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RÉSULTATS D’ALTADIS POUR LE PREMIER TRIMESTRE 2006 : L’EBE RESSORT A 251 MILLIONS D’EUROS Le premier trimestre 2006 a été essentiellement marqué par une hausse de la fiscalité du tabac en Espagne, avec pour conséquence directe un recul significatif des ventes en valeur sur ce marché, l’un des plus importants d’Altadis. Parallèlement, le déploiement des mesures de réduction drastique des coûts a connu une montée en puissance. Globalement, les principaux indicateurs de rentabilité d’Altadis affichent des performances équivalentes, voire supérieures, à celles du premier trimestre 2005 et la tendance du premier trimestre se situe au-dessus des prévisions du Groupe pour l’année.
résultats financiers Au premier trimestre 2006, le chiffre d’affaires économique d’Altadis a progressé de 5,1 % à 930 millions d’euros, contre 885 millions d’euros au premier trimestre 2005. Les acquisitions ont eu un impact positif de 36 millions d’euros, tandis que l’effet de change du dollar, qui a gagné en moyenne 9 % par rapport à l’exercice précédent (1,20 dollar pour 1 euro, contre 1,31 en 2005), a eu un impact de 15 millions d’euros sur le chiffre d’affaires économique. Le chiffre d’affaires économique de la branche Cigarettes s’élève à 393 millions d’euros, contre 468 millions d’euros en 2005. Ce repli de 75 millions d’euros, en grande partie dû à la hausse des droits d’accises en Espagne, a été accentué par la réduction des stocks. Le chiffre d’affaires économique de la branche Cigares s’élève à 212 millions d’euros contre 190 millions d’euros en 2005, en hausse de 22 millions d’euros (+11,7 %), grâce aux fortes performances réalisées aux États-Unis ainsi que par les cigares cubains, qui ont été dopées par l’effet dollar. Le chiffre d’affaires économique de la branche Distribution ressort à 279 millions d’euros, contre 259 millions d’euros en 2005, soit une progression de 20 millions d’euros (+7,8 %). Le chiffre d’affaires économique des Autres activités (Aldeasa et frais généraux), ressort à 46 millions d’euros (contre 10 millions d’euros en 2005), reflétant l’entrée d’Aldeasa dans le périmètre de consolidation le 1er mai 2005, et celui des Éliminations intragroupe à -1 million d’euros (contre -43 millions d’euros au premier trimestre 2005, suite à l’augmentation des stocks sur cette période). Avec un EBE en progression de 9 millions d’euros, soit 3,7%, à 251 millions d’euros (242 millions d’euros en 2005), Altadis affiche une marge d’EBE de 27,0 % (contre 27,4 % en 2005). Au cours de la période, les acquisitions ont eu un impact positif sur l’EBE de 3 millions d’euros. Les restructurations ont généré 15 millions d’euros d’économies et les mesures de réduction des coûts, 20 millions d’euros, tandis que l’incidence du cours du dollar s’est révélée positive, à +5 millions d’euros. La branche Cigarettes affiche un EBE de 116 millions d’euros, contre 160 millions d’euros en 2005, en recul de 44 millions d’euros. Ce résultat reflète la baisse des ventes, la réduction des stocks et la dégradation de la structure des ventes, modérées par l’impact de la restructuration et des réductions de coûts. Au premier trimestre, l’EBE de la branche Cigares a enregistré une progression exceptionnelle de 20 millions d’euros à 66 millions d’euros (contre 46 millions d’euros en 2005), dopé par la croissance rentable des ventes, l’amélioration de la structure des ventes, les gains de restructuration, la réduction de certaines charges et un effet dollar positif sur le trimestre. L’EBE de la branche Distribution ressort à 62 millions d’euros contre 58 millions d’euros en 2005, soit une progression de 4 millions d’euros (+6,2 %). L’EBE des Autres activités s’inscrit à –5 million d’euros (contre –10 millions en 2005), cette amélioration étant liée à la consolidation d’Aldeasa. Les Éliminations, qui correspondent essentiellement à des ventes intragroupe de produits finis, s’établissent à 12 millions d’euros (contre -12 millions d’euros en 2005). Les amortissements s’élevant à -53 millions d’euros contre -47 millions d’euros en 2005, essentiellement du fait de l’amortissement des concessions aéroportuaires d’Aldeasa, le résultat des activités ordinaires s’établit à 198 millions d’euros, contre 196 millions d’euros en 2005 (+1,2 %). Du fait de l’importance limitée des Autres produits et charges (-1 million d’euros au premier trimestre 2006, contre +2 million d’euros au premier trimestre 2005), le résultat opérationnel reste stable à 197 millions d’euros (198 millions d’euros en 2005).
