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Fortes progressions du résultat opérationnel (+ 14,6 %) et du résultat courant net (+ 18,4 %)

Dividende proposé de 1,50 EUR, soit + 20,0 %

Le Conseil de Surveillance d'Imerys, réuni sous la présidence d'Aimery Langlois-Meurinne, a examiné les comptes de l'exercice 2004 arrêtés par le Directoire et présentés par son président Gérard Buffière. Ils seront soumis à l'approbation de l'Assemblée Générale le 3 mai 2005.


    
    (en millions d'euros)                        2004       2003       %
                                                                   variation
    Résultats consolidés
    Chiffre d'affaires                          2 872,7    2 729,2    + 5,3 %
    Résultat d'exploitation                       425,8      371,7   + 14,6 %
    Résultat courant net, part du Groupe(1)       259,8      219,5   + 18,4 %
    Résultat net, part du Groupe                  209,4      160,2   + 30,7 %
    Financement
    Cash flow opérationnel (2)                    443,4      378,4   + 17,2 %
    Investissements payés                         194,5      125,2   + 55,4 %
    Capitaux propres                            1 475,1    1 410,3    + 4,6 %
    Dette financière nette                        882,3      986,3   - 10,5 %
    Données par action (nombre moyen         63 399 045 63 094 096    + 0,5 %
    pondéré)
    Résultat courant net, part du Groupe       4,10 EUR   3,48 EUR   + 17,8 %
    Dividende net proposé                      1,50 EUR   1,25 EUR   + 20,0 %

L'exercice 2004 a été marqué par une reprise générale de l'activité sur les principaux marchés du Groupe, en particulier pour les Matériaux de Construction et les Réfractaires & Abrasifs. L'environnement macro-économique a toutefois été affecté par la faiblesse persistante du dollar américain par rapport à l'euro (- 9 % en moyenne sur la période) et par la hausse du coût de certains facteurs.

Dans ce contexte, les performances d'Imerys se sont fortement améliorées. Le chiffre d'affaires est en hausse pour la première fois depuis 2001 en données courantes, le résultat courant net est en forte croissance et la marge d'exploitation a continué de progresser.


Les quatre branches d'activité du Groupe ont contribué à ces bons résultats, obtenus malgré la faiblesse du dollar américain et la hausse des coûts de production, notamment l'énergie et le transport. Ils reflètent :

- l'impact très favorable sur l'exploitation de la nette reprise des volumes de vente ;

- l'évolution positive du couple prix/mix produits grâce à la stratégie de valeur ajoutée d'Imerys ;

- la poursuite des efforts opérationnels dans l'ensemble du Groupe.

Le Groupe a également poursuivi en 2004 sa stratégie de développement, avec des investissements industriels importants dans toutes ses branches, notamment dans les Pigments pour Papier où des augmentations sélectives de capacités ont été mises en oeuvre dans les carbonates de calcium. Plus de 50 millions d'euros ont été par ailleurs consacrés à des acquisitions au cours de l'exercice (hors Lafarge Réfractaires, clôturé le 6 janvier 2005).

Pour Gérard Buffière : "En 2004, notre résultat courant net est en hausse pour la 13ème année consécutive. Nous avons tiré parti des conditions favorables de nos principaux marchés et bénéficié de l'ensemble des actions engagées depuis plusieurs années pour accroître la valeur ajoutée de nos produits et l'efficacité de nos unités de production. Les investissements industriels dédiés à la croissance future de l'activité ont été importants au cours de l'exercice, mais nous avons continué à améliorer notre structure financière. Nous abordons donc 2005 dans de bonnes conditions pour accélérer notre développement."

Le Directoire proposera à l'Assemblée Générale du 3 mai 2005 la distribution d'un dividende net de 1,50 euros par action, contre 1,25 euros au titre de l'exercice 2003 (+ 20,0 %), soit un montant total d'environ 95 millions d'euros représentant 36,6 % du résultat courant net, part du Groupe. Ce dividende sera mis en paiement le 17 mai 2005.


COMMENTAIRE DETAILLE DES RESULTATS DU GROUPE

Le compte de résultat, le tableau de financement et le bilan consolidés, établis conformément aux principes comptables français figurent en annexe de ce communiqué

L'exercice 2004 a été marqué par une reprise générale sur les principaux marchés du Groupe et la poursuite de la baisse du dollar américain par rapport à l'euro :

A Minéraux de Spécialités : l'évolution des principaux marchés sur lesquels la branche intervient a été globalement favorable. Ainsi, la construction résidentielle et non résidentielle, son principal débouché, a progressé en Europe et, principalement au 1er semestre, en Amérique du Nord. Les marchés des céramiques en Europe, Asie et Amérique du Nord ont été bien orientés, à l'exception du segment de la porcelaine de table en Europe ;

A Pigments pour Papier : le marché mondial des papiers d'impression et d'écriture, principal débouché de la branche, affiche une nette reprise en volume sur la période, avec une progression dans toutes les zones géographiques, particulièrement sur le segment des papiers couchés ;

A Matériaux de Construction : en France, le marché des tuiles en terre cuite a connu un niveau d'activité excellent, alimenté par un grand dynamisme des mises en chantier de logements individuels neufs et une légère progression du marché de la rénovation. Dans la brique de structure, les produits en terre cuite ont également poursuivi leur progression au détriment des produits en béton ;

A Réfractaires & Abrasifs : l'activité réfractaires a bénéficié en 2004 de conditions de marché largement favorables, avec une forte augmentation de la production d'acier en Europe et aux Etats-Unis et un bon dynamisme dans ses autres débouchés. Les marchés des abrasifs se sont, quant à eux, progressivement améliorés au cours de l'année.

Chiffre d'affaires : + 5,3 % à 2 872,7 millions d'euros

Cette évolution prend en compte, pour la 4ème année consécutive, un impact négatif des devises (- 77,6 millions d'euros soit - 2,8 %). Les effets de périmètre ont, pour leur part, été limités (+ 0,5 %) et recouvrent deux éléments de sens opposé :

A la contribution au chiffre d'affaires de la période des acquisitions réalisées en 2003 (noir de carbone en Belgique) et en 2004 (supports de cuisson réfractaires en Hongrie ; distribution spécialisée de produits de couverture en France) ;

A l'impact négatif des cessions, ou des arrêts d'activités insuffisamment rentables, réalisés en 2003 et 2004 (pierre de taille aux Etats-Unis ; carbonates de calcium au Brésil et aux Etats-Unis ; distribution de produits chimiques en Suède).


