A la suite de « linaction » de Yannig Baron, il avait été annoncé à Pontivy le 10 mai par les directeurs diocésains, un certain nombre de mesures parmi lesquelles louverture de 7 nouvelles filières bilingues dont une à Pornic.

Mais voici que lEnseignement Catholique de Loire Atlantique sy oppose et, pire encore, que le Comité diocésain de lEnseignement Catholique (CODIEC) de ce département breton annonce son intention de bloquer le développement du bilinguisme en dépit du règlement administratif.

Nous vous invitons à faire connaître votre sentiment sur cette affaire en intervenant auprès de :

Monsieur le Directeur Diocésain

Centre Ozanam

15 rue Leglas Maurice

BP 44 104

44 041 Nantes cedex 1

Tél : 02.51.81.64.00

Fax : 02.51.81.64.20

Mail : messagerie : ec44.scolanet.org

Evêché de Nantes

Monseigneur Soubrier

7 rue du Cardinal Richard

44 300 Nantes

Envoyez une copie à DIHUN si possible :

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

1 rue des patriotes 56 000 Vannes .


En Loire Atlantique :

Monsieur et Madame JAMET, parents délèves de lécole lAnge Gardien de Pornic avaient demandé louverture dune filière bilingue dans cette école dès le début de lannée.

Le 10 mars , le directeur avait reçu fort aimablement une délégation composée, en plus des parents de son école, de Monsieur Roue de lOfis ar Brezhoneg de Nantes et de Yannig Baron, président de DIHUN Breizh.

Au cours de cette rencontre très cordiale et positive, il avait été décidé de la visite du directeur dans diverses écoles bilingues de Vannes la semaine suivante, constaté que cette ouverture ne demandait aucun moyen supplémentaire et souligné quil y avait une enseignante de Saint-Nazaire en formation prête à prendre le poste.

Le directeur sest déclaré daccord pour louverture dès la rentrée 2006, pour organiser linformation des parents, avec la seule réserve (bien normale) de laccord de la DDEC.

Puis les choses ont commencées à se déconstruire. Le directeur a remis ses projets de visite, puis nest pas venu, puis nous avons appris quil avait reçu consigne « de ne pas bouger ».

Les parents ont écrit à lécole le 14 avril, puis à la DDEC 44 le 20 avril toujours sans recevoir de réponse.

Le 5 mai, lassociation DIHUN 44 a écrit à la DDEC, à lEvêché et à plusieurs correspondants pour expliquer son dépit des conditions faites au breton dans lEnseignement Catholique de Loire Atlantique. Pas plus de réponse

Le 31 mai les parents rencontrent le directeur de Pornic qui leur fait part de lopposition de la DDEC 44 au projet.

Le 15 mai, Yannig Baron prévient les autre directeurs diocésains que la non ouverture de la filière de Pornic constituerait une rupture morale des accords conclus le 10 mai.

Le directeur diocésain du Finistère, également président du CAEC (Comité Académique de lEnseignement Catholique de Bretagne) de même que le directeur diocésain des Côtes dArmor et président du GPLR interviennent et insistent auprès de leur collège de Loire-Atlantique pour quil réponde favorablement à cette demande. Aucun succès. LOfis ar Brezhoneg écrit aussi sans plus d écho

En bref :

Entre le 24 janvier et le 21 mai 2006, lEnseignement Catholique de Loire-Atlantique na répondu à aucun des courriers des parents de Pornic,de DIHUN 44, de DIHUN Breizh et de lOfis ar Brezhoneg. Cela est-il normal ?

Sa seule action aura été de donner des instructions au directeur de Pornic «de ne pas bouger. »

Dans le communiqué du CODIEC du 24 mai, on nous parle de «LA filière bilingue breton/français » et on nous dit que le CODIEC « sengage à soutenir la filière de Sainte Madeleine » on se demande bien comment « à en faire un pôle scolaire linguistique fort en y introduisant dautres langues à vocation européenne et internationale » outre que, grâce à DIHUN et à son travail, cela est déjà fait depuis longtemps on ne voit le rapport direct ni avec Pornic ni avec le breton. Pour finir, le CODIEC « exclut, pour linstant, toute autre implantation de la filière bilingue breton/français dans son réseau détablissements » Et là nous touchons lessentiel si les mots ont un sens !

Au nom de quelles valeurs lEnseignement Catholique de Loire-Atlantique refuse-t-il, arbitrairement, de répondre à la demande des parents ?

Refuse-t-il douvrir toute autre filière bilingue ?

Refuse-t-il dappliquer les textes de lEducation Nationale qui invitent à la construction de Pôles de développement constitués de plusieurs écoles et à la recherche de nouveaux sites (B.O n°33 du 13 septembre 2001 et sur le développement de lenseignement des langues et cultures régionales.)

Refusent-ils dinformer les parents, comme le demande, par exemple, lI.A de la circonscription de Couëron/Savenay. « Conformément au B.O linformation des parents délèves doit être assurée par les représentants de lEducation Nationale et je vous demande de faciliter la mise à disposition des documents dinformation qui vous seront remis par les associations habilitées par lEnseignement National » écrit-il aux chefs détablissements. Pourquoi donc ce qui est possible dans lenseignement public de Savenay est-il empêché dans lEnseignement Catholique de Pornic !

Pourquoi la DDEC de Loire-Atlantique se refuse-t-elle à résoudre les problèmes posés comme les autres départements lon fait ?

A quoi comptent les parents si on leur refuse doffice de répondre à leurs droits les plus élémentaires conformément à la Déclaration Universelle des Droits de lHomme article 26 para 3 : « les parents ont, en priorité, le choix du type déducation à donner à leurs enfants»

LEnseignement de lEglise, les encycliques, le discours de Jean-Paul II à lONU, nont-ils de sens que pour les autres ?

Conclusion :

DIHUN demande une médiation durgence (dans les jours qui viennent) et propose Monsieur Jean-Yves Savidan, directeur de la DDEC 22 et président du GPLR dont la DDEC 44 est membre, comme médiateur.