Le résultat financier s’établit à –29 millions d’euros (contre -19 millions d’euros en 2005 suite à un gain de change exceptionnel de 6 millions d’euros), en raison d’un endettement net moyen de 2,62 milliards d’euros (contre 1,93 milliard d’euros en 2005). L’impôt sur les sociétés ressort à -56 millions d’euros, contre -59 millions d’euros en 2005. Le taux effectif d’imposition s’élève à 33,2 %, contre 33,1 % en 2005. Un crédit d’impôt récurrent de 6 millions d’euros a par ailleurs été constaté séparément directement dans le bilan en application des normes IFRS, au titre de l’amortissement fiscalement déductible des marques et des survaleurs. Le résultat des sociétés mises en équivalence a été ramené de 5 millions d’euros en 2005 à 1 million d’euros, suite notamment à la consolidation par intégration proportionnelle d’Aldeasa, auparavant au nombre des sociétés mises en équivalence, et à la cession de la participation d’Altadis dans Cita. Les intérêts minoritaires, qui concernent essentiellement Logista et JR Cigar, s’établissent à -10 millions d’euros, comme en 2005. RTM n’en fait pas partie, dans la mesure où l’option de vente des actionnaires minoritaires est comptabilisée en dette depuis fin 2005. Le résultat net s’élève à 104 millions d’euros, contre 114 millions d’euros en 2005. Le flux de trésorerie opérationnel généré au premier trimestre 2006 atteint 317 millions d’euros. L’inversion, conformément aux prévisions, de la variation du fonds de roulement par rapport au quatrième trimestre 2005 a largement contribué à cet excellent résultat. L’endettement net a reculé de 240 millions à 2,59 milliards d’euros, contre 2,83 milliards d’euros au 31 décembre 2005, sous l’effet de la variation inverse d’importants éléments du fonds de roulement, qui avaient pesé sur le niveau d’endettement en fin d’année. Au 31 mars, le Groupe détenait 3,1 millions d’actions en autocontrôle, ce qui ramène le nombre moyen d’actions en circulation à 266,1 millions pour le premier trimestre 2006, soit 4,6 % de moins qu’au premier trimestre 2005. Cette diminution est le fruit du programme de rachat d’actions du Groupe et de l’autorisation de 5 % accordée par l’Assemblée générale en juin 2005. En conséquence, le bénéfice par action s’établit à 39,0 centimes d’euros, contre 40,9 centimes d’euros en 2005, tandis que le bénéfice par action en termes de trésorerie générée reste stable, à 54,3 centimes d’euros (54,6 centimes d’euros en 2005). La distribution d’un dividende de 1 euro par action en 2006, soit une augmentation de 11,1 % par rapport aux 90 centimes d’euros versés en 2005, sera soumise à l’approbation de l’Assemblée générale en juin prochain. Un acompte de 45 centimes d’euros par action a été réglé le 21 mars 2006. Le nombre d’actions en circulation s’établit pour l’heure à 269,2 millions. rapport d’activité Accélération des ambitieux plans de restructuration et de réduction des coûts Au cours du trimestre, le groupe Altadis a sensiblement intensifié ses efforts de restructuration et de rationalisation afin de faire face à l’évolution de ses activités et de l’environnement économique sur le marché du tabac. Les mesures s’articulent autour de trois axes : - la poursuite de l’actuel plan de restructuration (lancé avant 2006) ; - la mise en place depuis le 1er février 2006 d’un programme de réduction des coûts, - le lancement le 14 février 2006 d’un nouveau projet de restructuration. Ces actions devraient respectivement générer plus de 62 millions, 80 millions et 55 millions d’euros d’économies. Au total, ce sont plus de 200 millions d’euros qui seront ainsi économisés sur trois ans, essentiellement en 2006 (136 millions d’euros) et en 2007 (43 millions d’euros). La mise en œuvre de l’actuel plan de restructuration se déroule conformément au calendrier établi. Plusieurs sites (Lille en août 2005, l’usine de cigares de Cadix en décembre) ont été fermés, et 