Google
 
TOUS |0-9 |A |B |C |D |E |F |G |H |I |J |K |L |M |N |O |P |Q |R |S |T |U |V |W |X |Y |Z

Salle de presse Communiques de presse France National

Communiqué

Billet d'humeur de Gérard Gorrias

Convertir en PDF 
Écrit par Gérard Gorrias   

Une recette de saison

Avant de savourer « un lièvre à la royale », jusqu’à s’en mordre les doigts, il convient de s’intéresser un peu à la bête. Ses mœurs, ses habitudes et ses modes de vie méritent mieux que de simples échos distillés à la suite de débats saisonniers. Certes, nous savons maintenant que le lièvre a les oreilles plus grandes que la tête et que son pelage roux peut même virer au rouge foncé lorsqu’il accomplit sa course grâce à ses longues pattes arrières.

De plus, le mâle remue la queue pour détaler. Ces informations semblent insuffisantes face à l’engouement que cet animal suscite subitement chez les marmitons qui sont sur le point d’en faire un plat mythique pour la prochaine cuisine française. Et ce, tant par ses militants que par tous ces amateurs de la nouvelle « démocratie participative » qu’il y a lieu de distinguer parait-il de « la démocratie représentative ». Jusqu’à présent la démocratie, en tant que telle était, en soi, une notion suffisante. Elle a désormais besoin d’une qualification « explicative » pour avoir un sens. Le lièvre c’est bien connu a ce côté cabotin quand il se lève sur son séant. Il montre alors son ventre, tout de blanc vêtu, griffé par les meilleurs couturiers.

Rappelons que les lièvres - le bouquin, pour lui et la hase pour elle - passent pour des rusés. Il est vrai qu’ils ont suivi les cours de cette grande Ecole Nationale des Animaux qui leur permet très souvent de tromper les chiens de chasse les plus aguerris. Ainsi, par exemple, traqués ils peuvent revenir sur leurs pas et par cette marche arrière égarer leurs poursuivants y compris en entrant dans un troupeau d’animaux domestiques. Toutes les feintes sont possibles, pour bercer d’illusions le rabatteur distrait – pardon – l’électeur crédule. On vient ainsi de nous promettre au terme d’une merveilleuse déclaration que les élus pourraient être amenés à rendre des comptes à intervalles réguliers à « des jurys populaires, tirés au sort », puis de modifier et de clarifier – soi disant – cette promesse dans un invraisemblable brouhaha. Pour mémoire, nous noterons qu’à ce jeu de la tromperie le lièvre peut aussi se faire prendre à son propre piège. Le citoyen leurré pourrait un jour demander des comptes sur ces promesses électorales populistes. Il faut le savoir l’engagement ne vaudra que pour dix ans seulement ! Ce sera un laps de temps suffisant pour supprimer ces subventions territoriales qui permettent honteusement à l’école privée de générer des notables. Sans entrer dans les détails du débat disons simplement que l’expérience des Ecoles de Commerce, qui sont entièrement privées et dont la scolarité est chèrement payée par l’intéressé, témoigne bien de la stérilité de cette volonté égalitariste. L’élite sort des ESC et de HEC et tous les autres étudiants se retrouvent sur les bancs de l’université pour finir par s’asseoir, trop souvent, sur ceux de l’ANPE. Tout cela n’est pas de la cuisine, mais de la tambouille.

Inconnu hier, le lièvre à la royale devient médiatiquement un plat quotidien à telle enseigne que la recette est banalisée comme s’il s’agissait d’une simple gibelotte. Faut-il rappeler que la politique de notre pays ne peut se contenter d’un simple saupoudrage d’ingrédients ? Tous les grands cuisiniers vous le diront, le lièvre à la royale demande un tour de mains qui ne peut se comparer en rien au plat que l’on prépare habituellement dans sa région. Sans compter que pour l’heure on n’aperçoit que quelques membres de la brigade qui accompagneront le chef. Rapidement les avis seront divergents sur la manière dont le lièvre sera assaisonné. Si chacun y va de son épice la cuisine sera dirigée par les gâtes sauces et les tournebroches.

Quel rapport y a-t-il entre le goût, la politique et la mode ? Tout y est de même. Le goût des hommes reste l’un des cinq sens les plus difficiles à analyser rationnellement. Disons qu’il en est de même lorsqu’il s’agit des élans qui touchent à la politique. C’est est avant tout une question de mode. Surtout en ce moment.

Un dernier point sur la recette qui peut se consommer comme un plat du lendemain. Froid, le lièvre à la royale se retrouve entouré de cornichons. Bien craquants. Gérard Gorrias

Articles associés


Recommandez (7) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail

Soyez le premier à commenter cet article
Flux RSS des commentaires

Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire.
SVP, connectez vous ou enregistrez vous.

Powered by AkoComment Tweaked Special Edition v.1.4.6
AkoComment © Copyright 2004 by Arthur Konze - www.mamboportal.com
All right reserved

 

Sur le même thème

Clouds

Sur le même thème cnd

Profile

Profile
Cette entreprise est absente de notre annuaire. Pour référencer votre entreprise :





Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous
< Précédent   Suivant >
diffuser un communiqué
Add to Google

"S'il y a encore quelqu'un qui doute que l'Amérique est l'endroit où tout est possible; qui se demande...

50 000 jeunes dansent pour fêter le ralentissement de la propagation du virus du VIH et du SIDA

Forum Emploi & Diversité à Paris La Défense     

www.achat-moins-cher.fr dresse l'inventaire des bons plans, des bons tuyaux pour...

À la veille du week-end de la Toussaint, intervenant en période de vacances scolaires, Jean-Louis BORLOO,...

...

Le Secours Catholique publie son rapport annuel sur la situation des 1 400 000 personnes qu’il a aidées en 2007.

...

Mise en garde sur les gélules « Best life »

Le...