A périmètre et changes comparables, le chiffre d'affaires progresse ainsi de + 7,6 % sur l'exercice (+ 7,2 % au 1er semestre ; + 8,0 % au 2nd), reflétant dans chacune des quatre branches d'activité l'évolution positive :

A des volumes de vente (+ 5,0 %) ;

A du couple prix/mix produits (+ 2,6 %).

Résultat d'exploitation : + 14,6 % à 425,8 millions d'euros

Cette évolution positive prend en compte un impact périmètre de + 10,1 millions d'euros et a été obtenue grâce aux effets :

A de la hausse des volumes (+ 63,5 millions d'euros) ;

A de l'amélioration du couple prix/mix produits (+ 63,5 millions d'euros);

Ces facteurs ont très largement compensé :

A l'évolution défavorable de certains coûts externes, notamment l'énergie (pour - 5,0 millions d'euros), le transport et certaines matières premières, particulièrement sensible au 2nd semestre ;

A un effet devises toujours négatif (- 17,5 millions d'euros), presque exclusivement constitué d'un effet de conversion des résultats générés par les ventes facturées en dollar américain.

Au total, la marge d'exploitation du Groupe continue de s'améliorer significativement, à 14,8 % en 2004 contre 13,6 % en 2003, comme la rentabilité de ses capitaux investis (ROI)(3) qui ressort à 16,4 % en 2004 contre 13,6 % en 2003.

Résultat courant net, part du Groupe : + 18,4 % à 259,8 millions d'euros

Cette croissance résulte de la nette hausse du résultat d'exploitation et d'une stabilité du résultat financier (- 45,1 millions d'euros contre - 45,7 millions d'euros en 2003).

La charge d'impôts courante s'établit à 121,6 millions d'euros, contre 108,0 millions d'euros en 2003, ce qui s'explique par l'augmentation du résultat imposable du Groupe, le taux effectif d'impôt étant en légère baisse, à 32 % (33,1 % en 2003).

Par action, le résultat courant net augmente de + 17,8 %, à 4,10 euros contre 3,48 euros en 2003. Le nombre moyen pondéré d'actions en circulation a légèrement augmenté sur l'exercice, à 63 399 045 actions (63 094 096 en 2003).

Résultat net, part du Groupe : + 30,7 % à 209,4 millions d'euros

Il prend en compte un résultat exceptionnel net de - 14,9 millions d'euros en 2004 (- 26,2 millions d'euros en 2003), qui inclut notamment des coûts de restructuration dans la branche Minéraux de Spécialités, et l'amortissement des écarts d'acquisition pour - 35,5 millions d'euros en 2004 (- 33,1 millions d'euros en 2003).


Nouveau renforcement de la structure financière

Le cash flow opérationnel(4) du Groupe s'établit à 443,4 millions d'euros contre 378,4 millions d'euros en 2003. Il résulte des facteurs suivants :

A un EBITDA(5) de 579,7 millions d'euros contre 501,5 millions d'euros en 2003, soit une hausse de + 15,6 %, du fait de l'amélioration de la performance opérationnelle et de l'application en 2004 de la nouvelle procédure Groupe de comptabilisation des coûts de découverture, qui se traduit par une baisse de ces coûts de production, dorénavant capitalisés, de l'ordre de 15 millions d'euros, compensée par une hausse correspondante des amortissements ;

A une charge d'impôts sur le résultat d'exploitation (hors impact des frais financiers) de - 136,3 millions d'euros contre - 123,1 millions d'euros en 2003.

Le cash flow libre opérationnel(6) du Groupe s'établit à 214,4 millions d'euros, contre 261,1 millions d'euros en 2003. Il prend en compte :

A une forte hausse des investissements industriels sur la période (141 % des amortissements). D'un montant payé de 194,5 millions d'euros en 2004 (125,2 millions d'euros en 2003), ceux-ci reflètent les importants projets stratégiques mis en oeuvre au cours de l'exercice dans toutes les branches d'activité du Groupe et notamment dans les carbonates de calcium pour papier en Suède, en Chine et en Inde et, pour environ 15 millions d'euros, l'impact de la nouvelle procédure Groupe de comptabilisation des coûts de découverture ;

A une variation du besoin en fonds de roulement d'exploitation négative (- 34,4 millions d'euros contre + 7,9 millions d'euros en 2003), qui traduit la forte croissance de l'activité tout au long de l'exercice.

Après l'effet du résultat financier (- 30,5 millions d'euros après impôts contre 30,6 millions d'euros en 2003) et des autres éléments du besoin en fonds de roulement et éléments non monétaires pour un total de 21,0 millions d'euros contre - 46,4 millions d'euros en 2003 (la variation fortement négative de 2003 due à des à-coups dans les paiements d'impôts en France ne s'est, comme prévue, pas répétée), le cash flow libre courant(7) s'établit, lui, en hausse, à 204,9 millions d'euros contre 184,1 millions d'euros en 2003.

L'impact sur la trésorerie des opérations de croissance externe est de - 51,3 millions d'euros, contre - 48,1 millions d'euros en 2003. Ce montant intègre principalement l'acquisition de l'activité hongroise de supports de cuisson, et celles réalisées dans les Pigments pour Papier en Suède (unités de mélange de kaolin) ainsi que dans les Matériaux de Construction (briques de cloisons ; distribution spécialisée). Les cessions d'actifs se sont élevées à 28,9 millions d'euros contre 21,0 millions d'euros en 2003. Elles concernent des actifs non opérationnels et CDM AB, filiale suédoise du Groupe spécialisée dans la distribution de produits chimiques pour l'industrie du papier et du traitement des eaux en Scandinavie, cédée fin novembre 2004 à Ciba Specialty Chemicals.