1 167 personnes ont quitté l’entreprise (dont 634 en Espagne fin 2005 dans le cadre de départs en retraite anticipée). D’autres fermetures (Séville et Tarragone) et départs sont prévus en 2007. Face aux évolutions récentes sur certains des principaux marchés du Groupe, notamment en Espagne, la direction d’Altadis a décidé d’un programme de réduction des coûts le 1er février 2006. Cette initiative permettra d’économiser plus de 80 millions d’euros en 2006. La mise en œuvre a débuté immédiatement et les économies seront réalisées tout au long de l’année. Un nouveau projet de restructuration a été annoncé le 14 février 2006. Il entrera en vigueur à l’issue prochaine des procédures légales de consultation et de négociation. Le programme prévoit une réorganisation tant des fonctions corporate que des directions des « business units », doublée de leur centralisation géographique. Les avancées technologiques, les restrictions frappant la commercialisation des produits du tabac et, dans le cas de la Direction Régionale de Distribution de Paris-Nord, le recul des volumes distribués ont également été pris en considération. Ces efforts devraient se traduire par une réduction de 472 postes et par des économies de 55 millions d’euros, essentiellement en 2007, moyennant un coût estimé à 94 millions d’euros. Cigarettes : progression de 14,0 % des ventes de Gauloises, malgré l’impact négatif de la fiscalité espagnole sur les performances Au cours du premier trimestre 2006, le Groupe a vendu 24 milliards de cigarettes, contre 31 milliards en 2005, pour un total de 393 millions d’euros (468 millions d’euros en 2005). La baisse des volumes s’explique par une très faible activité commerciale en Russie au premier trimestre, le déclin continu des cigarettes brunes et la réduction des stocks. Le fléchissement des ventes est dû conjointement au recul des volumes et à la hausse de la fiscalité en Espagne. Segments Les ventes de cigarettes blondes, qui représentent 75 % du chiffre d’affaires de la branche, s’établissent à 294 millions d’euros, contre 340 millions d’euros en 2005. Elles ont augmenté de 35,2 % sur les autres marchés européens du Groupe (Benelux, Finlande, Europe centrale, etc., avec des effets ponctuels positifs), de 22,6 % au Maroc et de 2,8 % au Moyen-Orient. En Espagne, d’importantes modifications de la fiscalité et des prix se sont succédé en janvier et février, pesant très lourdement sur les ventes. En France, les ventes de blondes en volume ont gagné du terrain sur un segment en progression de 5,2 %. Les volumes totaux de cigarettes brunes vendus sur les marchés ont baissé de 27,2 % en Espagne et de 10,0 % en France. Au total, les ventes de cigarettes brunes d’Altadis s’établissent à 66 millions d’euros, contre 95 millions d’euros en 2005. Là encore, ce résultat s’explique en grande partie par la hausse de la fiscalité en Espagne et par la réduction des stocks, couplées à des performances très médiocres en Russie. Cigarettes blondes En Espagne, les ventes de cigarettes blondes du Groupe se sont élevées à 62 millions d’euros, contre 118 millions d’euros en 2005. Le premier trimestre 2006 a été marqué par deux révisions à la hausse de la fiscalité et par trois modifications de prix, parallèlement à l’entrée en vigueur, le 1er janvier, de la proscription de toute publicité en faveur du tabac et de l’interdiction de fumer sur le lieu de travail. Les droits d’accise ont subi une augmentation à deux reprises, assortie dans le second cas de l’introduction d’un minimum de perception. Résultat : les prix de vente au détail des principales marques de cigarettes ont retrouvé leur niveau de mi-2005, la part fabricant s’inscrit en net repli et l’écart entre le prix de vente des marques les plus chères et celui des marques les plus abordables a été ramené à 1 euro, après avoir atteint 1,75 euro courant 2005. En retour, la part de marché des