lascaux.jpgLa grotte de Lascaux nest pas en danger de mort

Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, se félicite de la haute tenue scientifique des débats du symposium « Lascaux et la conservation en milieu souterrain » quelle a ouvert le 26 février dernier à Paris.
Cette rencontre, dont la ministre avait pris linitiative et dont elle avait confié la présidence à Jean Clottes, président de lInternational Federation of Rock Art Organizations, a été marquée par lesprit douverture et la transparence auxquels elle tenait.

Au terme de deux jours déchanges et de débats entre scientifiques du monde entier, spécialistes de la conservation du patrimoine et archéologues préhistoriens, plusieurs décisions ont été annoncées :
- linstallation dun nouveau comité scientifique indépendant et international, élargi aux sciences dures,
- le caractère prioritaire des investissements nécessaires aux programmes de recherche et à la conservation de la grotte de Lascaux,
- louverture, en Dordogne, dune « grotte laboratoire » dévolue aux essais scientifiques,
- la « sanctuarisation » de la colline de Lascaux en accord avec la commune de Montignac et le Conseil général de la Dordogne.

Le président du symposium a par ailleurs formulé les recommandations suivantes :
- conduire des études dimpact avant toute intervention, comme le recommande lUNESCO,
- ouvrir de nouvelles pistes détudes, comme la recherche génomique,
- établir tous les six mois un bilan de santé de la grotte et le rendre public,
- organiser un nouveau symposium dici trois ans.

Tous les participants se sont accordés pour reconnaître la nécessité dun travail interdisciplinaire régulier et construit, fondé sur la connaissance et la mise en commun des données rassemblées.

Dans ses conclusions, Jean Clottes a tenu à souligner que, malgré la complexité des problèmes en jeu, « la grotte de Lascaux n'est pas en danger de mort ».