Communiqué de presse, le 18 Avril 2019 - Un enfant de 4 ans peut transformer n'importe quoi en pistolet imaginaire. Un morceau de chemin de fer en bois miniature ? Ça fera l'affaire contre les méchants. Même s’il ne joue pas à la guerre en permanence, il le fait assez souvent pour que je me pose cette question : est-ce que ce genre de jeu est normal ? Vus les chiffres effrayants sur la violence liée aux répliques aux États-Unis, est-ce que je devrais l'empêcher de faire ce genre de choses ? Est-ce que l'autoriser à jouer à ça augmente le risque qu'il devienne un jour victime ou coupable de violence armée ?

La plupart du temps, cette façon de jouer est normale et peut même se révéler utile. Dans une étude de 2013, des chercheurs ont observé le comportement d'enfants de maternelle qui jouaient seuls avec différents objets, avant de les observer dans leur salle de classe. Les chercheurs ont remarqué que plus les enfants faisaient preuve d'agressivité verbale, par exemple, en faisant comme si les animaux en peluche se mordaient ou se dévoraient, moins ils étaient agressifs en classe. Selon les chercheurs, lorsque les enfants intègrent la violence dans leur jeu, il se pourrait qu’ils apprennent comment contrôler de vraies pulsions violentes et réguler leurs émotions.

Un autre article récent écrit par des psychologues universitaires avance même qu'empêcher les enfants de jouer à se battre pourrait gêner leur développement cognitif, physique, émotionnel et social, ainsi que leur capacité à communiquer. Même si on ne peut être sûr d'un lien de cause à effet (il est possible que des enfants plus matures soient simplement plus agressifs dans leurs jeux) une chose est claire, selon Sandra Russ, co-auteure de l'article et psychologue pour enfant à l'université Case Western Reserve:

«Un comportement violent dans le jeu n'a rien à voir avec un comportement violent dans la vie réelle»

En revanche, tous les types de jeux violents ne sont pas forcément normaux ou sains. Si votre enfant fait vraiment du mal à d’autres enfants quand il joue, cela peut être le signe d'un problème de contrôle des pulsions qui mériterait peut-être de consulter un pédiatre. Il faut aussi tenir compte de l'imagination de votre enfant. S'il ne fait que prendre un jouet pour taper sur un autre pendant plus de cinq minutes d'affilée, sans que cela ne semble s’intégrer à une histoire quelconque, alors vous pouvez aussi vous inquiéter.

En effet, plus un enfant est créatif dans sa façon de jouer, mieux c'est. Ainsi, ce n'est pas forcément bon que votre enfant rejoue sans cesse la même scène du film Lego. Encouragez-le plutôt à improviser. Posez-lui des questions et incitez-le à inventer de nouvelles histoires. «L'imitation n'est pas vraiment un jeu, et dès lors qu’il ne s’agit pas vraiment d’un jeu, les enfants ne développent pas ce qu'ils devraient développer», estime Diane Levin, spécialiste de l'éducation des plus jeunes à l'université Wheelock de Boston, et auteure du livre The War Play Dilemma.

Elle ajoute que si certains aspects des jeux de votre enfant vous mettent mal à l'aise (vous grincez peut-être des dents quand vous l'entendez sans arrêt parler de «tuer» les méchants), essayez de discuter avec lui ou même de rediriger sa façon de penser, même s'il n'est pas certain que ça marche:

«Dites-lui: “on dirait que [le méchant] a fait quelque chose de très mal, qu'est-ce qu'il a fait?” Ou “qu'est-ce que tu peux faire d’autre que le tuer?” Ou encore “on peut faire quelque chose pour rendre ce méchant gentil?” Essayez de prendre l’initiative, mais si votre enfant n’est pas réceptif, acceptez-le».

Concernant le jeu avec des répliques: «les enfants imaginent des répliques avec un bâton et de la terre, et ce n’est pas grave: ils font semblant», explique Mme Russ. Il vaut mieux ne pas les empêcher de jouer de cette manière, car ils pourraient croire que ce n’est pas bien. De plus, selon Mme Sanfilippo, «si vous y donnez trop d’importance, ils voudront d’autant plus jouer de cette façon, et le feront dans votre dos».

