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La lettre des enseignants de Mai 2005
Pentecôte : un lundi de cacophonie ! Les écoles, collèges et lycées ont connu aujourd’hui de fortes perturbations. De toutes les régions de France remontent des taux d’absentéisme de 70 à 90% pour les élèves. Les services de restauration scolaire sont loin d’avoir fonctionné normalement : jour de congé décidé dans plusieurs collectivités territoriales, grève quand la journée travaillée a été maintenue. Face à l’obstination du gouvernement, le SE-UNSA avait décidé d’appeler les enseignants à la grève le lundi 16 mai 2005 pour une réelle prise en charge collective de la perte d’autonomie due à l’âge ou à la situation de handicap. Au moins 50% d’entre eux ont fait le choix d’être en grève pour manifester leur désaccord avec un dispositif qui est à la fois un non-sens économique et un non-sens éducatif. Après une telle journée de cacophonie, le SE-UNSA considère que le gouvernement est dans l’obligation de prendre en compte le mécontentement qui s’est exprimé avec force aujourd’hui. Le SE-UNSA exige qu’il renonce à un tel dispositif. La prise en charge de la solidarité doit relever de la protection sociale et donc d’un financement réellement solidaire basé sur l’ensemble des revenus.
Loi d’orientation : le camouflet du Conseil constitutionnel au gouvernement Le Conseil Constitutionnel a censuré deux articles de la loi d'orientation sur l’école. Le SE-UNSA considère que cette décision constitue un véritable camouflet pour le ministre. Elle fragilise considérablement la portée des mesures qui figurent dans le rapport annexé. Le ministre, qui a choisi de promulguer la loi sans les deux articles rejetés, ne pourra sans doute pas décliner tout le rapport annexé par la voie réglementaire. Le SE-UNSA, qui participera aux consultations sur les projets de décrets d’application, surveillera de près les conditions de la mise en œuvre de la loi.
Indemnité exceptionnelle de sommet de grade Le gouvernement a décidé unilatéralement des augmentations salariales dans la Fonction Publique. Outre les augmentations de : 0,5 % au 1er février ; 0,5 % au 1er juillet ; 0,8 % au 1er novembre, il a instauré une indemnité exceptionnelle égale à 1,2 % du traitement brut pour tous les fonctionnaires ayant atteint le dernier échelon de leur grade depuis au moins 3 ans au 31 décembre 2004. Cette indemnité exclut toute NBI ou majoration. Pour le SE-UNSA, cette indemnité ne résout rien les reculs enregistrés sur nos traitements depuis 5 ans. Il continue d'exiger avec son union l’UNSA, un apurement du passif.
Départ à la retraite avec trois enfants : le décret est paru Désormais, les fonctionnaires parents de trois enfants ou plus, pourront partir en retraite, dès lors qu'ils auront 15 ans de services publics et que pour chaque enfant ils justifient d'une interruption d'activité au moins égale à deux mois, comprise dans l'intervalle d'un mois avant la naissance ou l'adoption et jusqu'à quatre mois après. Pour le SE-UNSA, ce décret aboutit en fait à écarter les pères de trois enfants ou plus de pouvoir partir en retraite anticipée à compter du 11 mai 2005 puisque très rares seront ceux qui pourront justifier de l'interruption d'activité. Ce décret va également avoir des répercussions sur les recours déposés devant les tribunaux administratifs par les pères de trois enfants ou plus. Jusqu'au 10 mai, des tribunaux administratifs ont accordé le droit à une retraite anticipée. La loi ayant changé, les jugements à venir seront différents. Pour plus d’informations, contactez votre section départementale.
Parrainer un enfant avec Solidarité Laïque. Le SE-UNSA soutient l'action de Solidarité Laïque pour le parrainage d'enfants. En parrainant un enfant avec Solidarité Laïque, on donne la possibilité à un enfant orphelin ou issu d'une famille très défavorisée dans un pays en développement d'aller à l'école, d'être soigné, ... Au Bénin, au Burkina-Faso, au Cameroun, les enfants parrainés sont suivis par les partenaires locaux de Solidarité Laïque. Dans des pays où le droit à l'éducation et à la santé ne sont pas garantis, le parrainage est un moyen de lutte contre la misère. Pour parrainer un enfant dans un de ces trois pays, un soutien régulier de 65 € par trimestre par prélèvement bancaire automatique est demandé. Ce don est déductible des impôts à hauteur de 66 %.
Pour recevoir un dossier de parrainage, écrire à : Solidarité Laïque - Parrainer un enfant 22 rue Corvisart 75013 PARIS ou par courriel à :
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