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Nouveau renforcement de la structure financière

Le cash flow opérationnel(4) du Groupe s'établit à 443,4 millions d'euros contre 378,4 millions d'euros en 2003. Il résulte des facteurs suivants :

A un EBITDA(5) de 579,7 millions d'euros contre 501,5 millions d'euros en 2003, soit une hausse de + 15,6 %, du fait de l'amélioration de la performance opérationnelle et de l'application en 2004 de la nouvelle procédure Groupe de comptabilisation des coûts de découverture, qui se traduit par une baisse de ces coûts de production, dorénavant capitalisés, de l'ordre de 15 millions d'euros, compensée par une hausse correspondante des amortissements ;

A une charge d'impôts sur le résultat d'exploitation (hors impact des frais financiers) de - 136,3 millions d'euros contre - 123,1 millions d'euros en 2003.

Le cash flow libre opérationnel(6) du Groupe s'établit à 214,4 millions d'euros, contre 261,1 millions d'euros en 2003. Il prend en compte :

A une forte hausse des investissements industriels sur la période (141 % des amortissements). D'un montant payé de 194,5 millions d'euros en 2004 (125,2 millions d'euros en 2003), ceux-ci reflètent les importants projets stratégiques mis en oeuvre au cours de l'exercice dans toutes les branches d'activité du Groupe et notamment dans les carbonates de calcium pour papier en Suède, en Chine et en Inde et, pour environ 15 millions d'euros, l'impact de la nouvelle procédure Groupe de comptabilisation des coûts de découverture ;

A une variation du besoin en fonds de roulement d'exploitation négative (- 34,4 millions d'euros contre + 7,9 millions d'euros en 2003), qui traduit la forte croissance de l'activité tout au long de l'exercice.

Après l'effet du résultat financier (- 30,5 millions d'euros après impôts contre 30,6 millions d'euros en 2003) et des autres éléments du besoin en fonds de roulement et éléments non monétaires pour un total de 21,0 millions d'euros contre - 46,4 millions d'euros en 2003 (la variation fortement négative de 2003 due à des à-coups dans les paiements d'impôts en France ne s'est, comme prévue, pas répétée), le cash flow libre courant(7) s'établit, lui, en hausse, à 204,9 millions d'euros contre 184,1 millions d'euros en 2003.

L'impact sur la trésorerie des opérations de croissance externe est de - 51,3 millions d'euros, contre - 48,1 millions d'euros en 2003. Ce montant intègre principalement l'acquisition de l'activité hongroise de supports de cuisson, et celles réalisées dans les Pigments pour Papier en Suède (unités de mélange de kaolin) ainsi que dans les Matériaux de Construction (briques de cloisons ; distribution spécialisée). Les cessions d'actifs se sont élevées à 28,9 millions d'euros contre 21,0 millions d'euros en 2003. Elles concernent des actifs non opérationnels et CDM AB, filiale suédoise du Groupe spécialisée dans la distribution de produits chimiques pour l'industrie du papier et du traitement des eaux en Scandinavie, cédée fin novembre 2004 à Ciba Specialty Chemicals.

Au total, avec un cash flow courant libre en hausse, Imerys a poursuivi son désendettement en 2004. La dette financière nette s'élève en effet à 882,3 millions d'euros au 31 décembre 2004 contre 986,3 millions d'euros au 31 décembre 2003. Elle ne représente que 59,8 % des fonds propres consolidés, contre 69,9 % à fin décembre 2003.

Enfin, la stratégie de diversification et d'allongement de la maturité moyenne des ressources financières du Groupe s'est poursuivie, avec la réalisation de deux opérations importantes en 2004 :

A au mois de juin, une opération de refinancement du crédit syndiqué de juin 2001 qui venait à maturité en 2006 est intervenue, pour un montant total de 750 millions d'euros sur une maturité de 5 ans ;

A fin juillet, une émission obligataire à 10 ans a été réalisée pour un montant total de 300 millions d'euros, dont 160 millions d'euros ont été levés par l'échange d'obligations existantes émises par le Groupe en 2002 sur une maturité de 5 ans.

La maturité moyenne des ressources financières du Groupe s'établit ainsi à 5,3 années au 31 décembre 2004, contre 4,1 années au 31 décembre 2003. Imerys aborde donc 2005 avec une structure financière particulièrement saine.