PCF, 60 ans après, l’exigence de paix est toujours d’actualité |
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Écrit par Parti communiste français
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Il y a soixante ans, les 6 et 9 août 1945, deux explosions nucléaires détruisaient Hiroshima puis Nagasaki. Des centaines de milliers de victimes civiles précipitaient la capitulation du Japon. La deuxième guerre mondiale se terminait et naissait un nouvel ordre mondial. L’arme atomique et la guerre froide allaient structurer durablement le monde en deux blocs. Cette arme atomique allait donner à l’humanité pour la première fois la capacité d’anéantir sa propre civilisation. Si ce que l’on a appelé l’équilibre de la terreur a empêché de nouvelles utilisations de ces armes. Les pays possesseurs ou candidats à la possession n’ont cessé d’augmenter.
Pour ce 60ème anniversaire des bombardements des deux villes japonaises des milliers de pacifiques à l’image du Maire d’Hiroshima vont demander le respect des traités de non prolifération et la reprise du désarmement mondial généralisé. Le Traité de Non Prolifération signé en 1968 a depuis 1995 une durée infinie. Il reste le texte fondateur de la prise de conscience du monde face à ce danger nucléaire. La multiplication des pays candidats à l’arme atomique est un danger potentiel pour l’humanité toute entière de plus l’existence de ces armes disséminées de part le monde rend possible leur utilisation par des groupes terroristes. La France, l’Europe ont un rôle à jouer dans la surveillance de l’application du traité comme c’est actuellement le cas dans les négociations avec le gouvernement Iranien et comme cela devrait l’être avec la Corée du Nord. Le désarmement et la non prolifération restent plus que jamais un enjeu politique et de civilisation crucial pour l’avenir. Le désarmement et la non prolifération nucléaire restent plus que jamais un enjeu politique et de civilisation crucial pour l’avenir. Les progrès en matière de sécurité collective internationale, d’apaisement des tensions et de stabilisation, de règlement des conflits dépendront aussi de la réalité de l’engagement concret de tous les Etats, de l’ensemble des forces politiques et sociales en France, en Europe et au-delà, pour faire reculer de façon décisive la militarisation des relations internationales, notamment dans le domaine nucléaire. Un premier acte serait le respect du Traité d’interdiction générale des essais nucléaires, y compris ceux en laboratoire, par tous les Etats, y compris la France. Dans cet esprit, notre pays devrait agir pour que ses partenaires européens, et l’Union elle-même, refusent la perspective d’une « Europe puissance » sur le modèle américain et s’engagent dans la construction d’une Europe active pour la sécurité, la non prolifération et l’élimination des armements en particulier nucléaires. Ces exigences pressantes prennent tout leur sens dans un monde où le besoin de ressources pour le développement, pour la satisfaction des besoins sociaux et pour vaincre la pauvreté est considérable. Pour les communistes comme pour tous les pacifistes, l’action pour la dénucléarisation est une des dimensions essentielles de la grande cause de la paix et du désarmement, en ce début du 21ème siècle. Articles associés
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