Au total, avec un cash flow courant libre en hausse, Imerys a poursuivi son désendettement en 2004. La dette financière nette s'élève en effet à 882,3 millions d'euros au 31 décembre 2004 contre 986,3 millions d'euros au 31 décembre 2003. Elle ne représente que 59,8 % des fonds propres consolidés, contre 69,9 % à fin décembre 2003.

Enfin, la stratégie de diversification et d'allongement de la maturité moyenne des ressources financières du Groupe s'est poursuivie, avec la réalisation de deux opérations importantes en 2004 :

A au mois de juin, une opération de refinancement du crédit syndiqué de juin 2001 qui venait à maturité en 2006 est intervenue, pour un montant total de 750 millions d'euros sur une maturité de 5 ans ;

A fin juillet, une émission obligataire à 10 ans a été réalisée pour un montant total de 300 millions d'euros, dont 160 millions d'euros ont été levés par l'échange d'obligations existantes émises par le Groupe en 2002 sur une maturité de 5 ans.

La maturité moyenne des ressources financières du Groupe s'établit ainsi à 5,3 années au 31 décembre 2004, contre 4,1 années au 31 décembre 2003. Imerys aborde donc 2005 avec une structure financière particulièrement saine.


COMMENTAIRES PAR BRANCHE D'ACTIVITÉS

    
    (en millions d'euros)        2004    2003   % variation
    Chiffre d'affaires          2 872,7 2 729,2     + 5,3 %
    Minéraux de Spécialités       795,1   763,0     + 4,2 %
    Pigments pour Papier          759,6   748,6     + 1,5 %
    Matériaux de Construction     718,9   652,1    + 10,2 %
    Réfractaires & Abrasifs       629,8   593,7     + 6,1 %
    Holding & Éliminations       (30,8)  (28,2)        n.s.
    Résultat d'exploitation       425,8   371,7    + 14,6 %
    Minéraux de Spécialités        93,6    79,5    + 17,7 %
    Pigments pour Papier          101,3    96,9     + 4,6 %
    Matériaux de Construction     160,8   130,2    + 23,5 %
    Réfractaires & Abrasifs        88,6    82,4     + 7,6 %
    Holding & Éliminations        (18,5)  (17,3)       n.s.

BRANCHE MINÉRAUX DE SPÉCIALITÉS (27 % DU CHIFFRE D'AFFAIRES DU GROUPE)

    
    Chiffre d'affaires 2004 par division
    - Minéraux de Performances & Céramiques Fines Amériques : 39 %
    - Minéraux de Performance Europe & Céramiques : 47 %
    - Solutions Techniques Avancées : 14 %

En 2004, les principaux marchés de la branche ont été globalement porteurs. L'industrie de la construction résidentielle et non résidentielle, son principal débouché, a été dynamique tant en Europe (+ 2,8 %) qu'aux Etats-Unis (+ 9 %) :

A les marchés des minéraux de performance (peinture, plastiques, adhésifs,...) ont progressé en Europe et en Amérique du Nord, avec toutefois un certain ralentissement du rythme de croissance observé sur cette dernière zone au 2nd semestre ;

A les marchés européens des céramiques ont connu en général une légère amélioration (à l'exception toutefois du segment de la porcelaine, resté difficile en Europe). La croissance s'est poursuivie en Amérique du Nord, principalement dans le sanitaire au Mexique et le carrelage aux Etats-Unis.

Le chiffre d'affaires s'établit à 795,1 millions d'euros (+ 4,2 % par rapport à 2003)

Cette hausse intègre :

A un effet devises fortement négatif (- 4,2 %) ;

A un impact périmètre positif (+ 2,5 %) qui résulte, d'une part, de l'effet en année pleine des acquisitions réalisées en 2003 et, d'autre part, du rachat réalisé en février 2004, de Burton Apta, leader européen dans la fabrication de supports de cuisson réfractaires.

A périmètre et changes comparables, le chiffre d'affaires est en progression de + 5,9 % (+ 7,1 % au 1er semestre ; + 4,7 % au 2nd), grâce à la forte augmentation du couple prix/mix produits - notamment liée au succès des innovations et à la répercussion dans les prix de vente de l'augmentation de certains coûts de transport aux Etats-Unis - et à la hausse des volumes de vente, particulièrement au 1er semestre.

Par activité, les principales tendances ont été les suivantes :

A Minéraux de Performance & Céramiques Fines Amériques : progression des volumes de vente de matières premières pour sanitaire et carrelage compensant en large partie l'impact de l'arrêt de l'usine de carbonate de calcium naturel (GCC) pour spécialités du Wyoming ;

A Minéraux de Performance Europe et Céramiques : activité toujours difficile sur le marché de la porcelaine de table, alors que les volumes restaient bien orientés dans les autres segments de la céramique et des minéraux pour les peintures, plastiques et adhésifs ;

A Solutions Techniques Avancées : importante croissance des volumes, en particulier dans le graphite pour énergie mobile et lubrifiants.

Le résultat d'exploitation s'élève à 93,6 millions d'euros (+ 17,7 %).

Cette évolution positive des performances de la branche reflète principalement la croissance des volumes des ventes, particulièrement au 1er semestre, et l'amélioration du couple prix/mix produits. Combinés aux effets de périmètre et à la poursuite des efforts de restructuration industrielle, ces deux facteurs ont largement compensé l'impact négatif des devises et la hausse sensible des coûts de l'énergie et du transport, enregistrée au 2nd semestre. La marge d'exploitation s'améliore notablement, à 11,8 % contre 10,4 % en 2003.


Les plans d'actions mis en oeuvre depuis 2003 pour améliorer la rentabilité de la branche se sont poursuivis en 2004.

A En Amérique du Nord, la restructuration du pôle Minéraux de Performance s'est poursuivie : après le désengagement en 2003 des activités Pierre de Taille, un programme de réduction des coûts a été initié dans l'importante usine de GCC de Sylacauga (Alabama) et se poursuivra en 2005. Une petite usine de GCC a également été fermée dans le Wyoming ;

A Au Brésil, l'unité de production de carbonate de calcium précipité (PCC) d'Arcos a été simplifiée par la mise en place d'une nouvelle installation de carbonatation et l'usine de GCC de Bras Cubas a été modernisée ;

A En Europe, la décroissance persistante du marché de la porcelaine de table a nécessité une nouvelle restructuration de l'activité de pâtes porcelaine en France et au Royaume-Uni ; en Grande-Bretagne, les gisements de kaolin du Devon et de Cornouailles font également l'objet d'importants efforts de réduction des coûts d'extraction et de traitement.

