L HERMINE VERTE,......GILLES AU SECOURS !


Après la jument verte, la bicyclette rose, le taxi mauve, les canards bleus, nous savions tous depuis longtemps que les territoires occupés par les Celtes étaient capables d'engendrer des phénomènes étranges, particulièrement par les matinées brumeuses automnales.

Certes les Korrigans et autres habitants des landes et des marais y étaient pour quelque chose, mais ce que nous ignorions c'est que ce genre de phénomène pouvait se produire même dans les cités non lacustres, avec forte densité de population comme Roazon, la capitale des Bretons, et qui plus est, dans les bureaux mêmes du Grand Chef Breton du moment, dont le sol était pourtant bien protégé des influences telluriques et autres phénomènes surnaturels par d'épaisses moquettes, des mouchards dans les faux plafonds, et les feals gardes du corps mis en place par le pouvoir central de loccupant. Et bien malgré tout ce dispositif, nous avions vu apparaître une hermine verte sur le bureau même du Grand Chef. Breton Quelle affaire !

Tous les Bas et Hauts Bretons attendaient depuis longtemps pour leur Nation occupée un nouveau logo symbolisant leur vaillante épopée. Ils s'étaient toujours battus fièrement sous lemblème de la croix noire qui leur avait été attribuée par le grand druide romain Urban II, qui à l'époque coordonnait les expéditions punitives en terre sainte, appelées croisades. Plus récemment, touchés par le modernisme venu d'un nouveau continent situé outre atlantique, ils avaient fait corps autour dun nouveau pavillon symbolisant leurs diverses contrées et leur histoire, appelé « Gwenn Ha Du » mais qui était , quant à lui, toujours noir et blanc. De toute évidence, ils attendaient tous un nouveau logo dans le même genre, notamment pour l'apposer sur les plaques numérotées de leurs véhicules automobiles. Les dites plaques servant à l'occupant pour collecter un impôt spécial destiné à financer partiellement les faux frais de la Cour parisienne, autant .que cela servit aussi la cause bretonne.

Or, juste au moment, ou dans un geste de grande mansuétude, l'occupant allait les autoriser à apposer sur ces plaques, un symbole les identifiant, voila l'hermine verte qui apparaît ! Phénomène très étrange, d'autant plus que quelques temps auparavant, une association occulte et récalcitrante, avait justement écrit une lettre au Grand Chef au sujet de ces fameuses plaques numérotées....Mais c'était sans compter avec la féale compagnie de sécurité du Grand Chef, qui veillait aux grains et qui accessoirement recevait ses ordres de la capitales des Francs et avait malencontreusement égaré ce courrier.

Le moral était au plus bas, car ils s'apprêtaient justement à manifester dans leur ancienne capitale appelée Naoned, dont l'occupant leur avait interdit l'accès depuis un demi siècle, craignant quune réunification leur monte à la tête et perturbe l'équilibre très fragile de l'ensemble des territoires occupés.

Cest alors, quun barde débarqué de lîle de Groix, qui avait justement ecrit une chanson « la blanche hermine » symbole de la résistance bretonne, et qui était devenue un second hymne national, repris les choses en main.

A suivre..

Pierre Le Labousse membre du Conseil national du Parti Breton