Communiqué de presse – Paris, le 17 juillet 2026. Le feu a ravagé près de 37 000 hectares en France au cours de l’année 2025, soit l’équivalent de plusieurs dizaines de milliers de terrains de football. Ce bilan fait de 2025 l’une des pires années de la série historique en matière d’incendies touchant les forêts, les broussailles et les espaces naturels ouverts, selon le Système européen d’information sur les feux de forêt.
Comme si ce chiffre n’était pas déjà suffisamment alarmant, les perspectives sont encore plus préoccupantes : depuis le début de l’année en cours, les flammes ont déjà détruit plus de 27 000 hectares, indique 1NCE, entreprise spécialisée dans l’Internet des objets et présente dans plus de 170 pays, à partir de données également recueillies par l’EFFIS.
1NCE souligne le rôle de cette technologie dans la détection ultra-précoce des départs de feu -entre une minute et une heure après leur apparition- grâce à des caméras et des capteurs qui surveillent la température, l’humidité, l’eau, les sols, l’air et la vitesse du vent.
L’Internet des things (IoT en anglais) s’avère utile dans la prévention de ces catastrophes de plus en plus fréquentes en été, mais aussi pendant les incendies actifs et après les sinistres.
Comment réduire de plus de 50 % les effets de la catastrophe
Face à ce constat et à une tendance clairement défavorable d’année en année, la technologie apparaît comme un levier essentiel pour faire face à ces situations dramatiques. Plus précisément, l’utilisation de drones, l’appui de l’intelligence artificielle et, tout particulièrement, les ressources offertes par l’Internet des objets (IoT, pour son acronyme en anglais) constituent un soutien précieux au travail indispensable mené sur le terrain par les sapeurs-pompiers mobilisés sur les feux de forêt. À tel point que l’Internet des objets permet de réduire de plus de 50 % les surfaces calcinées lors des incendies qui se déclarent dans ces zones de végétation, selon plusieurs experts consultés par 1NCE.
Des caméras et des capteurs dans les zones les plus difficiles d’accès
Le principal atout de l’IoT réside dans sa formidable capacité à transmettre des informations en continu et en temps réel, un avantage d’une valeur inestimable dans la lutte contre les flammes, souligne 1NCE. Dès la première phase d’un événement d’une telle gravité, cette technologie peut jouer un rôle déterminant dans la détection ultra-précoce des départs de feu. Concrètement, l’IoT peut détecter des signaux anormaux dans les zones les plus difficiles d’accès entre une minute et une heure après l’apparition du feu.
Sols, température et humidité
Cela est possible, tout d’abord, grâce au déploiement de capteurs au niveau du sol, capables de mesurer en temps réel la température ainsi que l’humidité de l’air et des terrains -un aspect clé pour 1NCE- et de déclencher l’alerte lorsque ces paramètres cessent d’être stables ou connaissent des variations brusques. À cet égard, la sécheresse de l’environnement et des sols peut constituer un signal d’alerte.
Ces dispositifs sont complétés par des caméras classiques ou infrarouges connectées à l’IoT, qui transmettent elles aussi des informations en continu. La combinaison de ces deux types d’outils constitue une solution dont l’efficacité a été démontrée dans la prévention des départs de feu, rappelle 1NCE.
Eau, air et vent
Au-delà de son rôle en matière de prévention et de premiers signaux d’alerte, l’Internet des objets apporte également une aide précieuse lorsque, malheureusement, l’incendie est déjà actif. Il permet par exemple de surveiller l’état de l’eau après la chute de braises, de végétation brûlée et de cendres, ainsi que de contrôler la qualité de l’air, presque toujours altérée par la fumée et les particules volatiles. Dans les deux cas, la santé des personnes peut être affectée, en particulier celle des habitants des zones touchées et des équipes de lutte contre l’incendie.
De la même manière, l’IoT s’impose comme un facteur déterminant face à l’un des éléments les plus dangereux de ces sinistres : le vent. Pour mesurer sa dangerosité, il suffit de rappeler que, dans des conditions extrêmes, sa vitesse peut contribuer à détruire une surface équivalente à cinq terrains de football par minute.
Modèles, tendances et prévisions à long terme
Enfin, conclut 1NCE, il convient de souligner que les dispositifs connectés à l’Internet des objets ne se limitent pas à apporter des solutions lors d’un épisode de crise ponctuel, qu’il soit de courte ou de longue durée. Ils sont également capables de générer des modèles météorologiques pouvant être comparés et analysés d’une station à l’autre, ainsi que d’établir des tendances ou des prévisions sur des périodes similaires d’une année à l’autre.
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