Communiqué de presse - Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé et des sports, a conclu aujourd’hui le colloque consacré aux inégalités sociales de santé, organisé à sa demande par la direction générale de la santé et l’institut de recherche en santé publique avec la collaboration du haut conseil de la santé publique.
Au cours de ce colloque sont
intervenus notamment, Sir Michael Marmot, président de la commission «
Déterminants sociaux de la santé » de l’OMS, Owen Metcalfe, de
l’Institut de santé publique d’Irlande, membre du consortium européen «
Determine », regroupant 59 institutions gouvernementales, agences ou
associations de 26 pays de l’Union Européenne et dont les objectifs
spécifiques sont notamment d’identifier et d’évaluer les politiques et
les pratiques nationales pour promouvoir l’équité en santé et Thierry
Lang, auteur du rapport sur les inégalités sociales de santé du haut
conseil de la santé publique.
L’ensemble des intervenants ont insisté sur la notion d’un gradient
dans les inégalités sociales de santé, gradient traversant l’ensemble
des catégories sociales plutôt que sur une vision dichotomique,
distinguant les personnes en situation de précarité des autres.
Dans son discours de clôture, la ministre a indiqué que les objectifs
de la prochaine loi de santé publique devront intégrer la nécessité de
réduire les inégalités sociale de santé en modifiant les déterminants
de l’accès aux soins, à la prévention et au dépistage.
Elle a insisté sur la nécessité « de disposer d’indicateurs de santé
qui tiennent compte des inégalités sociales et territoriales » et de
cibler les actions afin qu’elles soient plus justes dans leurs effets.
Elle a constaté « l’inégal partage du progrès accompli en matière de
bien-être et d’espérance de vie », d’où la nécessité de poursuivre la
recherche concernant les déterminants de ces inégalités. Roselyne
Bachelot-Narquin a rappelé que la lutte contre ces inégalités est déjà
inscrite notamment dans le plan cancer et dans le plan santé
environnement.
L’approche transdisciplinaire avec l’appui des sciences sociales est
indispensable. Lever les obstacles financiers à l’accès aux soins est
nécessaire et pourtant pas suffisant. L’inégalité d’information n’étant
pas le moindre déterminant des inégalités de santé.
La ministre a souhaité que les objectifs de santé publique soient
intégrés à toutes les politiques, afin qu’ils soient effectivement
atteints, soulignant ainsi l’importance du travail en commun de
l’ensemble des secteurs intervenants.