Lettre ouverte : Au Ministre de l’Éducation Nationale , de l’Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique. Rabat/Maroc – Le 13 Février 2010 – Objet: Deuxième courrier au sujet de l’injustice de ma situation administrative et professionnelle au sein de l’Éducation Nationale.
Monsieur Le Ministre,
Je prends la liberté de vous écrire, en dehors de la procédure et du protocole administratif habituels, cette lettre «express et recommandée» à l’instar de tous les «citoyens» de ce pays vivant en dehors du secteur de l’Éducation Nationale, contrairement à toutes les législations, les règles et les pratiques qui réglementent la vie administrative partout dans le monde. Après que la porte du courrier administratif m’a été fermée au nez en vue de mieux serrer le carcan de la persécution et de parachever la manuvre de mon isolement méthodique en dépit de ma conduite et de ma discipline irréprochables.
Ainsi, je suis devenu le seul fonctionnaire au Maroc qui exerce sa profession tout en étant privé de ses droits, le seul fonctionnaire dont ses courriers adressés via la hiérarchie administrative sont rejetés, le seul fonctionnaire dans ce pays qui n’est pas informé des notes administratives et le seul qui ne reçoit jamais de convocations pour aller passer les concours professionnels
S’agissant des notes administratives (ministérielle ou autres), je ne peux rien en savoir, contrairement à tous mes collègues, anciens et nouveaux, qui peuvent bénéficier de l’information qu’elles leur apportent. Comme vous le savez, Monsieur le Ministre, ces notes administratives sont l’il du fonctionnaire marocain sur ce qui se passe dans le secteur de l’Éducation Nationale. Si le fonctionnaire ne les reçoit pas en temps et en heure, il perd souvent des droits administratifs et des intérêts professionnels, y compris le droit de se porter candidat aux concours, le droit de recevoir les convocations pour aller les passer et autres
Concernant les concours professionnels, j’ai publié à leur sujet, comme vous le savez, Monsieur le Ministre, un livre entier intitulé «Histoire de la Manipulation des Concours Professionnels au Maroc » en 2009 et je crains que ce cet ouvrage ne soit derrière cette nouvelle catégorie de sanctions qui me pénalise et qui, dans tous les cas de figure, ne semble pas dériver des châtiments que subissaient les écrivains à travers l’Histoire à savoir la saisie et la confiscation de leurs livres ou lempêchement de leur diffusion et de leur circulation ou même leur condamnation au bûcher.
Ce genre de punition que jai subi et que je subis encore est tout à fait nouveau. Cest une punition qui tente astucieusement de contourner le problème en le déplaçant sur le champ professionnel: Il gomme le rôle supposé de l’écrivain dans son secteur de la culture et de la production culturelle pour ne pas lui permettre de faire des vagues ou de faire de lui un héro. Plutôt, il se consacre à le réprimer administrativement et dans le cadre de sa fonction, loin des circonstances et des péripéties qui sont à l’origine de la vraie crise administrative déclenchée avec la publication des «Manifestes d’Octobre» , qui datent de 2004 à 2009 et qui sont tous rassemblés dans un livre sorti l’été dernier sous le titre de «Histoire de la Manipulation des Concours Professionnels au Maroc». Cette nouvelle invention punitive, Monsieur le Ministre, vise essentiellement et sans vergogne à m’accabler d’obstacles administratifs et à m’éliminer sur le plan professionnel.
A propos du courrier administratif, suite au refus affiché de l’administration de mon établissement à faire suivre mes correspondances, j’ai choisi l’usage de la voie postale, de la presse et de l’Internet, ils me servent tous comme avant-dernière solution pour vous approcher, Monsieur le Ministre, avant d’avoir au bout le recours au tribunal administratif.
Pour toutes ces raisons, Monsieur le Ministre, et après cette crise administrative, qui s’étend sur Sept ans environ, durant lesquels je n’ai pas lésiné à m’investir et sans réserve pour le bien de ce secteur et de cette patrie que nous nourrissons tous avec nos sangs, je madresse à vous, Monsieur le Ministre, une deuxième fois à travers cette lettre pour vous alerter sur mon sujet. Je vous ai déjà envoyé un premier courrier à la date du mardi 5 janvier 2010 afin que vous puissiez mettre un terme à cette iniquité qui marque sérieusement ma situation administrative et professionnelle et pour que mon dossier soit ouvert pour ôter définitivement le voile sur les réelles motivations de cette offensive administrative qui m’a été réservée exclusivement et de façon institutionnelle et méthodique jamais connue.
Dans l’attente de l’ouverture complète de mon dossier, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, toute ma considération.
Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.