En termes de croissance externe, l'année a été marquée par l'acquisition, au mois de février 2004, de Burton-Apta - rebaptisée Imerys Kiln Furniture Hungary - producteur hongrois de supports de cuisson réfractaires pour les industries de la céramique. Cette acquisition, dont l'intégration est en cours, est une étape supplémentaire dans la stratégie de croissance de la branche.

A 54,8 millions d'euros en 2004 (114 % des amortissements), les investissements industriels sont en hausse par rapport à 2003 (42,4 millions d'euros), avec le développement de nouvelles capacités de production de carbonates de calcium en Chine et en Malaisie mais également en Europe, où le renforcement des positions dans les carbonates pour peintures et polymères se poursuit.

BRANCHE PIGMENTS POUR PAPIER (26 % DU CHIFFRE D'AFFAIRES DU GROUPE)

    
    Chiffre d'affaires 2004 par destination géographique
    - Europe : 53 %
    - Amériques : 28 %
    - Asie-Pacifique : 19 %

Après une légère croissance en 2003 (+ 2,1 %), le marché mondial des papiers d'impression et d'écriture, principal débouché de la branche, affiche une nette reprise en volume en 2004 (+ 5,1 %), avec une progression dans toutes les zones géographiques, particulièrement sur le segment des papiers couchés. En Europe, la croissance de la production (+ 7,6 %) a été alimentée par le dynamisme de la demande et par une augmentation des exportations, notamment vers l'Asie et l'Europe de l'Est. En Amérique du Nord, la production de papier (+ 3,7 %) a bénéficié de la reprise du marché américain. En Asie, la bonne tenue du marché ne s'est pas démentie, avec une croissance de + 3,7 % sur la période.

Le chiffre d'affaires s'élève à 759,6 millions d'euros (+ 1,5 % par rapport à 2003)

Hors effets devises (- 2,9 %) et de périmètre (- 0,4 %), il est en hausse de + 4,7 % (+ 3,7 % au 1er semestre ; + 5,7 % au 2nd). Cette évolution traduit une croissance significative des volumes de vente tout au long de l'année, ainsi qu'une évolution positive du couple prix/mix produits en dépit d'une certaine érosion du mix en Europe liée à la substitution progressive de certains kaolins anglais par des kaolins brésiliens.

Le couple prix/mix produits a été bien orienté dans toutes les zones géographiques, où les principales tendances en volumes ont été les suivantes:

- Amériques : les volumes de vente ont été en forte augmentation grâce notamment à une pénétration accrue des kaolins brésiliens d'Imerys RCC en Amérique du Nord ;

- Europe : les volumes ont été stables d'un exercice à l'autre ;

- Asie : l'exercice a été marqué par un bon développement de l'activité dans le kaolin, en particulier au Japon, et dans les carbonates de calcium - en Chine, à Taiwan et en Malaisie.

A 101,3 millions d'euros, le résultat d'exploitation a continué de s'améliorer (+ 4,6 %) et la marge d'exploitation s'établit à 13,3 %, contre 12,9 % en 2003. L'impact positif des volumes, la bonne tenue du couple prix/mix produits, ainsi que la gestion serrée des coûts de production, ont compensé l'effet négatif de la dépréciation du dollar américain et de la hausse sensible de certains facteurs de coûts (énergie et fret) au 2nd semestre.


En 2004, la branche a poursuivi ses efforts d'optimisation industrielle dans le kaolin pour papier :

- Elle a bénéficié du fonctionnement à pleine puissance de son usine de kaolin brésilienne, dont la capacité a été progressivement portée de 600 kt/an à plus de 850 kt/an au cours des 18 derniers mois.

- En Europe, après le transfert en 2003 de 10 % de la production de kaolin pour papier de Cornouailles (Grande-Bretagne) vers le Brésil, les efforts de maîtrise des coûts ont été maintenus. Parallèlement, les capacités de stockage et de préparation de mélanges de kaolin ont été accrues en Suède.

Premier producteur mondial de kaolin de haute qualité pour papier, Imerys a accéléré en 2004 sa stratégie de développement dans le carbonate de calcium :

- En Asie, la nouvelle usine de production de GCC indienne a démarré en fin d'année, en partenariat avec BILT, principal papetier indien. La nouvelle unité chinoise de GCC devrait, elle, entrer en production au 1er trimestre de 2005. Elle a été construite dans le cadre d'un contrat de fourniture exclusive de la nouvelle machine à papier de UPM-Kymenne à Changshu.

- En Europe, Imerys a été choisi par M-real, l'un des principaux papetiers européens, pour fournir les carbonates de calcium de son usine suédoise de Husum. Dans le cadre de ce contrat à long terme, 35 millions d'euros ont été consacrés à la construction d'une usine satellite de carbonate de calcium précipité (PCC) et à l'extension de la capacité de production de GCC de l'usine d'Imerys à Tunadal (Suède). Ces investissements sont actuellement en phase de démarrage.

Cette stratégie de développement s'est traduite par une hausse importante des investissements industriels de la branche qui ont plus que doublé en 2004, à 109,4 millions d'euros (202 % des amortissements) contre 47,5 millions d'euros en 2003.

BRANCHE MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION (25 % DU CHIFFRE D'AFFAIRES DU GROUPE)

    
    Chiffre d'affaires 2004 par division
    - Terre Cuite France : 58 %
    - Terre Cuite Internatinal : 4 %
    - Distribution & Ardoises : 38 %

En France, après une bonne année 2003, le marché des tuiles en terre cuite a connu des ventes très soutenues, en progression de + 7,7 % par rapport à 2003. Elles ont été alimentées par un grand dynamisme des mises en chantier de logements individuels neufs, en hausse de + 11,9 %, et par une légère croissance du marché de la rénovation (+ 2,7 %).

Dans la brique de structure, les produits en terre cuite ont progressé de + 14,0 %, grâce à la vigueur de la construction neuve et à leur nouvelle progression face aux parpaings en béton. Dans la péninsule ibérique, l'activité a été bien orientée en Espagne, mais reste difficile au Portugal.

