Communiqué de presse – Coincée entre les élucubrations de quelques manifestants et la prochaine interdiction de fumer dans les lieux publics, la gifle a retenti, sans faire suffisamment de bruit. Son auteur en est même, un peu, vexé. Il trouve que son « soufflet » est retombé bien vite dans la presse et lopinion française. Du coup, il vient den remettre une couche. Un nouveau « coup déventail », plus humiliant encore. Bouteflika en « fait vraiment beaucoup », tels ces mauvais acteurs qui appuient par trop sur les traits du personnage.
Celui qui sest refait une santé, depuis son hospitalisation parisienne en fin dannée dernière, a repris les rênes du pouvoir et le mors aux dents pour engager un galop désobligeant contre la France. Ce pays qui a osé qualifier son rôle de « positif » lors de sa présence en Algérie.
Pour mémoire, notons que la reculade du 16 février 2006 qui a consisté en une abrogation de larticle 4 de la loi du 23 févier 2005 par le Conseil Constitutionnel na rien changé à la volonté de celui qui a donné ordre de renvoyer sine die ce traité « damitié » Franco-Algérien. Car cest bien de cela quil sagit, « lamitié » entre Français et Algériens Les excuses justificatrices se résument par, « les conditions objectives et subjectives nécessaires à la signature du traité ne sont pas suffisamment propices aujourdhui ». Ces conditions étaient-elles toutes remplies, entre les peuples, entre lAllemagne et la France, en 1963 ? Ce nest pas certain. Reste que ces pays avaient la chance, à cette époque là, davoir Konrad Adenauer et Charles de Gaulle à leur tête.
Artisans et moteurs dun renouveau qui répondait à une volonté, ils avaient décidé de mettre en commun leurs objectifs de coopération économique, culturelle, scientifique etc… Et ce, sans remonter à Sedan, au wagon de Rethondes, voire même au débarquement. Ils ont pansé leurs plaies, celles de la guerre que sétait faites, de manière inconsidérée, les hommes des générations passées. Ils ont simplement regardé, ensemble, la ligne dhorizon qui, au loin, dessinait lavenir. Derrière eux ils ont entraîné leurs peuples et parmi eux, ceux là mêmes qui avaient perdu un mari, un père, un fils, un frère, dans « la drôle de guerre » ou dans la précédente. Le courage et la force des uns et des autres ont permis de faire table rase de ces peines et de ces larmes qui roulaient encore sur les joues de ces enfants de vingt ans qui, des deux côtés, navaient pas connu leur père. Les mêmes avaient souvent laissé un grand père dans les tranchées de la Marne.
En 2003, lors de son voyage en Algérie, le Président de la République Française a décoché la première flèche de la réconciliation en lançant lidée dun « pacte entre les deux pays ». Depuis lors la France, malgré tous ses accommodements, a attendu un accord du Président Algérien qui sest finalement soldé par cette fin de non recevoir, il y a quelques jours, à Alger. Celui qui, cette année, a définitivement interdit la langue Française dans toutes les écoles en Algérie, se déchaîne depuis cette décision. Il vient de dénoncer lors dun voyage à Constantine, le « génocide de lidentité Algérienne » par la France, durant la période de colonisation de 1830 à 1962 ! Rien que ça ? Non il y a lieu dy rajouter lexigence de repentance, assortie dune réparation morale pour cette période destructrice, Bref, tous les ingrédients qui permettront de voir refleurir cette année encore, sur les ponts et autres bâtiments publics français les revendications de quelques agitateurs qui rappelleront à la France « les massacres du 8 mai 1945 » et « les crimes » de la colonisation. Et pourquoi ne pas occulter, tant quon y est, ce jour de gloire qui mit fin à la dernière guerre en Europe ? Nos gouvernants ont déjà anticipé en préférant ne pas commémorer, sous des pressions fallacieuses, le deux centième anniversaire de la victoire dAusterlitz ! Et si, une fois pour toutes, nous étions comme le dit le titre de lexcellent ouvrage de Max Gallo « Fier dêtre français » en assumant ainsi, notre histoire ? A défaut, poursuit légitimement cet auteur, méfions nous, car « Au bout de cette logique négatrice de lâme dune nation, il y a la destruction de la communauté nationale, son émiettement en communautés rivales et au bout « la balkanisation » de la France ».
Il est urgent que cesse, au plus vite, linvraisemblance de cette situation entre la France et lAlgérie. La rancur dun dirigeant hargneux se doit dêtre aujourdhui convertie en atmosphère de compréhension, de compassion, de paix durable entre les peuples des deux pays. Laissons dormir les morts. Gérard Gorrias
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