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En 2004, la branche a poursuivi ses efforts d'optimisation industrielle dans le kaolin pour papier :

- Elle a bénéficié du fonctionnement à pleine puissance de son usine de kaolin brésilienne, dont la capacité a été progressivement portée de 600 kt/an à plus de 850 kt/an au cours des 18 derniers mois.

- En Europe, après le transfert en 2003 de 10 % de la production de kaolin pour papier de Cornouailles (Grande-Bretagne) vers le Brésil, les efforts de maîtrise des coûts ont été maintenus. Parallèlement, les capacités de stockage et de préparation de mélanges de kaolin ont été accrues en Suède.

Premier producteur mondial de kaolin de haute qualité pour papier, Imerys a accéléré en 2004 sa stratégie de développement dans le carbonate de calcium :

- En Asie, la nouvelle usine de production de GCC indienne a démarré en fin d'année, en partenariat avec BILT, principal papetier indien. La nouvelle unité chinoise de GCC devrait, elle, entrer en production au 1er trimestre de 2005. Elle a été construite dans le cadre d'un contrat de fourniture exclusive de la nouvelle machine à papier de UPM-Kymenne à Changshu.

- En Europe, Imerys a été choisi par M-real, l'un des principaux papetiers européens, pour fournir les carbonates de calcium de son usine suédoise de Husum. Dans le cadre de ce contrat à long terme, 35 millions d'euros ont été consacrés à la construction d'une usine satellite de carbonate de calcium précipité (PCC) et à l'extension de la capacité de production de GCC de l'usine d'Imerys à Tunadal (Suède). Ces investissements sont actuellement en phase de démarrage.

Cette stratégie de développement s'est traduite par une hausse importante des investissements industriels de la branche qui ont plus que doublé en 2004, à 109,4 millions d'euros (202 % des amortissements) contre 47,5 millions d'euros en 2003.

BRANCHE MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION (25 % DU CHIFFRE D'AFFAIRES DU GROUPE)

    
    Chiffre d'affaires 2004 par division
    - Terre Cuite France : 58 %
    - Terre Cuite Internatinal : 4 %
    - Distribution & Ardoises : 38 %

En France, après une bonne année 2003, le marché des tuiles en terre cuite a connu des ventes très soutenues, en progression de + 7,7 % par rapport à 2003. Elles ont été alimentées par un grand dynamisme des mises en chantier de logements individuels neufs, en hausse de + 11,9 %, et par une légère croissance du marché de la rénovation (+ 2,7 %).

Dans la brique de structure, les produits en terre cuite ont progressé de + 14,0 %, grâce à la vigueur de la construction neuve et à leur nouvelle progression face aux parpaings en béton. Dans la péninsule ibérique, l'activité a été bien orientée en Espagne, mais reste difficile au Portugal.

Le chiffre d'affaires s'établit à 718,9 millions d'euros (+ 10,2 % par rapport à 2003)

Hors effets de périmètre (+ 1,3 %), correspondant aux acquisitions réalisées dans la distribution de produits de couverture en 2003 et depuis le début de 2004 (3 nouveaux négoces, représentant 5 agences), la croissance de la branche ressort à + 9,0 % (+ 10,6 % au 1er semestre ; + 7,4 % au 2nd, où la base de comparaison était moins favorable). Cette évolution reflète la forte hausse des volumes de vente, tant dans les tuiles, accessoires et briques en terre cuite en France que dans la distribution (Larivière), associée à la progression générale du couple prix/mix produits, notamment grâce au succès commercial des nouveaux produits terre cuite en France.

A 160,8 millions d'euros, le résultat d'exploitation enregistre, de nouveau, une forte progression (+ 23,5 %) par rapport au niveau de 2003. La marge d'exploitation, de 22,4 % (contre 20,0 % en 2003) s'est encore améliorée. Cette excellente performance reflète la forte progression des volumes de vente, la bonne tenue du couple prix/mix produits et une nouvelle réduction des coûts de production.

Celle-ci a été soutenue par la poursuite du programme de rationalisation et de développement des capacités de production :

A Dans la tuile, la nouvelle ligne de l'usine de Léguevin (Haute-Garonne) , démarrée en 2003, fonctionne désormais à pleine puissance. Les productions ont été rééquilibrées entre les sites de Pargny-sur-Saulx (Marne) et de Saint-Germer (Oise).

