Communiqué de presse, le 27 Avril 2021 - L’industrie marocaine du tourisme sera en mesure de gérer le nombre croissant de visiteurs étrangers.

Le tourisme mondial a progressé de manière quasi constante ces deux dernières décennies, grâce à des voyages plus simples et moins coûteux. Entre 1997 et 2017, le nombre de départ vers l’étranger a plus que doublé passant de 687 millions à 1,57 milliard par an, selon la Banque Mondiale.

La classe moyenne mondiale augmentant jusqu’à 160 million de personnes chaque année, il n’est peut- être pas surprenant que les départs des pays à revenu faible ou intermédiaire aient représenté plus de la moitié de l’augmentation du nombre de touristes passant de 121 millions en 1997 à 564 millions en 2017. Le nombre de visiteurs dans les pays à revenus faibles et intermédiaires a augmenté de manière significative durant la même période, augmentant de 163 million à 515 million, démontrant une croissance rapide de leurs industries touristiques.

Les gens étant plus nombreux à se déplacer qu’avant, il existe un besoin évident d’installations touristiques adéquates. Malgré l’émergence des sites de partages d’hébergements tel que Airbnb, la majorité des voyageurs préfèrent loger dans les hôtels. Il existe de nombreux boutique hôtels à Rabat – Maroc – et dans le reste du pays. STORY Rabat est l’un des meilleurs hôtels situés à Rabat. Deloitte est une société comptable multinationale, a prédit une augmentation de 5 à 6% des réservations brutes en 2018, portant le total à 170 milliards de dollars, un record absolu.

Par ailleurs, selon STR Global, une société internationale de données et d’analyse comparative du secteur hôtelier, le nombre de chambre d’hôtel dans le monde a augmenté de 17,7% par rapport à 2008 pour atteindre 17 millions en 2018. Plus de 184 000 hôtels proposaient ces chambres, soit une augmentation de 8,4% par rapport à 2008. Le fait que le nombre de chambre augmente à un rythme de deux fois supérieur à celui des hôtels signifie que la taille moyenne des hôtels augmente.

 

Paysage de l’investissement :

En 2017, les investissements hôteliers transfrontaliers ont totalisé 10$ milliards, soit 15% du total mondiale (62,5$ milliards). Les investissements hôteliers en Europe (4,5$ milliard) et en Amérique du Nord (4,4$ milliards) ont représenté approximativement 90% du total, avec l’Amérique du Sud et l’Asie (hors Chine continentale) ont obtenu environ 800 millions de dollars chacune. Même si l’afflux des capitaux étrangers en provenance de Chine ralentit, les investisseurs asiatiques devraient représenter la majorité des actifs hôteliers à court terme. Les investisseurs d’Asie du Sud-Est en particulier, deviennent des acteurs plus important dans l’industrie hôtelière internationale.

Ces dernières années, de nouvelles possibilités d’exposition des investisseurs au secteur de l’hôtellerie sont devenues plus populaires, en plus de l’approche conventionnelle des acquisition directes d’hôtels. Tant le financement par emprunt que les activités de fusion et d’acquisition ont considérablement augmenté ces dernières années. Selon le rapport « Hotel investment outlook 2018 » de JLL, cela a permis à des acteurs non-traditionnels, comme les compagnies d’assurance, les fonds de pension et les sociétés de capital-investissement d’entrer sur le marché. Malgré le climat de taux d’intérêt bas qui a prévalu pendant la majeure partie de la décennie précédente, ils ont été attirés par les rendements raisonnablement élevés proposé. Les investisseurs généralistes ont représenté 71% du total des investisseurs dans le secteur hôtelier en 2017, contre 62% en 2014 selon JLL, et cette tendance devrait se poursuivre à mesure que la classe d’actifs arrive à maturité.

Le Moyen Orient et l’Afrique :

Le développement des chambres d’hôtel au Moyen-Orient et en Afrique s’est accéléré en 2017, selon les résultats de JLL, en deuxième position après la Chine. Cette tendance encourageante peut être attribuée à la croissance économique significative de la région et à l’émergence de la classe moyenne, qui a entraîné une augmentation de la demande de voyages.

