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Tous les ans, les acteurs du logement social regroupés au sein de l’USH se retrouvent pour confronter leur analyse de la situation, présenter leurs propositions pour un droit au logement opposable qui soit effectif à commencer pour les plus démunis.
Force est de constater que chaque année, le gouvernement profitant de l’opportunité qui lui est ainsi offerte cherche à valoriser sa propre action, à culpabiliser ses partenaires sans reconnaître ses propres responsabilités. Il ne sait pas encore ériger en grande cause nationale la crise du logement qui exige des actions audacieuses, rapides mobilisant des moyens conséquents. Certes, il y a la loi de cohésion sociale mais que pèsent les intentions face aux drames vécus ces dernières semaines. L’Etat a beau contracté avec l’USH sur des objectifs quantitatifs de productions de logements sociaux, avec le 1% logement pour permettre la réalisation de ses objectifs et assurer avec l’Association Foncière Logement un résultat plus conséquent, la construction de logements sociaux est en panne. Elle n’est pas à la hauteur des besoins à satisfaire. Et l’Etat fait-il tous les efforts nécessaires? Peut-il dire qu’il en est ainsi quand il présente comme une mesure extraordinaire l’acquittement de ses dettes envers les bailleurs sociaux (un an d’arriérés de subventions pour les logements sociaux neufs réalisés)? Non! Car il ne s’attaque pas résolument à la crise foncière en ne facilitant pas notamment la mise à disposition immédiate des terrains lui appartenant et en n’autorisant pas le lancement du process en vue de la construction de logements. Non! Car les aides à la pierre ne sont pas à la hauteur de ce qu’il faut allouer pour avoir des coûts de construction en rapport avec les loyers HLM. Non! Car les aides à la personne n’ont été ridiculement revalorisées que de 1,8% quand la perte du pouvoir d’achat est au moins 4 fois supérieure et ce, d’autant avec le coût du renchérissement de l’énergie et plus globalement des charges. Non! Car l’accès, comme le maintien dans le logement social, n’est pas reconnu comme un droit opposable. A quand un droit pérenne à un logement à loyer plafonné dès lors que le bénéficiaire remplit toujours les conditions d’éligibilité. A quand donc une «loi Habitat pour tous» et non pour quelques uns comme cela a déjà été fait avec le «de Robien». L’urgence commande une action résolue de l’Etat à commencer par des moyens financiers et des procédures simplifiées. Le logement mérite d’être avec l’Emploi et l’Education une priorité nationale. Qu’il en soit enfin ainsi!
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