Communiqué de presse gratuit – Antananarivo, Madagascar — 28 mai 2026- Dans un contexte où le chômage des jeunes diplômés dépasse 30 % à Madagascar, le secteur de l’externalisation de la relation client (BPO) s’impose progressivement comme un vecteur d’insertion professionnelle. Certains acteurs du secteur franchissent une étape supplémentaire en ancrant leur activité dans une démarche de responsabilité sociale concrète, notamment en faveur de l’éducation.
Un secteur qui répond à une urgence économique
Chaque année, près de 100 000 jeunes diplômés entrent sur le marché du travail malgache, pour seulement 34 000 offres d’emploi disponibles. Selon l’Institut National de la Statistique (INSTAT), environ 42 % des 18-35 ans restent sans emploi, et seuls 5 % accèdent à un poste formel. Face à cette réalité, le secteur des centres d’appel offre une alternative concrète et structurée.
Les entreprises du secteur BPO recrutent des profils variés — du baccalauréat au master —, avec une majorité de jeunes francophones âgés de 22 à 30 ans. La rémunération proposée y est significativement supérieure au Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), fixé à 262 680 ariary par mois (environ 58 dollars), les salaires en centres d’appel atteignant en moyenne 600 000 ariary (environ 133 dollars).
Pour Zina Raminosona, entrepreneur malgache, le décalage entre formation académique et attentes du marché du travail demeure le principal frein à l’emploi des jeunes : « Les jeunes sont formés de manière très scolaire. Ils sont bons en théorie, mais ils ont du mal à appliquer leurs connaissances dans le monde professionnel. »
Le BPO constitue ainsi un espace de professionnalisation rapide. Farise, office manager dans une entreprise du secteur depuis 2022, en témoigne : « J’ai commencé comme conseillère client et j’ai évolué vers un poste d’office manager en moins d’un an. Ce secteur n’est pas un simple emploi de transition — c’est une véritable carrière pour les jeunes motivés. »
L’éducation au cœur de l’engagement RSE
Au-delà de leur rôle économique, certaines entreprises du secteur s’inscrivent dans une logique d’impact territorial en soutenant activement l’éducation primaire à Antananarivo. C’est le cas de GetHumancall, société d’externalisation de relation client implantée depuis plus de trois ans à Anosizato, qui a lancé un programme RSE structuré en faveur des écoles primaires publiques de la capitale.
Dans le cadre de ce programme, l’entreprise s’engage à intervenir chaque mois auprès d’un établissement différent afin d’évaluer ses besoins prioritaires et d’y apporter des solutions concrètes : fournitures scolaires, mobilier, rénovation des infrastructures, bibliothèques. Une première action a été menée à l’École Primaire Publique (EPP) Antandrokomby Anosizato, avec un don de matériels pédagogiques et de mobiliers d’une valeur de 5 millions d’ariary.
Une seconde intervention a suivi en mai 2026 à l’EPP d’Ambodiafotsy, commune d’Ampitatafika, qui scolarise 288 élèves — dont une part significative d’orphelins et d’enfants issus de familles en situation de précarité. L’entreprise y a distribué des repas chauds à 250 écoliers, avant d’entamer une évaluation des besoins structurels en vue de travaux de rénovation et de l’aménagement d’une bibliothèque.
Jonathan Da Costa, fondateur de l’entreprise, précise que les critères de sélection des établissements reposent sur l’urgence des besoins et la proximité géographique, afin de garantir un suivi rigoureux. L’objectif : améliorer durablement les infrastructures scolaires et renforcer les cantines, piliers essentiels de la scolarisation dans les quartiers défavorisés.
Un modèle d’entreprise ancré dans son territoire
La démarche illustre une tendance plus large : les entreprises du BPO, longtemps perçues comme de simples relais de l’externalisation internationale, investissent de plus en plus dans le tissu social local. À Antananarivo, les centres d’appel se concentrent dans des quartiers comme Andraharo, Ivandry, Andranomena, Tanjombato et Andohatapenaka, contribuant à l’activité économique de la capitale.
Pour les partenaires étrangers qui externalisent leur relation client à Madagascar — en France, en Belgique, en Suisse notamment —, ce positionnement représente une valeur ajoutée : travailler avec des entreprises engagées localement, c’est participer indirectement au développement des communautés malgaches.
Alors que Madagascar fait face à des défis structurels majeurs — chômage de masse, inadéquation formation-emploi, fragilité du système éducatif public —, l’émergence d’entreprises du secteur privé qui assument une responsabilité sociale effective constitue un signal encourageant pour l’avenir économique et social de la Grande Île.
Chiffres clés
30 % : taux de chômage des jeunes diplômés à Madagascar (INSTAT)
42 % des 18-35 ans sans emploi dans le pays
100 000 jeunes entrent chaque année sur le marché du travail, pour seulement 34 000 offres disponibles
5 % des jeunes accèdent à un emploi formel
SMIG : 262 680 ariary/mois (~58 USD) vs salaire moyen en BPO : ~600 000 ariary/mois (~133 USD)
5 millions d’ariary de matériel scolaire donné à l’EPP Antandrokomby Anosizato
250 élèves ayant bénéficié d’un repas chaud à l’EPP Ambodiafotsy (mai 2026)
Contact presse
Nom : Fanampitsoa Kezia ANDRIANAVONY
Fonction : Chargée des Relations Presse & RSE
Email : [email protected]
Téléphone / WhatsApp : +261 34 35 665 24

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