Communiqué de Presse - Vendredi 23 février 2007 - Dans notre enfance lorsque nous revêtions nos blouses d'écoliers pour partir en classe nous éprouvions une certaine fierté et nos instituteurs nous enseignaient le goût de l'apprentissage de l'écriture et celui de la lecture.


« Un livre cest sacré ! » disaient ils !

Ces livres nen avaient que plus de valeur à nos yeux et servaient même à plusieurs générations délèves, qui, dune année à lautre, se transmettaient le témoin du savoir. Il ne serait jamais venu à l'idée d'aucun de nos camarades d'endommager un livre quel qu'il soit. Le livre était symbole de culture et objet de la connaissance. Au tableau noir de cette école de la république, chaque matin était inscrite une valeur morale liée au respect dautrui. Endommager un livre, ou encore en déchirer une page nétait pas envisageable, et quiconque sy serait risqué aurait été sévèrement puni.

Comme les temps changent !
Les faits que je vous relate ici contredisent toutes les valeurs morales qui nous étaient jusquici enseignées.
En notre ville dAgde, des consignes ont été données par les instances municipales afin darracher la page dun livre
Oh pas nimporte quel livre et pas nimporte quelle page ! Il sagit de la page dun ouvrage de fort belle facture (vendu 150 Frs en 1998), qui relatait l'exposition de la "Gloire d'Alexandrie" effectuée par notre Ville.
Les responsables municipaux ont eu lexcellente idée de décider de distribuer le stock résiduel aux écoliers de la Ville à titre éducatif.
La démarche éducative est louable et lon ne pourrait quy adhérer si elle nétait corrélativement assortie dune censure aussi inacceptable que puérile.

Quelle est donc cette page si honteuse quil a fallu larracher ?
Cest celle de l'éditorial écrit par l'ancien Maire d'Agde, Régis Passerieux.
La lecture de cet éditorial entièrement consacré à lexposition ne laisse entrevoir aucune promotion personnelle ou politique du Maire de lépoque.
Dois-je préciser que jaurais réagi strictement de la même manière sil sétait agi dune autre signature que celle de lancien maire.
Dailleurs pour faire dune pierre deux coups le verso de cette page supprime également les remerciements de la conservatrice du Musée à tous les participants à lexposition agrémentés dune traduction en langue arabe.
Si déchirer les pages d'un livre est un sacrilège, donner lordre aux administratifs municipaux de le réaliser en abusant de je ne sais quel pouvoir, est une infamie du même acabit.
Alors aussi anodin que cela paraisse, ce type de comportement est à dénoncer.
Quelle que soit notre histoire, quel que soit notre passé, vouloir locculter ne serait ce que par omission cest déjà faire montre dune forme de révisionnisme.

A quoi riment ces règlements de compte avec l'ancien Maire ?
Pourquoi ne pas débaptiser le boulevard François Mitterrand aujourdhui et demain peut être en cas de changement de municipalité lAvenue du Général De Gaulle. Avons-nous décidé d'effacer toutes les traces de nos prédécesseurs, comme cela se faisait dans lÉgypte ancienne pour certains pharaons dont on martelait leffigie ?
Lhistoire doit-elle cacher lexistence des dynasties municipales parce quun nouveau pharaon a pris la place du précédent ?
A moins que notre maire ne se prenne pour un maître d'école qui déchirait les pages de nos cahiers pour travaux non conformes au programme ? Mais de quel programme ?

Jamais un instituteur digne de ce nom ne fera déchirer les pages d'un livre

Je ne porterai pas de jugement sur lexposition elle-même, ce nest pas ici le propos.
Que lon oppose le coût à la notoriété, la munificence à la frugalité, et que lon disserte sur lopportunité de cette réalisation cela reste dudomaine politique.
Mais cette réaction est puérile - et jemploie le mot puéril à dessein - afin de ne pas imaginer que cet acte soit révélateur dautres
méthodes plus calculées.
Cette réaction révèle avant tout le peu de prise en compte de notre programme culturel qui a, certes, à rougir par rapport à ceux de nos Maires précédents que ce soit Pierre Leroy-Beaulieu ou Régis Passerieux.
Arracher les pages d'un livre pour en faire disparaître le nom de son auteur est un acte irrespectueux et grave, car c'est par ce genre d'acte que la censure et la dictature du mépris s'installent.
Je me souviens de ces morales et ces dictons inscrits sur le tableau noir de mon enfance et particulièrement celle de Montesquieu :
" Nier le passé, c'est nier son avenir ".


Aujourdhui on appelle cela le révisionnisme.


Didier Denestebe
Pour le Parti Agathois

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