Après plus de dix années d’une tragédie qui a martyrisé l’Algérie et son peuple, en faisant 150 000 morts ou plus, ce référendum apporte-t ’il en soi la paix et ouvrira-t’ il une nouvelle période de l’histoire algérienne ? Des questions essentielles sont posées.
Les démocrates et les forces de gauche soulignent que l’exigence de vérité et de justice reste entière. La Charte présidentielle qui prévoit l’extinction des poursuites judiciaires sur nombre d’individus – y compris ceux appartenant à des forces de sécurité – impliqués dans des activités armées ou des crimes, peut elle, en effet, conduire à une paix civile et à une « réconciliation » véritable ? On comprend que pour les familles de victimes du terrorisme, les familles de milliers de disparus, la page ne peut pas être tournée ainsi, et, de cette façon, consacrer l’impunité.
Tandis que des responsables islamistes ont prêché pour le Oui, les forces de l‘opposition ont appelé au boycott ou bien au vote Non. Mais celles-ci – quand elle n’ont pas été réprimées - n’ont pu se faire entendre dans des médias monopolisés par les voix officielles et dans le cadre d’une campagne sans débat contradictoire, alors que la pression et les menaces sur les journalistes et sur la presse indépendante sont permanentes.
Il s’agit, selon nous, pour l’Algérie de trouver la voie d’un Etat de droit où la loi, les garanties individuelles et la justice sont les mêmes pour tous. Ainsi pourrait se constituer dans la stabilité le cadre du progrès économique et social et de la satisfaction des besoins populaires les plus urgents.
Les Communistes français, fidèles à leur solidarité avec les luttes du peuple algérien, réaffirment leur soutien à tous les démocrates qui, dans leur diversité, rejettent l’intégrisme et agissent pour une Algérie de libertés, républicaine, pluraliste et démocratique.
Parti communiste français
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