A Pour accompagner le développement de la branche sur le marché porteur de la brique en terre cuite, les investissements se sont poursuivis sur les sites de Gironde-sur-Dropt (Gironde) et Colomiers (Haute-Garonne). Une deuxième ligne a été installée à Colomiers pour les produits de grande longueur. C'est dans ce cadre que s'inscrit également l'acquisition au mois de décembre 2004 de 100 % du capital de la société Rivereau (Loire Atlantique), spécialiste de la brique plâtrière, qui génère un chiffre d'affaire global annuel d'environ 6 millions d'euros

Au total, les investissements industriels ont sensiblement augmenté pour s'établir à 35,4 millions d'euros en 2004, soit 122 % des amortissements, contre 25,6 millions d'euros en 2003.

BRANCHE RÉFRACTAIRES & ABRASIFS (22 % DU CHIFFRE D'AFFAIRES DU GROUPE)

    
    Chiffre d'affaires 2004 par division
    - Minéraux pour Réfractaires : 41 %
    - Minéraux pour Abrasifs : 38 %
    - Réfractaires Monolithiques : 21 %

En 2004, la branche a bénéficié de conditions de marché largement favorables :

A La production d'acier, important marché pour les réfractaires, a fortement augmenté en Europe (+ 5,0 %) et aux Etats-Unis (+ 5,2 %). Cette évolution s'explique principalement par la nette hausse des exportations mondiales d'acier vers la Chine. Les autres débouchés des réfractaires - métaux non ferreux, fonderie, électronique,... - se sont également bien tenus.

A Les marchés des abrasifs se sont progressivement améliorés. La dépréciation du dollar américain vis-à-vis de l'euro a eu un impact négatif sur la compétitivité des clients européens. Les productions automobile et aéronautique sont en hausse aux Etats-Unis et en Europe, tandis que le secteur de la construction a continué d'être bien orienté.

Le chiffre d'affaires s'établit à 629,8 millions d'euros (+ 6,1 % par rapport à 2003).

Cette évolution a été obtenue malgré :

A un effet devises toujours important de - 4,4 % ;

A un impact périmètre net légèrement défavorable (- 1,8 %), reflétant la réduction progressive des activités de négoce de minéraux réfractaires aux Etats-Unis.

A périmètre et changes comparables, les ventes progressent de + 12,3 % sur la période (+ 8,3 % au 1er semestre ; + 16,3 % au 2nd), traduisant une forte croissance des volumes et une nette amélioration des prix de vente et du mix des produits vendus, liée à la reprise de l'activité.

Les tendances ont été globalement homogènes dans chacune des divisions de la branche, à la fois pour le couple prix/mix produits et pour l'activité :

A Minéraux pour Réfractaires : volumes en forte progression aux Etats-Unis et en Europe ;

A Minéraux pour Abrasifs : fort rebond des volumes au cours de l'exercice (grâce à la légère croissance du marché des abrasifs mais surtout à la forte hausse des co-produits vendus dans les réfractaires) ;

A Réfractaires Monolithiques : bonne tenue de l'activité en Europe, tant dans la sidérurgie que dans les autres applications (ciment, aluminium, production d'énergie, etc.).

Le résultat d'exploitation progresse de + 7,6 % à 88,6 millions d'euros.

La forte croissance des volumes et l'amélioration du couple prix/mix produits, alliées à un bon contrôle des coûts de production, ont très largement compensé l'impact défavorable des devises (dollar américain et rand sud africain) et la hausse de certains facteurs externes (énergie, transport et matières premières). La marge d'exploitation s'établit à 14,1 % (contre 13,9 % en 2003).

Les investissements industriels se sont élevés à 21,7 millions d'euros en 2004 (84 % des amortissements) contre 11,9 millions d'euros en 2003. Afin d'optimiser les moyens de recherche et de favoriser le partage des compétences au sein de ses différentes unités, la branche a regroupé toutes ses équipes de Recherche & Technologie dans les minéraux sur un site unique à Villach (Autriche). Des investissements ont également réalisés dans les minéraux pour réfractaires aux Etats-Unis (broyage et calibrage des minéraux) et dans les minéraux pour abrasifs en Allemagne (hausse significative de la productivité du processus de production d'alumine globulaire).