cigarettes à très bas prix, qui avait rapidement progressé jusqu’à fin janvier 2006, a fortement reculé. Sur un segment blond en progression de 0,7 % au premier trimestre, la part de marché d’Altadis s’établit à 25,4 % (contre 26,4 % en 2005), niveau resté similaire en avril. En France, sur un marché globalement stable, le segment blond a gagné 5,2 % en volume. La part de marché d'Altadis, quasiment inchangée, s'établit à 18,2 % (18,6 % en 2005) ; les ventes ressortent à 53 millions d'euros, contre 46 millions d'euros en 2005, avec une légère augmentation des stocks. En Allemagne, les relèvements de prix significatifs de ces deux dernières années ont provoqué un recul du marché des cigarettes de 9,8 % en volume au premier trimestre 2006. La taxe applicable aux « tiges » (« sticks ») a par ailleurs été modifiée le 1er avril, entraînant une constitution massive de stocks par anticipation. Les tendances réelles de consommation ne seront donc pleinement perceptibles que dans le courant de l’année. La part de marché d’Altadis s’établit à 6,0 %, contre 6,1 % en 2005, grâce à des ventes de 42 millions d’euros, contre 44 millions d’euros en 2005. En Pologne, malgré une concurrence toujours âpre, Altadis a maintenu sa part de marché à 7,9 % (7,3% en 2005). Dans les autres pays d’Europe, la croissance des ventes en volume s’est poursuivie en Belgique, tandis que les ventes en valeur ont bénéficié d’une augmentation des prix aux Pays-Bas. Au Maroc, RTM est désormais solidement implantée, soutenue par une robuste dynamique de croissance. Les cigarettes Altadis détiennent 84,9 % du marché blond, avec des ventes en progression de 22,6 % à 40 millions d’euros. La marque Fine a été lancée en format slim et d’autres lancements sont prévus. L’évolution du chiffre d’affaires a également bénéficié des hausses de prix régulières, dont la dernière, en août 2005, a été de 6 %. Dans les pays du Moyen-Orient, les excellents résultats d’Altadis se confirment, les ventes progressant de 2,8 % à 36 millions d’euros (contre 35 millions d’euros en 2005), malgré le ralentissement temporaire de la croissance des volumes distribués. Les marques Altadis bénéficient à présent de solides positions qui ne cessent de se renforcer dans plusieurs pays, notamment en Syrie et au Liban, où le Groupe détient une part de marché à deux chiffres. L’évolution du billet vert a également eu un impact positif sur ces ventes, la plupart étant libellées en dollars. En Russie, les ventes sont restées très médiocres au cours du trimestre en raison du niveau élevé des stocks qui prédominait fin 2005 et d’une conjoncture extrêmement difficile. La marque Brilliant, première nouveauté à voir le jour, a été lancée au mois de mars, capitalisant sur la force de merchandising mise en place dans le cadre de la joint-venture récemment créée à cet effet. Marques Gauloises, la marque phare du Groupe, a enregistré de très bonnes performances au cours du premier trimestre, notamment dans sa version blonde, dont les ventes ont progressé de 14 % à 117 millions d’euros (contre 103 millions d’euros en 2005). Les ventes à l’international ont continué à enregistrer de très bonnes performances, puisqu’elles ont gagné 11,7 % en valeur, à 97 millions d’euros (contre 87 millions d’euros en 2005). La place de n°3 de la marque est désormais solidement établie en Allemagne et en Autriche, malgré la concurrence croissante de marques à plus bas prix. La part de marché au Luxembourg, en République Tchèque et au Maroc a poursuivi sa progression. Les ventes de Gauloises ont été particulièrement dynamiques au premier trimestre dans les pays du Moyen-Orient. Fortuna, l’autre marque emblématique du Groupe, a vu ses ventes ramenées de 109 millions d’euros au premier trimestre 2005 à 56 millions d’euros, reflétant pleinement l’évolution du marché espagnol. En France, où la marque a bien progressé ces dernières années, sa part