Le ministre des solidarités, de la santé et de la famille a présenté une communication sur le dépistage du cancer.

Complément indispensable des actions à long terme engagées contre les facteurs de risque, le dépistage constitue un des leviers importants du plan de lutte contre le cancer pour abaisser la mortalité. Un cancer diagnostiqué précocement augmente les chances de guérison et permet un traitement moins lourd.

Tout doit être fait pour garantir à nos concitoyens un accès équitable aux méthodes fiables de dépistage et aux traitements applicables aux cancers les plus fréquemment détectés. Tel est le défi que relève actuellement le Gouvernement pour le cancer du sein, le cancer colo-rectal et le cancer du col de lutérus.

Le dépistage du cancer du sein est proposé tous les deux ans à toutes les femmes de 50 à 74 ans, soit 8,2 millions de personnes et généralisé à lensemble du territoire. Le dépistage du cancer colo-rectal est expérimenté dans 23 départements et concerne 2,2 millions de personnes. En ce qui concerne le dépistage du cancer du col de lutérus, plus de six millions de frottis sont réalisés chaque année et le test de recherche de linfection HPV est remboursé depuis février 2004.
    
Très nombreux sont les professionnels de santé qui adhèrent à des cahiers des charges précis et exigeants élaborés par des groupes techniques nationaux mis en place par le ministère de la santé afin de garantir la qualité du dispositif de dépistage. Cette démarche-qualité impose, notamment, le suivi de formations spécifiques par les professionnels de santé et un investissement dans la mise à niveau de leurs équipements. Plus de 8 000 médecins généralistes et 11 000 radiologues ont suivi ces formations.

Le défi majeur consiste à atteindre, pour chacun des cancers dépistés, la plus grande proportion du public concerné.

Le ministère de la santé a par ailleurs fortement développé loncogénétique, contribuant ainsi à améliorer le dépistage des formes héréditaires de cancer.

La création de lInstitut national du cancer constitue loutil privilégié dune meilleure coordination de lensemble des intervenants dans la lutte contre le cancer. Cet institut sera un acteur vigilant de la mise en uvre du plan de lutte contre le cancer ; il suivra les réalisations en matière de qualité et de coordination des soins et encouragera tous les progrès en matière de dépistage.