PARTI BRETON STROLLAD BREIZH Kemennadenn Communiqué Press Release An Oriant - Lorient le 8 mai 2007 Face à Nicolas Sarkozy, les voix des Bretons pour Ségolène Royal nappartiennent pas au PS.

Finies les illusions : les Bretons doivent désormais défendre leurs intérêts par eux-mêmes. Le choix laissé aux électeurs bretons pour le second tour des élections présidentielles était bien réducteur : ni le PS ni lUMP ne sont respectueux de lidentité bretonne et depuis toujours la démocratie française ne sexerce quà usage interne pour reproduire le modèle centraliste parisien. Le Parti Breton note par deux fois la singularité de la Bretagne : le bon score de François Bayrou au premier tour et lécart important en faveur de Ségolène Royal en Bretagne par rapport au reste de lHexagone (Ségolène Royal : BZH 52,68 %, Hexagone 46,94 % ; Nicolas Sarkozy : BZH 47,32 %, hexagone 53,06 %).

Il est clair que majoritairement les Bretons ont fait abstraction de la liaison Ségolène Royal/PS pour refuser la vision très nationaliste de Nicolas Sarkozy. Le vote breton est donc très spécifique par rapport à celui du reste de lHexagone. Cette tendance sétait déjà exprimée lors des élections présidentielles précédentes. A linverse du vote français, le vote breton est plus social, réformateur et européen. Pour le Parti Breton, cela implique à terme lémergence dun vote social-démocrate et breton défendant les intérêts propres de la Bretagne.

Ce point de vue conforte le Parti Breton à proposer une alternative politique indépendante des partis français qui ne font jusquà maintenant quutiliser le désir de changement des Bretons pour ensuite mieux ligoter toute tentative démancipation. Le Parti Breton appelle les Bretons et les Bretonnes à être vigilants et réactifs à toute nouvelle atteinte aux intérêts bretons de la part dun pouvoir français aujourdhui renforcé par la victoire de Nicolas Sarkozy. Les mobilisations futures sociales ou identitaires en Bretagne ne sauraient être récupérées à lavenir par le PS au prétexte que le blocage à toute réforme institutionnelle proviendrait du fait que cest la droite qui est au pouvoir à Paris.

Les Bretons ont suffisamment donné dans ce genre descroquerie intellectuelle depuis lépoque de toutes les promesses non tenues de François Mitterrand. Désormais, les Bretons doivent se mobiliser pour eux-mêmes dans le seul cadre dorganisations bretonnes. Cest dans cet état desprit que le Parti Breton souhaite rassembler le maximum de Bretons et de Bretonnes.

Pour le Parti Breton Le président Gérard Olliéric