Communiqué de presse – Vendredi 11 Novembre 2005 – Le meeting contre l’ouverture du capital d’EDF a rassemblé un millier de personnes, mardi soir, au gymnase Japy, à Paris. Ses organisateurs appellent à réussir la manifestation nationale du 19 novembre prochain.
Le combat contre la privatisation d’EDF est en passe de devenir emblématique. Le symbole de partis de la gauche, d’associations et de syndicats qui, devant l’ampleur de la crise révélée par les événements dramatiques qui secouent les quartiers populaires, refusent ensemble la nouvelle étape dans la fuite en avant libérale et autoritaire que vient de franchir le gouvernement en décrétant l’état d’urgence. Le PCF, les Verts, la LCR, le MRC, le MARS, les alternatifs et la Gauche républicaine, organisateurs du meeting « contre l’ouverture du capital d’EDF et pour la défense des services publics », qui a fait salle comble au gymnase Japy à Paris, l’ont tous affirmé : « S’il est un état d’urgence à instaurer, c’est l’état d’urgence sociale. » Impossible pour les orateurs de ne pas établir de « lien entre la violence qui s’est abattue sur les quartiers populaires déjà minés par le chômage et la disparition des services publics à coups de fermeture de classes scolaires, de bureaux de poste, d’agences EDF ». Le porte-parole de l’APEIS, Thierry Bailly, en témoigne : « En privatisant à tour de bras, le gouvernement tourne le dos aux solidarités. » « La privatisation d’EDF ajoutera encore un peu plus aux difficultés que rencontrent les familles modestes », constate aussi Corinne Rinaldo de la CNL. Les deux responsables associatifs insistent sur l’urgence d’agir. Le secrétaire général de la FNME CGT, Frédéric Imbrecht, fait part de la volonté de son syndicat « de mettre un terme aux coupures d’électricité et de gaz dans les quartiers populaires et de rétablir en énergie celles et ceux qui sont déjà, depuis de nombreux mois, dans le noir ». « La solidarité ne se paie pas de mots creux, c’est maintenant avec vous, élus et associations que nous devons l’exprimer, que nous devons la rendre sans attendre dans nos quartiers », poursuit-il. Le service public doit être défendu car « il est le patrimoine commun de ceux qui n’ont pas de patrimoine individuel », soutient Claude Debons de la Fondation Copernic. Pour les participants au meeting, l’heure est donc à « la résistance » contre la politique du gouvernement qui met à bas cette solidarité nationale. Olivier Besancenot souhaite une généralisation des luttes qui est, à ses yeux, « le seul moyen de contraindre ce gouvernement à reculer ». Yann Werhling, qui regrette implicitement le choix du PS de se tenir à l’écart du rassemblement qui s’opère sur les services publics, insiste sur « la nécessité de retrouver l’unité à gauche » car « l’unité est un gage d’efficacité ». Pour Georges Sarre, la gauche doit prendre part à la mobilisation mais également s’engager à renationaliser EDF et l’ensemble des services publics. « Un gouvernement qui ne renationaliserait pas, ne serait pas un gouvernement de gauche », prévient-il. Marie-George Buffet voit dans le rassemblement qui s’opère et dans la présence côte à côte à ce meeting de syndicats et de partis de gauche « un encouragement à construire des convergences pour une autre politique ». Pour la secrétaire nationale du PCF, « la gauche doit avoir le courage d’affronter les puissances de l’argent, de proposer une véritable alternative » dont les services publics doivent être un « pilier ».
L’ensemble des organisations réunies mardi soir ont appelé à se mobiliser pour assurer la réussite de la manifestation du 19 novembre à Paris organisée par la fédération des collectifs de défense des services publics. Son porte-parole, Bernard Defaix, souhaite que « cette manifestation devienne une étape de la lutte durable pour la défense et le développement des services publics » car, comme l’explique Marie-George Buffet, « pour préparer demain, il faut se battre aujourd’hui ».
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