de marché a été portée à 2,8 %, contre 2,6 % en 2005. Sa performance a été encore meilleure au Maroc, où la marque s’est octroyé une part de 7,9 % du marché blond (contre 5,0% en 2005). En Espagne, le principal marché de Fortuna, la part de marché atteint 11,2 % (19,8 % au premier trimestre 2005), preuve du redressement de la marque, fortement menacée jusqu’en février 2006 par une âpre concurrence sur les prix. La part de marché de Ducados Rubios, lancée pour capitaliser sur le développement des cigarettes à très bas prix en Espagne, et désormais proposée au prix de 2 euros (contre 1,35 euro en 2005), s’établit à 10,1 % (contre 0 % en 2005, le lancement ayant eu lieu en juin), après un pic en janvier. Marquise, au Maroc, a conservé une solide position avec 1,9 milliards d’unités vendues, ce qui lui a permis d’atteindre une part du marché blond de 74,1 % (contre 74,2 % en 2005) et de réaliser un chiffre d’affaires de 33 millions d’euros (soit un gain de 19 % par rapport aux 28 millions d’euros enregistrés en 2005). Pour les raisons évoquées précédemment (niveau initial des stocks et conjoncture), les ventes de la marque Balkan Star en Russie sont restées médiocres durant le trimestre. Nobel, en Espagne, a vu sa part du marché blond se redresser également à partir de janvier pour atteindre 3,8 %, et News a maintenu sa position en France (5,0 %) sur le segment. Smart, n°3 en Finlande, a porté sa part de marché à 14,7 %. Avec un EBE de 116 millions d’euros (160 millions d’euros en 2005), la marge d’EBE de la branche Cigarettes s’élève à 29,4 % (contre 34,1% en 2005). Fortement pénalisé par les hausses fiscales intervenues en début d’année, le taux de marge en Espagne a eu un effet dilutif sur la marge totale de la branche, que les gains de restructuration et les réductions de coûts n’ont que partiellement compensé. Cigares : poursuite de l’excellence Le chiffre d’affaires économique total de la branche Cigares (212 millions d’euros) se ventile essentiellement comme suit : États-Unis (environ 59 %), cigares cubains (16 %) et Europe (15 %). Le marché américain, les marques de cigares cubains et l’évolution du dollar ont été les principaux moteurs des excellentes performances du trimestre. Aux États-Unis, Altadis USA continue de mettre l’accent sur le segment des cigares haut de gamme, c’est-à-dire sur les cigares à cape naturelle, et notamment sur les marques Dutch Masters et Backwoods, ainsi que sur les cigares premium (faits main) comme Montecristo – une stratégie qui a déjà porté ses fruits les années précédentes. Les ventes d’Altadis USA ont enregistré une solide progression de 8,1 % en dollars, et ressortent, après conversion, à 125 millions d’euros (+17,6 % par rapport aux 106 millions d’euros enregistrés en 2005). Les ventes de cigares cubains enregistrées dans les comptes d’Altadis (50 % de l’ensemble des ventes de ce segment puisqu’elles sont consolidées proportionnellement à la participation du Groupe dans Corporación Habanos) affichent une croissance de 10,0 % en euros (0,9 % en dollar) à 33 millions d’euros (30 millions d’euros en 2005). La stratégie à l’appui des cigares cubains est désormais fermement établie et associe produits de grand luxe (avec des exclusivités et des éditions limitées, comme Cohiba Behike, pour ce trimestre,) et produits de luxe plus abordables (Mini cubanos) pour une sélection de marques. Les ventes se sont très bien comportées sur les marchés matures (en Allemagne, par exemple) et ont enregistré des performances très encourageantes sur les marchés émergents (Moyen-Orient, Russie et Asie-Pacifique). Les ventes de cigares Altadis en Europe ressortent à 32 millions d’euros, contre 34 millions d’euros en 2005. Le marché espagnol du cigare a réagi de manière marquée aux nouvelles restrictions réglementaires pesant sur le commerce de détail : il enregistre un recul de -23,4 %, très probablement aggravé par