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Sécurité routière à Bruxelles : comportements dangereux des cyclistes et des trottinettes et déséquilibre croissant des responsabilités

13 Nov 2025

Communiqué de presse gratuit, Bruxelles, 2025 – le 13 Novembre 2025 par Igor Goldberg-Guintsenberg – Alors que Bruxelles intensifie sa transition vers une mobilité plus écologique, les automobilistes sont confrontés à une hausse préoccupante des comportements dangereux de la part des cyclistes et des utilisateurs de trottinettes électriques. Cette évolution met en lumière un déséquilibre structurel dans les responsabilités et les obligations imposées aux différents usagers de la route.

Cyclistes : absence d’identification et multiplication de manœuvres dangereuses

Les cyclistes circulent sans plaques d’identification et sans dispositif permettant d’établir leur responsabilité en cas d’infraction ou de comportement à risque. Cette absence d’identification rend pratiquement impossible toute procédure lorsqu’un cycliste enfreint le Code de la route ou met en danger d’autres usagers.

De nombreux automobilistes témoignent de situations récurrentes : dépassements sans distance latérale, changement brusque de trajectoire devant un véhicule, freinages volontaires ou passages au feu rouge. Dans ces cas, le conducteur, pourtant en règle et soumis à l’ensemble des obligations administratives (taxes, assurances, contrôles techniques, stationnement), se retrouve impuissant face à un comportement imprévisible et non sanctionné.

 

Trottinettes électriques : des infractions fréquentes mais une identification possible

Les trottinettes représentent une autre source de risques. Rouler à plusieurs sur un même engin, effectuer des changements de direction soudains, ignorer les feux tricolores ou circuler sur la chaussée sans visibilité sont des comportements courants. Toutefois, contrairement aux vélos non immatriculés, les trottinettes en libre-service disposent d’un numéro d’identification, permettant, en cas d’accident, de retracer la responsabilité.

Un exemple illustre ce point : un incident impliquant un trottinette de location transportant trois personnes, qui a percuté la porte d’un véhicule. Une procédure policière a été engagée et, après un an et demi, le tribunal a statué en faveur du conducteur grâce aux données fournies par l’opérateur. Ce cas montre que l’identification est essentielle pour établir la vérité et responsabiliser les usagers.

 

Une question d’équité et de sécurité publique

Alors que les automobilistes contribuent financièrement à l’entretien de la voirie, respectent les obligations légales et assument l’ensemble des responsabilités en cas d’accident, une partie des usagers non motorisés circule sans aucune obligation équivalente. Cette situation crée un déséquilibre dans la répartition des devoirs et un sentiment croissant d’injustice parmi ceux qui respectent les règles.

Si Bruxelles souhaite devenir une capitale exemplaire en matière de mobilité douce, il est indispensable d’engager un débat public sur les questions suivantes :

– Faut-il introduire une forme d’identification pour les vélos, similaire aux trottinettes de location ?

– Comment garantir une responsabilité équilibrée entre tous les usagers ?

– Quelles mesures permettraient de réduire les manœuvres dangereuses et les comportements imprévisibles ?

– Comment protéger à la fois les automobilistes, les cyclistes, les piétons et les nouveaux modes de mobilité ?

 

Le développement des mobilités douces ne doit pas se faire au détriment de la sécurité ni de l’équité entre les usagers. Un cadre clair, cohérent et équilibré est nécessaire pour assurer une cohabitation harmonieuse sur les routes de Bruxelles.

Contact pour plus d’informations :

Igor Goldberg-Guintsenberg

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