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SNCM: l’intersyndicale renonce à son préavis de grève pour lundi

27 Fév 2005

L’intersyndicale de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), qui a proposé un projet alternatif à l’entrée d’investisseurs privés dans le capital de la compagnie, a renoncé à son préavis de grève reconductible initialement prévue à partir de lundi, a-t-on appris samedi de sources syndicales.

« Nous ne voulons pas ajouter de la fragilité à la fragilité », a indiqué Maurice Perrin (CFE-CGC), rappelant que le préavis déposé le 9 février avait pour objectif premier de pousser le ministre de tutelle de la compagnie maritime publique, François Goulard, à accepter une table ronde, finalement organisée le 17 février à Marseille.

La CGT a indiqué de son côté qu’il était toutefois « probable » qu’une « action de 24 ou 48 heures » serait organisée « d’ici le 10 mars », date d’une journée nationale d’arrêts de travail et de manifestations pour défendre notamment les salaires.

« Nous allons étudier l’opportunité d’organiser cette action ponctuelle avec l’ensemble de la filière portuaire et maritime pour appuyer nos revendications », a déclaré Jean-Paul Israël (CGT-marins).

L’intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) avait présenté jeudi, lors d’une réunion de suivi de la table ronde, organisée sous l’égide du préfet de Provence-Alpes-Côte-d’Azur Christian Frémont, un projet alternatif de « re-financement » de la compagnie en grave difficulté financière.

Ce montage financier complexe consisterait à ce que la holding qui chapeaute la SNCM, la Compagnie générale maritime et financière (CGMF), rachète une partie des actifs de la SNCM, permettant ainsi de renflouer les caisses.

« Les procédures doivent se poursuivre », a ajouté M. Perrin, précisant qu’une nouvelle réunion de suivi était prévue le 7 mars à Paris devant « permettre aux représentants du ministère d’étudier (notre) projet avec les experts du comité d’entreprise ».

Les syndicats espèrent ainsi éviter la « privatisation » de la SNCM.

Lors de sa venue à Marseille, M. Goulard, accusé par les syndicats de vouloir « saboter » la compagnie en la présentant publiquement comme « au bord du gouffre », avait réaffirmé le scénario privilégié du gouvernement, l’ouverture du capital à des investisseurs privés. Un expert, Claude Gressier, a été chargé de contacter d’éventuels partenaires.

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