des ajustements de stocks. Les ventes d’Altadis en Espagne sont donc inférieures à l’année dernière, s’établissant à 15 millions d’euros, contre 19 millions d’euros en 2005. En France, elles sont restées stables à 13 millions d’euros. Avec un EBE de 66 millions d’euros, contre 46 millions d’euros en 2005, la branche Cigares a fortement amélioré sa marge d’EBE de 7,0 points pour atteindre 31,2 %. Cette progression reflète les gains générés par une croissance rentable, des efforts de restructuration, une meilleure répartition des coûts sur l’année 2006 et un taux de change plus favorable. Distribution : EBE en hausse de 6,2 % La distribution du tabac représente 47 % de l’ensemble de l’activité Distribution. La performance de la distribution du tabac reflète, d’une part, les tendances des marchés du tabac en volume, notamment celles des marchés espagnol (-3,6 % pour les volumes distribués), français (+3,3 %), italien (+3,6 % pour les volumes distribués aux grossistes locaux) et marocain (+3,4 %) et, d’autre part, les modifications des prix de vente au détail (de manière indirecte par le biais des stocks). Les ventes s’élèvent à 134 millions d’euros, contre 120 millions d’euros en 2005. Avec un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros, contre 143 millions d’euros en 2005, la distribution généraliste (c’est-à-dire hors tabac) affiche une forte croissance de 4,7 %. L’activité a progressé essentiellement dans la distribution pharmaceutique (chiffre d’affaires de 5 millions d’euros), dans les services de transport en Espagne et au Portugal (+18,9 %), ainsi qu’en France (+4,5 % à 55 millions d’euros). Au Maroc, la distribution généraliste est en plein essor. RTM a distribué 7 millions de cartes téléphoniques (+45,8 %) et enrichi sa gamme, notamment dans le domaine des services de recouvrement électronique. La modernisation des opérations est désormais centrée sur les points de vente (1 200 à ce jour dans le cadre du programme Wafaa, dont le nom signifie fidélité en arabe). Avec un EBE de 62 millions d’euros (58 millions d’euros en 2005), la marge d’EBE de la branche Distribution s’élève à 22,2 %, contre 22,5% en 2005. Autres activités et Éliminations Les Autres activités concernent désormais essentiellement Aldeasa (soit 50 % des ventes totales d’Aldeasa, puisqu’elles sont consolidées proportionnellement à la participation du Groupe dans la société) et les frais généraux. Le chiffre d’affaires économique et l’EBE ressortent à 36 millions d’euros et 3 millions d’euros respectivement pour Aldeasa, et à 46 millions d’euros et -5 millions d’euros respectivement pour l’ensemble du poste Autres activités (contre +10 millions d’euros et -10 millions d’euros en 2005). Le chiffre d’affaires constaté au poste Éliminations s’établit à -1 million d’euros (-43 millions d’euros en 2005), pour un EBE de 12 millions d’euros (-12 millions d’euros en 2005), du fait de la baisse du niveau des stocks.
Perspectives En 2006, le Groupe s’attachera à développer la croissance interne de ses trois branches d’activité et à compenser, via les cigares et la distribution, les effets d’une année qui s’annonce difficile pour les cigarettes. L’évolution du marché espagnol sera suivie de très près, les dernières modifications fiscales (notamment l’introduction d’un minimum de perception) laissant présager une accélération de la convergence des prix et de la rentabilité avec les autres pays européens. Parallèlement, les nombreuses mesures d’économies décidées par le Groupe (qui devraient générer 136 millions d’euros en 2006 et 201 millions d’euros au minimum sur trois ans) seront déployées conformément au calendrier établi, et ce dans un double objectif : d’une part, minimiser l’impact brut de -250 millions d’euros résultant de la situation du marché espagnol en 2006 ; et, d’autre part, ramener Altadis sur le chemin de la croissance dans les années à venir.