Le chiffre d'affaires s'établit à 718,9 millions d'euros (+ 10,2 % par rapport à 2003)

Hors effets de périmètre (+ 1,3 %), correspondant aux acquisitions réalisées dans la distribution de produits de couverture en 2003 et depuis le début de 2004 (3 nouveaux négoces, représentant 5 agences), la croissance de la branche ressort à + 9,0 % (+ 10,6 % au 1er semestre ; + 7,4 % au 2nd, où la base de comparaison était moins favorable). Cette évolution reflète la forte hausse des volumes de vente, tant dans les tuiles, accessoires et briques en terre cuite en France que dans la distribution (Larivière), associée à la progression générale du couple prix/mix produits, notamment grâce au succès commercial des nouveaux produits terre cuite en France.

A 160,8 millions d'euros, le résultat d'exploitation enregistre, de nouveau, une forte progression (+ 23,5 %) par rapport au niveau de 2003. La marge d'exploitation, de 22,4 % (contre 20,0 % en 2003) s'est encore améliorée. Cette excellente performance reflète la forte progression des volumes de vente, la bonne tenue du couple prix/mix produits et une nouvelle réduction des coûts de production.

Celle-ci a été soutenue par la poursuite du programme de rationalisation et de développement des capacités de production :

A Dans la tuile, la nouvelle ligne de l'usine de Léguevin (Haute-Garonne) , démarrée en 2003, fonctionne désormais à pleine puissance. Les productions ont été rééquilibrées entre les sites de Pargny-sur-Saulx (Marne) et de Saint-Germer (Oise).

A Pour accompagner le développement de la branche sur le marché porteur de la brique en terre cuite, les investissements se sont poursuivis sur les sites de Gironde-sur-Dropt (Gironde) et Colomiers (Haute-Garonne). Une deuxième ligne a été installée à Colomiers pour les produits de grande longueur. C'est dans ce cadre que s'inscrit également l'acquisition au mois de décembre 2004 de 100 % du capital de la société Rivereau (Loire Atlantique), spécialiste de la brique plâtrière, qui génère un chiffre d'affaire global annuel d'environ 6 millions d'euros

Au total, les investissements industriels ont sensiblement augmenté pour s'établir à 35,4 millions d'euros en 2004, soit 122 % des amortissements, contre 25,6 millions d'euros en 2003.

BRANCHE RÉFRACTAIRES & ABRASIFS (22 % DU CHIFFRE D'AFFAIRES DU GROUPE)

    
    Chiffre d'affaires 2004 par division
    - Minéraux pour Réfractaires : 41 %
    - Minéraux pour Abrasifs : 38 %
    - Réfractaires Monolithiques : 21 %

En 2004, la branche a bénéficié de conditions de marché largement favorables :

A La production d'acier, important marché pour les réfractaires, a fortement augmenté en Europe (+ 5,0 %) et aux Etats-Unis (+ 5,2 %). Cette évolution s'explique principalement par la nette hausse des exportations mondiales d'acier vers la Chine. Les autres débouchés des réfractaires - métaux non ferreux, fonderie, électronique,... - se sont également bien tenus.

A Les marchés des abrasifs se sont progressivement améliorés. La dépréciation du dollar américain vis-à-vis de l'euro a eu un impact négatif sur la compétitivité des clients européens. Les productions automobile et aéronautique sont en hausse aux Etats-Unis et en Europe, tandis que le secteur de la construction a continué d'être bien orienté.

Le chiffre d'affaires s'établit à 629,8 millions d'euros (+ 6,1 % par rapport à 2003).

Cette évolution a été obtenue malgré :

A un effet devises toujours important de - 4,4 % ;

A un impact périmètre net légèrement défavorable (- 1,8 %), reflétant la réduction progressive des activités de négoce de minéraux réfractaires aux Etats-Unis.

A périmètre et changes comparables, les ventes progressent de + 12,3 % sur la période (+ 8,3 % au 1er semestre ; + 16,3 % au 2nd), traduisant une forte croissance des volumes et une nette amélioration des prix de vente et du mix des produits vendus, liée à la reprise de l'activité.

Les tendances ont été globalement homogènes dans chacune des divisions de la branche, à la fois pour le couple prix/mix produits et pour l'activité :

A Minéraux pour Réfractaires : volumes en forte progression aux Etats-Unis et en Europe ;

A Minéraux pour Abrasifs : fort rebond des volumes au cours de l'exercice (grâce à la légère croissance du marché des abrasifs mais surtout à la forte hausse des co-produits vendus dans les réfractaires) ;

A Réfractaires Monolithiques : bonne tenue de l'activité en Europe, tant dans la sidérurgie que dans les autres applications (ciment, aluminium, production d'énergie, etc.).

Le résultat d'exploitation progresse de + 7,6 % à 88,6 millions d'euros.

La forte croissance des volumes et l'amélioration du couple prix/mix produits, alliées à un bon contrôle des coûts de production, ont très largement compensé l'impact défavorable des devises (dollar américain et rand sud africain) et la hausse de certains facteurs externes (énergie, transport et matières premières). La marge d'exploitation s'établit à 14,1 % (contre 13,9 % en 2003).

Les investissements industriels se sont élevés à 21,7 millions d'euros en 2004 (84 % des amortissements) contre 11,9 millions d'euros en 2003. Afin d'optimiser les moyens de recherche et de favoriser le partage des compétences au sein de ses différentes unités, la branche a regroupé toutes ses équipes de Recherche & Technologie dans les minéraux sur un site unique à Villach (Autriche). Des investissements ont également réalisés dans les minéraux pour réfractaires aux Etats-Unis (broyage et calibrage des minéraux) et dans les minéraux pour abrasifs en Allemagne (hausse significative de la productivité du processus de production d'alumine globulaire).


