Des coupables, mais pas de responsables

Paris, le 14 novembre 2005 -  COMMUNIQUE DE PRESSE - Le Président de la République na apporté aucune réponse aux graves questions posées par la crise très profonde que connaît notre pays.Justifiant la décision liberticide et inefficace de maintien de létat durgence, il a stigmatisé et présentés comme coupables les étrangers vivant en France et les familles en proie aux pires difficultés. Contre elles, contre eux, il nappelle quà la sanction.

Contraint de reconnaître lampleur des difficultés vécues dans certains quartiers, des discriminations dont sont victimes nombre de femmes, dhommes, et particulièrement de jeunes, il na proposé aucune mesure susceptible de les régler. Pire, il a donné quitus au gouvernement estimant contre toute évidence que, en létat, sa politique répondait aux problèmes.

 

Le seul aspect positif de sa déclaration, porte, dans les mots, sur un point : il a reconnu que la loi obligeant chaque commune à respecter un minimum de 20 % de logements sociaux était nécessaire. Mais il sest gardé dannoncer à ce sujet toute mesure contraignante, et a même davance justifié les manquements par les difficultés.

Pour les jeunes, pour lemploi, pas un mot hormis lannonce dun vague service civil daccompagnement et de formation sur lequel il na strictement rien dit de précis. Pas un mot sur lampleur des moyens budgétaires à mettre en uvre pour répondre aux besoins criants mis en lumière par cette crise. Au contraire, il a donné acte au gouvernement de ce quil navait rien à revoir de son budget. Des mots, encore des mots, toujours les mêmes. Mais dactes : aucun.

Parti communiste français