ont eu la vie dure, ceux qui ont trimé pour y arriver et l’intéressant, est que faute d’être une « vieille démocratie » la France n’a aussi que de vieilles idées. Les « nouvelles démocraties » qui sont aujourd’hui le réel moteur intellectuel de l’Europe, vont, elles, majoritairement approuver ce texte tout de même novateur. Alors que l’Espagne, nation qui plus est hétéroclite, et dont la cohésion sociale ne tient qu’à un fil, une démocratie que depuis 25 ans, vit un boom économique et culturel sans précédent, désireux de continuer dans sa lancée progressiste approuve le texte par referendum, un pays, la France, se devait, comme par habitude, d’être le précurseur d’une contestation européenne. Ne parlons même pas de ces nouveaux membres de l’Union qui ne flirte avec la démocratie que depuis une ridicule décennie et dont nous avons beaucoup à apprendre quand il s’agit de faire bouger les choses. Aujourd’hui la France se réveille avec la gueule de bois, terni par sa réputation légendaire d’enfant gâté qui ne sait que semer la confusion au lieu de montrer le chemin de l’évolution. La France d’aujourd’hui est dépassée, son peuple n’étant pas à même de prendre des décisions. La France n’est pas un pays à référendum, et surtout pas quant il s’agit de se prononcer sur des sujets qui vont plus loin que de savoir s’il faut un président pour 5 ou 10 ans. Merci encore Monsieur Chirac d’avoir voulu démontrer par votre « élan démocratique », l’incapacité du peuple français à faire des choix progressistes et novateurs. Si des institutions tel que le parlement existe, c’est pour qu’il prenne les décisions que le peuple ne sait pas prendre. Aussi aurait-il mieux valu pour tout le monde que vous ne preniez pas cette décision démagogique d’impliquer le peuple français, vous contentant de ne rien dire comme vous avez si bien su le faire depuis maintenant neuf ans. Laisser la place aux hommes de terrain, ceux qui sortent de vos rangs moulés à la même enseigne, laisser les gens compétents faire leur travail, prendre les vraies décisions et actionner la machine du concret à la place de ceux qui ne savent pas les prendre et encore moins les comprendre. A bon entendeur, Monsieur Alexis Belvallette
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