Vainqueur de la Generali Solo, première épreuve du circuit solitaire de la saison, vice-Champion de France de Course au Large en Solitaire, vainqueur de l'IB Group Challenge 2005 sur Banque Populaire, troisième de la Solitaire Afflelou Le Figaro 2004, Jérémie Beyou fait figure de favori de cette 36ème édition de la Solitaire.

Ce n'est pas pour autant qu'il "se met la pression". Son état des lieux de la concurrence est clair, son analyse de la course à venir est simple, ses commentaires sont sans détour. Demain dimanche, Jérémie prendra le départ de la Solitaire pour la neuvième fois. Le jeune skipper de 29 ans n'a plus qu'une envie, en découdre et ne plus écouter les pronostics de victoire.

" Coriace, en forme, dangereux, ..." : Quand on demande à Jérémie Beyou, skipper de Delta Dore, de réagir aux commentaires que font de lui quelques uns de ses concurrents, il rigole et dit "je n'y prête pas attention ! En 2002 à Gijon, j'étais 3ème au général provisoire et, au départ de la dernière étape, tout le monde me disait : "tu vas gagner, cette course elle est pour toi." Et j'ai fini 5ème ... J'ai toujours été coriace, je n'ai pas changé."

Est-ce son titre de vainqueur de la Generali Solo, ses navigations concluantes sur le trimaran Banque Populaire ? Sans aucun doute, Jérémie est en forme : " Les années précédentes, j'avais beaucoup d'anxiété au départ de la Solitaire. Aujourd'hui j'ai très envie de partir, je suis impatient d'être sur l'eau. J'ai fait l'impasse sur la Saint-Nazaire - Cuba pour me reposer, l'IB group Challenge et le grand prix de Vigo en multicoque m'ont bien décoiffé, j'ai beaucoup travaillé la navigation, j'ai très envie de partir en mer."

A 24 heures du départ, Jérémie livre son analyse de l'étape à venir entre Perros Guirec et Getxo Bilbao sur un parcours de 390 milles : " Globalement, la course sera longue,tendue, et compliquée aux arrivées. Ce sera très serré et il y aura des surprises jusqu'au bout. Pour la première étape, nous aurons un peu de vent pour partir, beaucoup plus dans le golfe de Gascogne. Il ne faudra pas rater le passage de la côte du Finistère Nord et de Ouessant parce que l'on peut vite prendre 3 nds de courant dans le nez. On ne pourra pas prendre de grandes options stratégiques, ce sera une régate au contact, avec des choix tactiques à faire du type dormir ou barrer ? Changer de voile, hisser le spi ? Après la traversée du golfe, l'arrivée à Bilbao sera tordue ..."
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