Nicolas Sarkozy vient de relancer l'offensive sur le terrain sécuritaire.

Dans un premier temps, le ministre de l'Intérieur a déclaré son intention de faire voter un texte pour que les agresseurs de "policiers, gendarmes et pompiers soient renvoyés devant les assises". Après l'escalade policière, dont tout le monde constate l'échec, Sarkozy choisit la surenchère juridique, dans une logique d'effet d'annonce.

Les Verts rappellent qu'il existe en effet un arsenal juridique qui considère comme circonstance aggravante l'agression de policiers. Dès lors, il suffit d'appliquer le code pénal. Ils considèrent par ailleurs que l'augmentation de la violence faite aux personnes et aux représentants des pouvoirs publics appelle une réponse politique et non des effets d'annonce et des gesticulations dont le ministre de l'Intérieur est devenu coutumier. Et ce n'est pas en proposant que les mineurs récidivistes âgés de 16 à 18 ans soient considérés comme majeurs ou la mise en place de peines plancher, que la question est réglée. La prison ne résout pas la récidive mais la fabrique. A quelques jours du premier anniversaire des émeutes en banlieue, le ministre de l'Intérieur privilégie la logique de l'affrontement et de la stigmatisation, en direction des jeunes et des juges. Les Verts constatent, qu' après avoir tant critiqué Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy semble avoir paradoxalement choisi le même thème de campagne que l'actuel Président de la République en 2002 : la sécurité.

Sergio Coronado, Porte-Parole