L’expansion rapide de l’offre de chambres d’hôtel en Afrique Subsaharienne a augmenté les pressions concurrentielles sur le marché de la région, y compris les hôtels de Rabat, au Maroc. En 2019, JLL prévoyait 1,7 milliard d’investissements hôtelier en Afrique Subsaharienne, avec des revenus sur investissement de 400 millions de dollars.

Le Maroc a mené la charge en Afrique du Nord tant en termes de nombre de touristes –estimé à 12,5 millions en 2018, soit une hausse de plus de 10% par rapport à l’année précédente- que d’infrastructures hôtelières. A Rabat, par exemple, une flopée de nouveaux complexes et hôtels haut de gamme offrent un hébergement luxueux, ce qui attire les touristes à rester plus longtemps. Un spa et un hammam traditionnel Marocain, une salle de sport ultra-moderne et une piscine de 25 mètres entourées de jardins sculptés et de jeux d’eau font partie des installations de loisirs à Rabat. C’est l’endroit idéal pour les petites réunions d’entreprises, les retraite et autres activités exclusives. Le Luxury Lifestyle Award à New York a désigné le STORY Rabat étant le « meilleur hôtel de luxe » au Maroc pour l’année 2020.

L’Asie émergente :

Selon l’enquête de JLL, il existe une disparité importante entre les modèles de construction de chambre d’hôtels en Chine continentale, qui ont accéléré en 2017 et le reste de la région Asie-Pacifique, qui a ralenti, en raison des « réions émergente qui connaissent un ralentissement de la nouvelle croissance ». Cependant le Vietnam semble être l’un des rares pays où la demande de nouvelles chambres d’hôtel dépasse l’offre. En 2018, on s’attend à ce que 15,5 millions de touristes internationaux visitent le pays. Depuis 2010, le Vietnam a connu une augmentation du nombre de visiteurs internationaux. Le nombre d’hôtels appartenant à des chaînes internationales a plus que doublé entre 2010 et 2017, passant de 30 à 79 et d’autres sont en route. Selon Savills, une société mondiale de services immobiliers, 30 000 chambres supplémentaires seront livrée d’ici la fin 2019. Malgré les chiffres du tourisme, on craint que le boom de la construction ne crée une concurrence intense dans les années à venir.

L’offre excédentaire sur le marché hôtelier thaïlandais est devenue une source de préoccupation, alors que le pays s’est hissé au rang de destination touristique internationale la plus populaire d’Asie du Sud-Est, attirant plus de 35 millions de visiteurs étrangers en 2017. La prolifération des hébergement non autorisés et non contrôlés a exacerbé le problème ; le Bureau National des statistiques indique qu’il existe 457 000 chambre d’hôtel officielles disponibles, auxquelles s’ajoutent 500 000 dans des hôtels non autorisés et des résidences non réglementées.

L’Amérique Latine :

Le Mexique possède le marché le plus établi d’Amérique Latine, avec 392 000 chambres d’hôtel à la fin de 2017 – devant les 257 000 du Brésil et les 60 000 de l’Argentine. Les investisseurs hôteliers internationaux s’intéressent de plus en plus au Chili, à la Colombie et au Pérou. Les contraintes d’infrastructure, selon Carlos Trujillo, président exécutif de l’Association Mexicaine des Promoteurs Touristiques, restreignent la sélection de produits et de services de haute qualité disponible dans l’industrie, faisant écho aux défis rencontrés par les secteurs hôteliers moins établis dans toute l’Amérique Latine. « L’office du tourisme mexicain s’efforce d’attirer dans le pays davantage de touristes à fort pouvoir d’achat ou de tourisme haut de gamme, mais les limitations en matière d’infrastructures doivent être abordées et surmontées pour fournir les ressources que le tourisme haut de gamme exige »

 

