|
De l’échec de la réductions des risques à l’efficacité de la prévention réelle Assez de repentance tardive en France au sujet des politiques de santé publique, depuis vingt ans au moins, en ce qui concerne les toxicomanies ! Les faits parlent clairement. Tous ceux, représentants de la MILDT y compris à l’époque rose de Madame Maestracci et autre Didier Jayle proclamant un laxisme mou face à l’usage de cannabis par les jeunes, qui ont privilégié la réponse dite de « réduction des risques », ont fait une erreur gravissime. Ils ont sans doute sur la conscience un certain nombre de jeunes victimes, notamment sur la route, puisque toutes les statistiques, les officielles et les moins discutées indiquent que le risque d’accident augmente du double au moins lorsque le conducteur est sous l’emprise de cannabis, avec ou sans défonce alcoolique ou médicamenteuse.
Parlons clair : la politique de « réduction des risques », dans notre pays a échoué lamentablement. D’ailleurs, ce ne fut pas une simple erreur d’appréciation de nos dirigeants égarés, ce fut une faute souvent volontaire afin d’avoir l’air compréhensif auprès de futurs électeurs. En fait, le bilan de ces deux dernières décennies est indiscutable et c’est au nom d’une praxis de plus de vingt ans, en tant que « préventeur » de drogues in situ (pourquoi ne pas créer ce métier-là ?) et directeur de l’ancien Centre Didro que je peux l’affirmer : seule la prévention réelle, réalisée en milieu scolaire, en entreprise, dans la rue, et très tôt, est efficace et rationnelle pour lutter contre l’usage et l’abus des drogues dans nos sociétés occidentales. Nous sommes prêts à livrer tous les chiffres prouvant cette affirmation et même les organismes « officiels » les ont et le savent… En France, depuis plus de vingt ans des associations de prévention des toxicomanies telle que l’ancien Didro, ou l’actuel CNID, ou encore « Parents contre la drogue », ou encore « Non à la drogue, oui à la vie » ont fonctionné, souvent de concert et à contre-courant des modes molles. Elles ont su avant tout demeurer soucieuses de mettre en garde les nouvelles générations. Les actions de prévention qu’elles ont menées ont contribué à stabiliser le nombre de jeunes (de 15 à 24 ans) qui font l’expérimentation du cannabis pour la première fois. Ainsi, aujourd’hui, on a pu constater que la tendance est à la baisse, avec une diminution de l’ordre de 1 % (lire à ce sujet le dossier de Presse « baromètre santé 2005, notamment). Cette observation est significative et encourageante quand on n’ignore pas l’augmentation exponentielle de consommation de cannabis par les plus jeunes ! Dès lors, ne mâchons pas nos mots et nos conclusions fruits d’une expérience « de terrain » que personne, à ce jour, n’a osé remettre en cause. La prévention des drogues a une importance vitale pour l’individuation de nos enfants en général. Lorsque des associations ont su dire « Non à la drogue, oui à la vie » comme celle du même nom, quand elles n’ont pas hésité à collaborer pour le bien public avec d’autres oeuvrant dans le même sens, il est juste de les saluer et de les encourager sans hésiter par delà les croyances religieuses d’où elles peuvent, parfois, être issues. D’inspirations catholique, ou laïque, ou protestante, voire scientologue ou autre, les organismes fiables de prévention réelle vont tous dans le même sens. L’heure est venue de le reconnaître enfin. Il y va de l’avenir des jeunes générations. Nous en sommes persuadés et nous savons désormais que nous ne sommes plus seuls ! Un article de Jean-Luc Maxence Auteur, notamment de « Le Flic et le thérapeute (Editions Entrelacs), Directeur de l’ancien Centre Didro, membre du Conseil d’administration du CNID, préventeur » depuis plus de 20 ans.
Articles associés
Recommandez (4) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. SVP, connectez vous ou enregistrez vous. Powered by AkoComment Tweaked Special Edition v.1.4.6 AkoComment © Copyright 2004 by Arthur Konze - www.mamboportal.com All right reserved |