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Communiqué de presse - Paris, le 26 janvier 2007. Ce vendredi, journée d’action de la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme contre le congrès psychiatrique de l’Encéphale qui regroupe au Palais des Congrès de Paris, des partisans de la psychiatrie biologique.
De 14h à 16h, la CCDH organise une audition publique de victimes de la psychiatrie à l’Hôtel Concorde Lafayette, juste à côté du palais des Congrès. Cette audition sera suivie par une manifestation devant le congrès de psychiatrie de 16h30 à 17h30, pour dire non à un certain impérialisme psychiatrique.
Auparavant, des camions auront sillonné Paris portant des panneaux annonçant l’audition publique de victimes de la psychiatrie.
Alors que se tiendra les 25-26 et 27 janvier prochains, au Palais des congrès, la grande messe de la psychiatrie biologique qui verra des centaines de psychiatres promouvoir largement leurs vision matérialiste et normative des comportements humains ainsi que leurs traitements largement mis en cause par de nombreux membres de la communauté médicale, la CCDH (Commission des citoyens pour les droits de l’homme) a décidé de donner la parole aux victimes de cette discipline.
Quelle est la situation dans notre pays ? Plus de 70 000 personnes internées sous contrainte chaque année (soit 3 fois plus que nos partenaires européens), plus de 20 000 personnes reçoivent des électrochocs (dans l’opacité la plus totale, aucune instance officielle ne répertoriant ce type d’actes et n’étant en mesure de fournir la moindre statistique officielle), sans avoir été avertis des effets délétères graves et souvent irréversibles imputables à cette méthode, plus de 120 000 enfants et adolescents prennent des antidépresseurs (alors que cette classe de médicaments est interdite par les autorités britanniques en raison de son inefficacité dans cette classe d’âge et du doublement du risque de suicide), plus de 10 000 enfants et adolescents prennent de la Ritaline (un dérivé amphétaminique classé par les instances internationales dans le tableau II, au même titre que la cocaïne, les barbituriques ou les opiacés les plus puissants) !
Derrière ces statistiques, ce sont des tragédies qui se jouent et des vies qui basculent ! Celle vécue par ce Monsieur dont l’épouse, excessivement sédatée, selon les propos mêmes de l’urgentiste intervenu pour tenter de la ranimer, est décédée d’une fausse route directement imputable aux traitements psychiatriques administrés. Ou bien encore celle de cette jeune femme de 19 ans, initialement en placement libre, qui s’est retrouvée placée en chambre d’isolement et neuroleptisée de force pour avoir contesté les pratiques de l’équipe soignante.
Ce sont quelques uns des témoignages que vous pourrez entendre.
Il est important et urgent d’écouter ce que les victimes ont à dire.
Pour tout renseignement, contacter la CCDH au 01 40 01 09 70 ou au 06 81 38 02 05.
Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme
BP 10076 - 75561 Paris cedex 12 - Tel 01 40 01 09 70
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