Modèles commerciaux perturbateurs :

Les sites technologiques de partage de logement, tels qu’Airbnb, ainsi que des alternatives plus existantes, telles que la multipropriété, ont augmenté la concurrence pour les hôtels. Selon les recherches de JLL, le nombre d’annonces de partage de logement est plus élevé dans les villes où e taux d’occupation des hôtels est élevé. Selon les données de JLL, alors qu’un nombre croissant de villes imposent des restrictions aux plateformes de partage de logement, il n’y a pas eu d’effet discernable sur les performances des hôtels dans les villes où ces plateformes sont déjà implantées. Cela implique que les hôtels et les logements partagés ne se disputent peut-être pas le même marché.

La technologie a également permis des gains importants. Les hôteliers peuvent attirer un plus grand nombre d’acheteurs potentiels et augmenter le taux d’occupation en proposant des tarifs réduits sur des sites de réservations en ligne comme Expedia et Hotels.com. Oyo est un bon exemple de marché émergent ; depuis sa création en inde en 2013, elle est devenue la plus grande chaîne hôtelière d’Asie du Sud en nombre de chambres. Oyo est une plateforme en ligne qui réunit un grand nombre de petits hôtels économiques indépendants sous une seule marque aux normes communes. Les hôtels qui rejoignent la franchise bénéficient alors de certaines des économie d’échelle des grandes chaînes hôtelières. Depuis leur collaboration avec Oyo, les hôtels ont pu proposer des tarifs plus compétitifs et doubler, voire tripler leur taux d’occupation. En septembre 2018, Oyo avait construit une large empreinte en Inde et en Chine, tout en s’étendant à l’Indonésie, à la Malaisie, au Népal, aux Emirats Arabes Unis et au Royaume-Uni, avec un réseau d’environ 211 000 chambre dans 349 villes.

 

Perspectives :

L’industrie hôtelière est cyclique dans le monde entier, influencé par les conditions macroéconomiques ainsi que par sa dynamique interne : une forte demande contribue à un taux d’occupation élevé et à des résultats financiers positifs, ce qui provoque une réaction de l’offre, augmentant les chambres disponibles. Les taux d’occupation et les résultats financiers s’en ressentent, ce qui freine les investissements et répète le cycle. Le dernier grand déclin s’est produit en 2009-2010, à la suite de la crise financière mondiale. Les taux d’occupation mondiaux ont augmenté pour atteindre environ 66% en 2018, et le développement des chambres d’hôtel a augmenté ce qui indique que le secteur approche de la fin de son cycle.

Malgré cela, les investissements hôteliers mondiaux ont atteint 43,3 milliards de dollars au cours des neuf premiers mois de 2018, soit une baisse de 5% par rapport à la même période en 2017. A l’exception des Amériques, qui ont connu une augmentation de 9,2% le ralentissement est visible dans toutes les régions. L’économe mondiale étant confrontée à des vents contraires en 2019-20, il pourrait y avoir des répercussions sur les voyages d’affaires et le revenu disponible, ce qui se traduirait par des résultats moins bons dans l’industrie hôtelière. Cela pourrait assombrir le tableau des investissements hôteliers à moyen terme, en particulier sur des marchés sursaturés. Les guerres commerciales mondiales, la hausse des taux d’intérêts et la récession de l’économie la plus importante du monde, la Chine, sont autant de facteurs qui pourraient réduire les volumes de transactions à l’avenir. Toutefois, il y a des raisons d’être optimiste. A long terme, l’Organisation Mondiale du tourisme des Nations unies prévoit que les arrivées de touristes étrangers dépasseront 1,8 milliard d’ici 2030, ce qui représente un taux de croissance annuel de 3,3% entre 2010 et 2030 ; Malgré les vents contraires cycliques à court terme, la croissance continue des niveaux de revenus dans les économies émergentes et développées, combinée à l’expansion de la classe moyenne mondiale, est susceptible de soutenir la demande des chambres d’hôtel à plus long terme.



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