Début novembre 2004, Imerys a signé un accord avec le groupe Materis pour l'acquisition de Lafarge Réfractaires (LR), sa division spécialisée dans les réfractaires monolithiques. Celle-ci, d'un montant de 130 millions d'euros, a été réalisée tout début janvier 2005. Avec un chiffre d'affaires proche de 200 millions d'euros, LR est un des leaders européens dans la production et la vente de réfractaires monolithiques pour les industries de l'acier, des métaux ferreux et non-ferreux, de la fonderie et autres applications thermiques. Cette activité sera consolidée dans les comptes d'Imerys au 1er janvier 2005.

RESSOURCES HUMAINES ET DEVELOPPEMENT DURABLE

A fin décembre 2004, les effectifs du Groupe sont de 14 088 (contre 13 802 à fin décembre 2003).

Durant l'année écoulée, pour faire face à l'élargissement du champ d'action du Groupe, qui requiert un enrichissement permanent de son vivier de compétences, les équipes ressources humaines ont porté une attention particulière au recrutement, à l'évaluation de la performance et au développement des carrières avec, notamment, la mise en place de nouveaux outils. L'expertise en matière de rémunération et d'avantages sociaux a également été renforcée afin de créer des programmes plus pertinents et cohérents, qui répondent aux objectifs économiques du Groupe et à sa volonté de motiver et fidéliser ses collaborateurs. Parallèlement, la communication entre les responsables Ressources Humaines a été accrue pour faciliter les échanges et la coordination à l'échelle du Groupe.

En 2004, le Groupe a poursuivi la mise en place de sa stratégie Développement Durable, qui s'est traduite par la publication en fin d'année d'un premier rapport sur le sujet. Le rapport présente des indicateurs-clés - couvrant aujourd'hui 60 % du périmètre du Groupe - et des exemples des initiatives menées par les branches. Les indicateurs-clés doivent être progressivement étendus l'ensemble du Groupe qui a pour ambition d'amplifier la mise en oeuvre les meilleures pratiques en matière de Développement Durable.

EVENEMENTS RECENTS

Evolutions de périmètre

Au cours du 1er trimestre de 2005, le Groupe a parachevé son recentrage sur son activité de transformation des minéraux.

Imerys a en effet signé le 7 mars 2005 un accord pour la cession de sa participation de 98,77 % dans Larivière, sa filiale spécialisée dans la distribution de produits de couverture (ardoises, zinc, tuiles, fenêtres de toit, bois,....) en France, à AXA Private Equity, auquel sera associée l'équipe de management de la société.

Cette opération, qui n'est plus soumise qu'à l'approbation préalable des autorités compétentes de la concurrence, devrait être réalisée en avril 2005.

La valeur d'entreprise (hors dette financière et trésorerie) de Larivière devrait s'élever lors de la clôture de la transaction à environ 155 millions d'euros, soit des multiples 2004 de 0,53x le chiffre d'affaires et 10,9x le résultat d'exploitation.

Par ailleurs, en février, le Groupe a signé un accord portant sur la cession de l'essentiel des actifs de sa filiale American Minerals, Inc. au groupe américain Prince Mineral Company, Inc. En 2004, American Minerals Inc. a exercé une activité de traitement et de négoce de certains minéraux réfractaires basiques aux Etats-Unis, pour un chiffre d'affaires de 65 millions de dollars américains. Cette opération devrait être réalisée dans les prochains jours.

Gouvernement d'Entreprise

Administrée par un Directoire et un Conseil de Surveillance depuis 1998, Imerys proposera à l'Assemblée Générale Mixte du 3 mai 2005, le retour à un mode de direction à Conseil d'Administration. Si cette opération était approuvée, la séparation actuelle des organes de contrôle et de gestion serait conservée avec une dissociation des fonctions de Président et de Directeur Général, permise depuis la loi "NRE"(8). Aimery Langlois-Meurinne serait alors nommé Président du Conseil d'Administration et Gérard Buffière, dont la désignation comme administrateur serait également proposée à l'Assemblée Générale, Directeur Général.

Avec cette évolution, Imerys poursuivrait la mise en oeuvre des meilleures pratiques de Gouvernement d'Entreprise, tout en simplifiant la structure et le fonctionnement interne de ses organes de gestion opérationnels :

- un Comité Exécutif unique remplacerait le Directoire et le Comité Opérationnel actuellement en place.

- le fonctionnement des trois comités spécialisés qui accompagnent le Conseil de Surveillance dans ses missions et dans la préparation de ses décisions, serait inchangé.

PASSAGE AUX NORMES IFRS

Le Groupe est prêt à l'adoption des normes IFRS à compter du 1er janvier 2005. Il dispose pour l'exercice 2004, en complément de ses comptes en normes françaises résumés dans le présent communiqué, de comptes retraités aux normes IFRS audités par ses Commissaires aux comptes.

Comme attendu, le principal impact de ce changement de référentiel comptable est une diminution des capitaux propres consolidés d'Imerys au 1er janvier 2004, sans passage par le compte de résultat ni effet cash, de 134,8 millions d'euros correspondant à l'impact des engagements de pension du Groupe (prise en compte des écarts actuariels). Les autres impacts sur le bilan d'ouverture consolidé sont de second ordre par rapport à ce montant et les capitaux propres consolidés au 1er janvier 2004 en normes IFRS s'élèvent donc à 1 260,1 millions d'euros, contre 1 410,3 millions d'euros en normes françaises.

Le nouveau référentiel entraînera également une modification de la structure du compte de résultat consolidé du Groupe :

- reclassement du poste "Eléments exceptionnels" en normes françaises dans un poste "Autres produits et charges" en IFRS, qui se trouve entre la marge opérationnelle (qui correspondra donc au résultat d'exploitation en normes françaises d'aujourd'hui) et le résultat opérationnel IFRS ;

- arrêt de l'amortissement annuel des écarts d'acquisition et tests de valeur sur chaque unité génératrice de trésorerie.

