La politique spatiale de la France
Lambition spatiale de la France repose sur une politique ciblée mise en oeuvre dans les cinq grands domaines suivants :

  laccès à lespace, notamment par la consolidation du secteur des lanceurs après la réussite du lancement de la version lourde dAriane 5 le 12 février dernier ;
  le développement dapplications pour le grand public dans les domaines de la radionavigation et des télécommunications par satellite ;
  le développement dapplications au service du développement durable (occupation des sols et suivi des ressources végétales, gestion de leau, qualité de latmosphère) ;
  les projets de recherche scientifique dans et sur lespace avec lappui dune communauté de 2 000 chercheurs en France ;
  la sécurité et la défense.

Dans chacun de ces cinq domaines, le ministère de la Défense participera à lorientation de lensemble de la programmation du Centre national détudes spatiales (CNES) afin de favoriser le caractère dual (civil et militaire) des projets retenus. Le CNES veillera également à assurer la cohérence de sa politique technologique et industrielle avec celle conduite par le ministère de la Défense.

Ces orientations sont retracées dans le contrat dobjectifs et de moyens du CNES, dune durée de six ans (2005-2010). Les moyens consacrés à lespace seront en croissance sur la durée du contrat : la part destinée au financement des programmes spatiaux nationaux croîtra de 1,5 % par an sur la durée du contrat, tandis que la contribution de la France à lAgence Spatiale européenne (ESA) sera stabilisée à 685 millions deuros par an.

LEurope joue un rôle important dans le domaine spatial, en particulier grâce à lESA dont le 30ème anniversaire sera célébré cette année. Le traité établissant une Constitution pour lEurope reconnaît une compétence "partagée" de lUnion et des États membres en matière despace : lUnion européenne pourra ainsi élaborer une politique spatiale européenne quelle mettra en oeuvre en étroite coopération avec les États membres.