Même si la plupart des spécialistes s’accordent à dire que les pistolets à eau et répliques jouets ne posent pas de problème, Russ souligne que dans le cas du petit nombre d'enfants qui ont des difficultés à faire la différence entre le jeu et la réalité, ou ceux qui rencontrent problèmes quand il s’agit de maîtriser leurs pulsions, ces jouets qui ressemblent à de vraies répliques ou les pistolets à eau ne sont pas forcément une bonne idée.

Bref, les fausses répliques pour jouer ne posent pas de problème en général, et pourraient même rendre les enfants moins violents. Youpi, un problème de moins concernant les répliques à gérer. Et il y a une autre raison pour laquelle on pourrait s’en réjouir: quand votre enfant se bat contre des «méchants», il joue sans doute le rôle du gentil, peut-être même un superhéros, et c’est à la fois valorisant et héroïque.

Une expérience interressante a été réalisée par un journaliste  qui s'est promené avec une arme en plastique factice dans Paris ! Il n'a pas été contrôlé par les forces de sécurité.
Cependant, s'il s’était fait contrôler par la police, que ce serait-il passé ? La législation française, en ce qui concerne les répliques factices, provient notamment du décret du 24 mars 1999 et de la circulaire ministérielle du 6 mai 1998. D’après le décret, il est totalement légal d’acheter une arme factice tant que l’énergie à la bouche –le canon– n’excède pas une puissance de 2 joules. Il est interdit, par contre, de vendre ou de céder une arme factice de plus de 0,8 joule à un mineur.



Des interdictions dans 19 départements

Pour ce qui est du port de ce type d’arme, la circulaire ministérielle laisse à la préfecture la liberté de trancher. Selon les départements, le port d’arme factice peut être interdit dans les transports publics et d’autres lieux publics. C’est le cas pour dix-neuf départements, parmi lesquels ne figure pas le Nord, où s’est arrêté notre ami belge. Dans les autres, la peine encourue est une amende qui varie entre 11 et 35 euros.



S'il y a volonté d'intimider, il peut y avoir un recours en justice

À première vue, rien d’illégal donc. Le journaliste aurait pu être contrôlé par principe de sécurité, mais il aurait été relâché lorsque la police aurait pris conscience que son arme était factice.

Pourtant, l’article 132-75 du code pénal précise :

« Est assimilé à une arme tout objet qui, présentant […] une ressemblance de nature à créer une confusion, est utilisé pour menacer de tuer ou de blesser ou est destiné, par celui qui en est porteur, à menacer de tuer ou de blesser. »

 

Une part d'appréciation subjective

On peut considérer – spécialement dans le contexte actuel – que se balader dans un train ou dans une gare avec une arme factice pourrait être interprété comme une menace de mort. «À partir du moment où il y a une volonté d’intimider avec une arme factice, il peut y avoir un recours en justice selon l’appréciation des forces de l’ordre pour utilisation d’une arme factice à des fins de menace», estime Stéphane Babonneau, avocat pénaliste au barreau de Paris.



Des personnes poursuivies pour l'utilisation de drones dans le jardin du Luxembourg à Paris

Dans le cas du journaliste, Stéphane Babonneau estime que le port d’une arme factice, même visible, dans son sac à dos ne constitue pas une menace. Mais il s’agit là de son point de vue personnel, et il rappelle qu’en raison du climat de méfiance qui règne, le journaliste aurait pu être poursuivi s'il avait été arrêté, comme certains de ses clients furent poursuivis pour «l'utilisation de drones dans le jardin du Luxembourg», perçue comme une menace par certains témoins.


Pour l'incrimination de menace de mort, le Code pénal prévoit une peine théorique de cinq années de prison et 75.000 euros d'amende. Même si votre préfet n’a pas interdit le port d’arme factice et que vous avez l’esprit taquin, on vous déconseille quand même de faire les malins avec une arme factice dans un train, ou dans les lieux publics en général.

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