La marge opérationnelle IFRS d'Imerys ne diffère que très peu du résultat d'exploitation en normes françaises. Pour l'exercice 2004, l'écart est négatif de - 7,5 millions d'euros, correspondant principalement à :

- la prise en compte de l'impact des plans d'options de souscription d'actions de mai 2003 et 2004 (norme IFRS 2), pour - 2,3 millions d'euros ;

- une hausse de la charge d'amortissement des réserves minières du Groupe, pour - 2,8 millions d'euros. Dans le cadre du passage aux IFRS (norme IFRS 1, article 16), la valeur de celles-ci au bilan d'ouverture consolidé IFRS d'Imerys au 1er janvier 2004 est en effet revue transversalement dans le Groupe dans un souci d'homogénéité globale et d'adéquation de leur valeur unitaire par rapport aux références de marché disponibles. Ceci ne conduit pas à en modifier matériellement la valeur nette globale au bilan, mais se traduit en IFRS par un alourdissement de la charge d'amortissement annuelle du fait de durées d'amortissement plus courtes ;

- le reclassement de l'escompte financier en diminution du chiffre d'affaires, pour - 2,2 millions d'euros (norme IAS 18).

En incluant par ailleurs l'arrêt de l'amortissement des écarts d'acquisition (norme IFRS 3), le résultat net, part du Groupe, de l'exercice 2004 ressort à 237,4 millions d'euros en IFRS, significativement supérieur à son montant en normes françaises de 209,4 millions d'euros.

Leader mondial de la valorisation des minéraux, Imerys est présent dans 38 pays avec près de 300 implantations industrielles et commerciales et réalise 2,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an. A partir de minéraux qu'il extrait et transforme depuis ses réserves de qualité rare, le Groupe développe pour ses clients industriels des solutions qui améliorent leurs produits ou leurs processus de production. Ses produits trouvent de très nombreuses applications dans la vie quotidienne : bâtiment, produits d'hygiène, papiers, peintures, plastiques, céramiques, télécommunications...


ANNEXE Imerys - Comptes Consolidés 2004

COMPTE DE RESULTAT CONSOLIDE

    
    (milliers d'euros)                          2004        2003        2002
    Produits d'exploitation                2 954 936   2 839 807   2 961 351
            Chiffre d'affaires             2 872 672   2 729 205   2 862 551
            Autres produits d'exploitation    82 264     110 602      98 800
    Charges d'exploitation                (2 529 129) (2 468 124) (2 599 862)
            Coûts d'achat                 (1 022 947) (1 003 347) (1 081 365)
            Charges de personnel            (565 892)   (569 459)   (595 458)
            Dotations aux amortissements    (196 062)   (196 772)   (241 745)
            et provisions
            Autres charges d'exploitation   (744 228)   (698 546)   (681 294)
    Résultat d'exploitation                  425 807     371 683     361 489
            Résultat financier               (45 056)    (45 716)    (66 754)
    Résultat courant des sociétés            380 751     325 967     294 735
    intégrées
            Résultat exceptionnel            (36 377)    (36 170)     (6 035)
            Impôts                          (100 196)    (97 945)    (94 726)
    Résultat net des sociétés intégrées      244 178     191 852     193 974
            Quote-part dans le résultat
            net
            des sociétés mises en              3 340       3 282       2 892
            équivalence
    Résultat net consolidé                   247 518     195 134     196 866
            Intérêts minoritaires             (2 687)     (1 800)     (2 435)
            Amortissements des écarts        (35 472)    (33 137)    (50 967)
            d'acquisition
    Résultat net consolidé, part du          209 359     160 197     143 464
    Groupe
            dont :
            résultat courant net, part du    259 753     219 478     197 485
            Groupe
            résultat exceptionnel net,       (50 394)    (59 281)    (54 021)
            part du Groupe
            Résultat courant net par             4,10        3,48        3,11
            action
            Résultat net par action              3,30        2,54        2,26
            Résultat net dilué par action        3,19        2,46        2,20
    Taux de change moyen euro / USD            1,2426      1,1308      0,9424

BILAN CONSOLIDE

    
    ACTIF CONSOLIDE                               2004        2003     2002
    (milliers d'euros)
    Immobilisations                           2 080 192   2 061 160     2 343
                                                                          553
             Immobilisations incorporelles       75 137      98 802    62 248
             brutes
             Amortissements                    (35 846)    (37 176)  (27 358)
             Immobilisations incorporelles       39 291      61 626    34 890
             nettes
             Ecarts d'acquisition bruts         691 816     652 193   720 631
             Amortissements                   (170 714)   (152 563) (145 062)
             Ecarts d'acquisition nets          521 102     499 630   575 569
             Immobilisations corporelles      3 414 007   3 416 320 3 774 610
             brutes                                                        
             Amortissements                 (1 894 208)(1 916 416)(2 041 516)
             Immobilisations corporelles      1 519 799   1 499 904 1 733 094
             nettes                                                       
    Autres valeurs immobilisées                 114 198     118 057  129 938
             Titres mis en équivalence           24 241      27 567   25 589
             Autres titres nets                   9 856      10 651   15 543
             Autres immobilisations              80 101      79 839   88 806
             financières nettes
    Actif circulant                           1 197 666   1 090 742 1 168 431
             Stocks                             400 532     400 129   421 794
             Créances clients                   493 491     469 798   502 890
             Autres actifs circulants            94 552     108 574   103 643
             Comptes de régularisation           21 903      22 293    24 597
             Impôts différés actifs              24 632       8 636    26 569
             Valeurs mobilières de placement     96 007      14 267    20 761
             Disponibilités                      66 549      67 045    68 177
    TOTAL ACTIF                               3 392 056   3 269 959 3 641 922
    PASSIF CONSOLIDE                               2004        2003     2002
    (milliers d'euros)
             Capital                            126 900     126 966  126 016
             Primes                             204 873     218 093  210 804
             Réserves consolidées               925 027     896 038  979 603
             Résultat de l'exercice             209 359     160 197  143 464
    Capitaux propres, part du Groupe          1 466 159   1 401 294    1 459
                                                                         887
             Intérêts minoritaires                8 950       8 965   12 196
    Provisions                                  376 551     321 545  394 553
             Impôts différés passifs            147 189     107 152   87 499
             Provisions pour risques et         229 362     214 393  307 054
             charges
    Dettes                                    1 540 396   1 538 155    1 775
                                                                         286
             Dettes financières               1 044 843   1 067 624    1 248
                                                                         425
             Dettes fournisseurs                273 691     262 604  273 843
             Autres passifs circulants          221 862     207 927  253 018
    TOTAL PASSIF                              3 392 056   3 269 959    3 641
                                                                         922
    Taux de change au 31 décembre euro / USD     1,3621      1,2630   1,0486

