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Communiqué de presse du 16 novembre 2005 - Le placement en garde-à-vue d'un journaliste de l'édition des Hauts-de-Seine du Parisien/Aujourd'hui en France est un des premiers signes de l’application de l’Etat d’urgence. Le journaliste Roberto Cristofoli, soupçonné d'avoir écouté durant les émeutes les fréquences radios de la police avec un appareil fourni par des policiers, a été arrêté mardi matin à son domicile par l'Inspection générale des services (IGS, "police des polices"). Les Verts protestent vivement contre son placement en garde-à-vue et exigent le respect du principe de la protection des sources des journalistes, inscrit dans la loi, sans quoi il n’y a pas de liberté de la presse. Les journalistes ne sauraient être transformés en auxiliaires de police. Les Verts rappellent en effet que la protection des sources des journalistes est inscrite dans le droit français depuis la loi de janvier 1993 et confirmée encore récemment par une décision de la Cour européenne de justice.
Les Verts constatent la multiplication de procédures ces derniers temps contre les journalistes et s’étonnent dès lors des promesses des pouvoirs publics qui avaient assuré que la presse ne serait en aucun cas inquiétée malgré l’état d’urgence. Les Verts demandent la libération de Roberto Cristofoli et la restitution de son matériel de travail et demandent que le gouvernement clarifie rapidement la situation de la presse sous l’état d’urgence.
Sergio Coronado, Porte-parole des verts Service de presse Marjorie Delmond 01 53 19 53 15 Articles associés
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