COMMUNIQUÉ DES VERTS - Lors de son interview du 14 juillet, Jacques Chirac a eu nouvelle fois manqué à ses responsabilités en se défaussant de tous les sujets comme sil nassumait pas dêtre Président depuis maintenant plus de 10 ans et quil ne sinterdit semble-t-il pas de se représenter.


Sur le sujet crucial de lemploi il a continué de se borner à dénoncer avec virulence les 35 heures bien que le gouvernement Raffarin les ait de fait supprimées et a repris le thème de laile la plus libérale du medef, passant dailleurs au-dessus du plan de cohésion sociale en traitant de nouveau la question du chômage comme celles des personnes quil fallait "inciter" à retravailler. Sa promotion des guichets uniques rassemblant lUNEDIC et lANPE, qui pourraient signifier de confier un "contrôle" des chômeurs aux syndicats patronaux soulève nos plus vives inquiétudes.

Sur la question européenne, il a eu limpudence de dire que le résultat du référendum ne le concernait pas directement. Refusant de voir lacte de défiance exprimé par les électeurs vis-à-vis de lactuelle construction européenne, le profond rejet des politiques libérales menées par la droite, lensemble de ses propos sont empreints dun éloignement impressionnant dune immense majorité des français. Il sest également arc-bouté sur le maintien dune politique agricole commune qui consacre une agriculture productiviste et exportatrice, qui dégrade notre environnement, réduit le nombre dagriculteurs et détruit les économies rurales du tiers-monde.

Enfin, les Verts continuent de constater avec de plus en plus de consternation que, bien que le président se targue dans les sommets internationaux dêtre un grand défenseur de lenvironnement, il na pas eu un mot pour les questions envionnementales. Alors même que la France connait par exemple depuis quelques jours des pics de pollution à lozone dangereux pour lensemble de la population, que les crédits de recherche sur les questions environnementales et sur les énergies alternatives sont insignifiants à léchelle des problèmes en cause, le Président de la république sest seulement félicité de la relance du programme électro-nucléaire par lEPR et ITER.

Cécile Duflot, Porte Parole