    
    TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE CONSOLIDE
    (milliers d'euros)                     2004            2003        2002
    Flux d'exploitation
    Résultat courant des sociétés           380 751     325 967     294 735
    intégrées
    Dividendes nets reçus des sociétés
    mises en équivalence                      1 471       1 050         517
    Impôts courants                        (121 651)   (107 971)    (97 707)
    Charges et produits sans incidence
    sur la trésorerie opérationnelle
    Amortissements                          158 366     144 433     161 584
    Provisions                               20 713      20 587      25 902
    Capacité d'autofinancement courante     439 650     384 066     385 031
    Variation du besoin en fonds de         (40 711)    (74 834)     31 371
    roulement
    Flux de trésorerie d'exploitation       398 939     309 232     416 402
    Opérations d'investissements
    Acquisitions d'immobilisations
    Industrielles (corporelles et          (194 544)   (125 174)   (148 636)
    incorporelles)
    Financières (titres et actifs liés)     (51 339)    (48 054)    (93 481)
    Cessions d'immobilisations
    Industrielles (corporelles et            13 586      18 913      41 671
    incorporelles)
    Financières                              15 294       2 050       1 683
    Variation nette des immobilisations        (218)     14 502       9 048
    financières
    Flux de trésorerie exceptionnelle       (15 990)    (67 810)    (50 782)
    Flux des opérations d'investissements  (233 211)   (205 573)   (240 497)
    Opérations sur capitaux propres
    Augmentation de capital                  18 135      36 558       3 617
    Réduction de capital                    (31 243)    (22 495)    (29 540)
    Dividendes distribués                   (79 818)    (68 823)    (63 173)
    Flux des opérations sur capitaux        (92 926)    (54 760)    (89 096)
    propres
    Variation de la dette nette              72 802      48 899      86 809
    Dette nette à l'ouverture              (986 312) (1 159 487) (1 410 663)
    Variation de la dette nette              72 802      48 899      86 809
    Incidence des fluctuations des cours     31 370     132 318     162 208
    de change
    Incidence des variations de périmètre      (147)     (8 042)      2 159
    Dette nette à la clôture               (882 287)   (986 312) (1 159 487)
    Valeurs mobilières de placement          96 007      14 267      20 761
    Disponibilités                           66 549      67 045      68 177
    Dettes financières                   (1 044 843) (1 067 624) (1 248 425)
    Dette nette à la clôture               (882 287)   (986 312) (1 159 487)

    
    TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDES
    (part du Groupe)
    (milliers d'euros)                Capital   Primes    Réserves     Total
                                                        consolidées
    Capitaux propres, part du Groupe
    au début de l'exercice 2002       127 253  229 239   1 192 310  1 548 802
    Dividendes (i)                          -        -     (62 316)  (62 316)
    Différences de conversion               -        -    (143 277) (143 277)
    Réduction de capital (ii)          (1 558) (21 731)     (6 251)  (29 540)
    Augmentation de capital               321    3 296           -      3 617
    Autres(iii)                             -        -       (863)      (863)
    Part des actionnaires dans le           -        -     143 464   143 464
    résultat 2002
    Capitaux propres, part du Groupe
    au début de l'exercice 2003       126 016  210 804   1 123 067 1 459 887
    Dividendes                              -        -     (67 529)  (67 529)
    Différences de conversion               -        -    (150 844) (150 844)
    Réduction de capital               (1 229) (21 266)          -   (22 495)
    Augmentation de capital (iv)        2 179   28 555       5 824    36 558
    Correction impôts différés Brésil       -        -     (13 609)  (13 609)
    Changement de méthode CNC R01-2003      -        -        (871)     (871)
    Part des actionnaires dans le           -        -     160 197   160 197
    résultat 2003
    Capitaux propres, part du Groupe
    au début de l'exercice 2004        126 966  218 093  1 056 235 1 401 294
    Dividendes                               -        -    (79 286)  (79 286)
    Différences de conversion                -        -    (51 922)  (51 922)
    Réduction de capital                (1 280) (29 963)         -   (31 243)
    Augmentation de capital              1 214   16 743          -    17 957
    Part des actionnaires dans le            -        -    209 359   209 359
    résultat 2004
    Capitaux propres, part du Groupe
    au 31 décembre 2004                126 900  204 873  1 134 386 1 466 159
    Dividendes proposés (v)                  -        -    (95 175)  (95 175)
    Capitaux propres après affectation,
    au début de l'exercice 2005        126 900  204 873  1 039 211 1 370 984
    (i) Y compris précompte mobilier
    (ii) Comprend l'annulation sur les réserves
    consolidées des actions propres détenues à la clôture
    (iii) Incidence du passage en intégration globale de la
    société MRD-ECC précédemment consolidée par mise en
    équivalence
    (iv) Comprend l'impact sur les réserves consolidées des
    cessions des actions propres intervenues au cours de
    l'exercice
    (v) Soumis à l'approbation de l'Assemblée
    Générale des actionnaires du 3 mai 2005

(1) Résultat net avant éléments exceptionnels et amortissement des écarts d'acquisition.

(2) Résultat d'exploitation plus dotations nettes aux amortissements et provisions, moins impôts sur le résultat d'exploitation.

(3) Résultat d'exploitation divisé par les capitaux investis moyens (y compris écarts d'acquisition).

(4) EBITDA moins impôts sur le résultat d'exploitation.

(5) Résultat d'exploitation plus dotations nettes aux amortissements et provisions.

(6) Cash flow opérationnel moins investissements industriels payés et variation du besoin en fonds de roulement d'exploitation.

(7) Cash flow libre opérationnel moins résultat financier net d'impôts et variation des autres éléments de BFR et des éléments non monétaires (impôts différés, provisions financières).

(8) Loi du 15 mai 2001 relative aux Nouvelles Régulations Economiques.

Imerys

Relations Investisseurs : Isabelle Biarnès, +33(0)1-49-55-63-91-/66-55; Contacts Presse : Isabelle Biarnès, +33(0)1-49-55-63-91-/66-55, Matthieu Roquet-Montégon, +33(0)6-16-92-80-65