Le Ministère de l'Éducation nationale a lancé une initiative visant à évaluer, en fin décole primaire, les « attitudes des élèves à légard de la vie en société ».

Cette initiative inédite na fait lobjet daucune concertation avec les organisations syndicales et les fédérations de parents délèves. Prenant la forme dun questionnaire à choix multiple, il sagit en réalité dun sondage dopinion visant des enfants de 11 ans, plus que dune évaluation.

 

Pour le SE-UNSA, cette « évaluation-sondage » pose problème sur le fond. En premier lieu, cette enquête dopinion ne respecte pas lanonymat des répondants. De plus, parmi les 89 questions posées, plusieurs vont à lopposé de léducation à la citoyenneté et au vivre ensemble à lécole. Dautres relativisent la force de la loi et le refus des discriminations, ou encore font ingérence dans la sphère familiale. Enfin, les enseignants, promus au rang de sondeurs de leurs propres élèves, sont placés dans une position très ambiguë au regard de leur éthique professionnelle vis-à-vis des enfants et de leurs familles.

Ce questionnaire « élèves » est complété dun questionnaire « directeurs » tout aussi équivoque. Certaines questions insidieuses font appel à lémission de jugements de valeur sur les élèves. Dautres sollicitent lavis du directeur sur les pratiques de travail de ses collègues enseignants. Pour le SE-UNSA, on est loin de la thématique affichée : « attitudes des élèves à légard de la vie en société » !

Le SE-UNSA a saisi par écrit le ministère de lÉducation nationale. Dans le cadre de la grève administrative quil mène, il appelle les directeurs et enseignants des écoles à bloquer cette évaluation-sondage.

Paris, le 2 Juin 2005

Luc BERILLE
Secrétaire Général

Contact presse : Brigitte Biardoux 01 44 39 23 93
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