Dans un contexte de croissance amorphe où le chômage campe sur un taux à deux chiffres, le retour dune politique stimulée par la recherche/innovation mettant en perspective des créations demplois est indispensable.

Pour la CGT-Force Ouvrière, les pôles de compétitivité, dont elle a soutenu le principe, sinscrivent dans cette démarche. Néanmoins, à la lumière des pressions qui se sont exercées lors de la sélection des projets par le CIADT, Force Ouvrière mesure la distance qui sépare lintention de relancer lactivité économique et lemploi et la volonté limitée de dégager des moyens budgétaires en rapport avec lambition des objectifs. Par leur faiblesse, ceux-ci contrastent fortement avec les exigences financières requises par ce type dinvestissements; par leur nature, ils reflètent les orientations contradictoires du gouvernement en matière de politique économique.
LEtat reprend la main en prônant une nouvelle stratégie industrielle mais son financement repose en grande partie sur la braderie continue de ses actifs du reste déjà préemptés pour dautres usages (résorption des déficits publics, alimentation du Fonds de réserve des retraites) donc sur la poursuite de son désengagement. Quant à la source de financement, Force Ouvrière émet de sérieuses réserves sur la partie exonérations fiscales et sociales qui, non seulement pénalise les recettes budgétaires et sociales, mais aussi assimile lexcellence industrielle à la zone franche.
Enfin, Force Ouvrière insiste sur la nécessité davoir une stratégie industrielle prenant en compte un traitement égalitaire sur lensemble du territoire, notamment au regard des activités générées au fil du temps par la dynamique des pôles.