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Les plans d'actions mis en oeuvre depuis 2003 pour améliorer la rentabilité de la branche se sont poursuivis en 2004.

A En Amérique du Nord, la restructuration du pôle Minéraux de Performance s'est poursuivie : après le désengagement en 2003 des activités Pierre de Taille, un programme de réduction des coûts a été initié dans l'importante usine de GCC de Sylacauga (Alabama) et se poursuivra en 2005. Une petite usine de GCC a également été fermée dans le Wyoming ;

A Au Brésil, l'unité de production de carbonate de calcium précipité (PCC) d'Arcos a été simplifiée par la mise en place d'une nouvelle installation de carbonatation et l'usine de GCC de Bras Cubas a été modernisée ;

A En Europe, la décroissance persistante du marché de la porcelaine de table a nécessité une nouvelle restructuration de l'activité de pâtes porcelaine en France et au Royaume-Uni ; en Grande-Bretagne, les gisements de kaolin du Devon et de Cornouailles font également l'objet d'importants efforts de réduction des coûts d'extraction et de traitement.

En termes de croissance externe, l'année a été marquée par l'acquisition, au mois de février 2004, de Burton-Apta - rebaptisée Imerys Kiln Furniture Hungary - producteur hongrois de supports de cuisson réfractaires pour les industries de la céramique. Cette acquisition, dont l'intégration est en cours, est une étape supplémentaire dans la stratégie de croissance de la branche.

A 54,8 millions d'euros en 2004 (114 % des amortissements), les investissements industriels sont en hausse par rapport à 2003 (42,4 millions d'euros), avec le développement de nouvelles capacités de production de carbonates de calcium en Chine et en Malaisie mais également en Europe, où le renforcement des positions dans les carbonates pour peintures et polymères se poursuit.

BRANCHE PIGMENTS POUR PAPIER (26 % DU CHIFFRE D'AFFAIRES DU GROUPE)

    
    Chiffre d'affaires 2004 par destination géographique
    - Europe : 53 %
    - Amériques : 28 %
    - Asie-Pacifique : 19 %

Après une légère croissance en 2003 (+ 2,1 %), le marché mondial des papiers d'impression et d'écriture, principal débouché de la branche, affiche une nette reprise en volume en 2004 (+ 5,1 %), avec une progression dans toutes les zones géographiques, particulièrement sur le segment des papiers couchés. En Europe, la croissance de la production (+ 7,6 %) a été alimentée par le dynamisme de la demande et par une augmentation des exportations, notamment vers l'Asie et l'Europe de l'Est. En Amérique du Nord, la production de papier (+ 3,7 %) a bénéficié de la reprise du marché américain. En Asie, la bonne tenue du marché ne s'est pas démentie, avec une croissance de + 3,7 % sur la période.

Le chiffre d'affaires s'élève à 759,6 millions d'euros (+ 1,5 % par rapport à 2003)

Hors effets devises (- 2,9 %) et de périmètre (- 0,4 %), il est en hausse de + 4,7 % (+ 3,7 % au 1er semestre ; + 5,7 % au 2nd). Cette évolution traduit une croissance significative des volumes de vente tout au long de l'année, ainsi qu'une évolution positive du couple prix/mix produits en dépit d'une certaine érosion du mix en Europe liée à la substitution progressive de certains kaolins anglais par des kaolins brésiliens.

Le couple prix/mix produits a été bien orienté dans toutes les zones géographiques, où les principales tendances en volumes ont été les suivantes:

- Amériques : les volumes de vente ont été en forte augmentation grâce notamment à une pénétration accrue des kaolins brésiliens d'Imerys RCC en Amérique du Nord ;

- Europe : les volumes ont été stables d'un exercice à l'autre ;

- Asie : l'exercice a été marqué par un bon développement de l'activité dans le kaolin, en particulier au Japon, et dans les carbonates de calcium - en Chine, à Taiwan et en Malaisie.

A 101,3 millions d'euros, le résultat d'exploitation a continué de s'améliorer (+ 4,6 %) et la marge d'exploitation s'établit à 13,3 %, contre 12,9 % en 2003. L'impact positif des volumes, la bonne tenue du couple prix/mix produits, ainsi que la gestion serrée des coûts de production, ont compensé l'effet négatif de la dépréciation du dollar américain et de la hausse sensible de certains facteurs de coûts (énergie et fret) au 2nd semestre.