Compte de résultat au 31 mars 2006 (en millions d’euros) | T1 2005 | T1 2006 | Variation 2005-2006(1) | Chiffre d’affaires | 2 815,4 | 2 941,6 | +4,5 % | Chiffre d’affaires économique | 885,1 | 929,9 | +5,1 % | EBE | 242,3 | 251,2 | +3,7 % | EBITA | 209,8 | 216,5 | +3,2 % | Résultat des activités ordinaires | 195,8 | 198,2 | +1,2 % | Autres produits et charges | 1,8 | (1,2) | NS | Résultat opérationnel | 197,6 | 197,0 | -0,3 % | Résultat financier | (18,6) | (28,8) | -54,8 % | Impôts sur les sociétés | (59,3) | (55,8) | +5,9 % | Sociétés mises en équivalence | 4,6 | 1,2 | -73,9 % | Intérêts minoritaires | (10,3) | (9,7) | +4,9 % | Résultat net part du Groupe | 114,0 | 103,7 | -8,0 % | BNPA (en centimes d’euros) | 41 | 39 | -4,7 % | BNPA (trésorerie générée) (en centimes d’euros) | 55 | 54 | -0,5 | Nombre moyen d’actions (en millions) | 278,8 | 266,1 | baisse de 4,6 % |
(1) Les évolutions favorables sont précédées du signe « + » et les évolutions défavorables du signe « - » (2) Nombre moyen d’actions = moyenne du (nombre d’actions – autocontrôle) Au 31 mars 2006, le nombre d’actions en circulation s’élevait à 269,2 millions, dont 3,1 millions détenues par le Groupe en autocontrôle.
RÉSULTATS TRIMESTRIELS Chiffre d’affaires économique | T1 2005 | T2 2005 | T3 2005 | T4 2005 | EXERCICE 2005 | T1 2006 | (en millions d’euros) | Cigarettes | 4 68,3 | 529,2 | 476,1 | 505,8 | 1 979,4 | 393,1 | Cigares | 190,1 | 224,2 | 232,5 | 237,9 | 884,7 | 212,4 | Distribution | 259,2 | 303,1 | 285,6 | 298,8 | 1 146,7 | 279,3 | Autres | 10,1 | 41,1 | 58,3 | 52,1 | 161,6 | 46,4 | Éliminations | -42,6 | -36,2 | 41,0 | -22,7 | -60,5 | -1,3 | Total | 885,1 | 1 061,4 | 1 093,5 | 1 071,9 | 4 111,9 | 929,9 | | | | | | | | EBE | T1 2005 | T2 2005 | T3 2005 | T4 2005 | EXERCICE 2005 | T1 2006 | (en millions d’euros) | Cigarettes | 159,9 | 182,1 | 162,0 | 163,7 | 667,7 | 115,5 | Cigares | 46,0 | 61,5 | 75,2 | 71,0 | 253,7 | 66,2 | Distribution | 58,4 | 90,6 | 81,8 | 79,9 | 310,7 | 62,0 | Autres | -9,9 | -2,8 | 3,8 | 8,1 | -0,8 | -5,0 | Éliminations | -12,1 | -17,9 | 30,3 | 0,3 | 0,6 | 12,5 | Total | 242,3 | 313,5 | 353,1 | 323,0 | 1,231,9 | 251,2 |
Définitions des concepts propres à Altadis Chiffre d’affaires économique : Pour les branches Cigarettes et Cigares, le chiffre d’affaires économique équivaut au chiffre d’affaires net + consignations + remises pour paiements anticipés. Pour la branche Distribution, il correspond aux frais de distribution facturés (contrairement au chiffre d’affaires net, qui intègre également la valeur des produits distribués). EBE : Résultat des activités ordinaires avant amortissement des actifs corporels et incorporels. EBITA : Résultat des activités ordinaires avant amortissement des actifs incorporels. Résultat des activités ordinaires : Résultat opérationnel avant éléments non-récurrents. Flux de trésorerie opérationnel : Flux de trésorerie d’exploitation + variation du fonds de roulement – impôts sur les sociétés – investissements de maintenance. BNPA (trésorerie générée) : Résultat net + Amortissement des actifs corporels et incorporels (nets d’impôts) + Crédits d’impôt constatés au bilan (générés par la déductibilité de l’amortissement des survaleurs et de certains actifs incorporels) net des minoritaires. Organique : À périmètre de consolidation et taux de change constants. Articles associés
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