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Vendredi 25 Novembre 2005 - Communiqué de presse - Le 21 novembre 2005, Laurent LYFOUNG, président de AMI HMONG, a participé au colloque organisé par l’Alliance des Jeunes Démocrates d’Asie, au Palais du Luxembourg, intitulé "Droits de l’Homme : 30 ans après en Asie du Sud-Est". Force est de constater que, les caractéristiques communes aux trois pays communistes de l’Asie du Sud-Est, la République Socialiste du Vietnam, le Cambodge et la République Démocratique Populaire Lao, après 30 ans de pouvoir, se résument ainsi : 1. Les Droits de l’Homme sont bafoués, 2. La corruption est une des plus importantes au monde, 3. La soit disant "justice" n’est que de façade ; tout est entre les mains des dirigeants communistes 4. Font partie des pays les plus pauvres 5. Sans moralité. Vous pouvez trouver ci-dessous des extraits du discours de Laurent LYFOUNG concernant les Hmong persécutés. L'intégralité de son intervention figure sur le site d' Ami Hmong.
"Les Hmong sont un des 49 groupes ethniques composant la population laotienne. En 1945, quand les japonais ont envahi le Laos la grande majorité des Hmong, loyaux et reconnaissants envers le Roi se battaient aux côtés des français. Bien que très courte, cette période a montré à la France et au royaume du Laos, que les Hmong sont des alliés fiables et loyaux (...). En 1960, les américains, dans leur guerre du Vietnam, se sont tournés vers les Hmong pour leur connaissance du terrain. En accord avec le gouvernement du royaume du Laos, plus de 30 000 Hmong se sont engagés dans cette guerre. Les communistes laotiens, considérant les hmong comme obstacle à l’hégémonisme communiste en Asie de Sud Est, ont décidé de les éliminer jusqu’au dernier. Les exactions des dirigeants laotiens envers la population furent les pires que le pays n’ait jamais connues. Près de 70 000 Hmong furent massacrés. Plus de 140 000 Hmong ont pris le chemin de l’exil. Le reste, près de 50 000 n’a pas pu quitter le pays et s’est réfugié dans la jungle. Trente années plus tard, il ne resterait qu’environ 4 000 dispersés dans les régions de Xaysomboun et de Bolikhamsay ! Epaulée par l’armée communiste vietnamienne, les autorités laotiennes continuent inlassablement leur chasse aux Hmong (...). Le 16 juin 2005, suite à la diffusion du reportage « Guerre secrète au Laos » de M. Grégoire DENIAU, l’opinion publique française commence à prendre conscience du drame des Lao-Hmong. Des enfants, des femmes, des vieillards, des hommes blessés et laissés sans soin, lancent un cri de détresse et supplient la France et les Etats-Unis d’Amérique et la communauté internationale de leur venir en aide. Deux manifestations, le 25 juin et le 24 septembre 2005 au Parvis des Droits de l’Homme, au Trocadéro, sont organisées pour relayer ces appels à l’aide de la jungle et interpeller la communauté internationale. Plus de quinze milles personnes de toutes les régions de France et en dehors de la France ont signé les pétitions qui ont été remises au Président CHIRAC le 27 octobre dernier. A ce jour, cinq sénateurs et 36 députés ont posé des questions écrites ou orales au Ministre des Affaires Etrangères. La classe politique française n’ignore plus ce problème (...). Malgré tous les témoignages écrits, photographiés et filmés, les autorités laotiennes continuent à nier leur existence et à les exterminer dans l’indifférence totale. La communauté internationale et plus particulièrement, la France, les Etats-Unis d’Amérique, l’Europe et l’ONU, ne doit plus rester insensible aux cris de secours pathétiques de ces milliers de Hmong de Xaysomboun et de Bolikhamsay. (Seule la Belgique est intervenue publiquement). Les dernières nouvelles en provenance de ces régions sont alarmantes et des plus préoccupantes (...). La France, l’Europe, l’ONU, les autorités américaines et les pays donateurs de la zone Asie - Océanie, doivent arrêter l’extermination des Hmong de la zone spéciale de Xaysomboun et de Bolikhamsay ! Continuer à l’ignorer, en se réfugiant derrière les déclarations des officiels laotiens est un crime ! (...) Les Hmong ne demandent qu’à vivre. Ils sont prêts à se rendre si la communauté accepte de garantir leur sécurité. Il faut sauver les Hmong de Xaysomboun et de Bolikhamsay !" Articles associés
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