23 mars 2009 – Journée météorologique mondiale 2009 – 20 ans de surveillance de l’atmosphère
Cette année, le thème de la Journée météorologique mondiale est «Le temps, le climat et lair que nous respirons». La pollution par les particules fines, la diminution de la couche dozone et le climat changeant plaident de plus en plus pour une surveillance et une observation à long terme accrues de latmosphère. Dans cette optique, lOrganisation météorologique mondiale OMM a initié il y a 20 ans le programme «Veille de lAtmosphère Globale» (VAG). En Suisse, les activités VAG sont coordonnées par lOffice fédéral de météorologie et de climatologie MétéoSuisse. A loccasion de la Journée météorologique 2009, MétéoSuisse décrit les objectifs et démontre le succès de la contribution suisse à la VAG.
Avec ses stations de mesures uniques au monde, la Suisse fournit des séries de données précieuses au programme mondial de la VAG. Parmi les 25 stations qui constituent le réseau mondial de mesure, la station alpine du Jungfraujoch joue un rôle éminent. Grâce à son emplacement, son air est peu contaminé par des polluants, ce qui en fait pour la science, un laboratoire dexpérimentation optimal au centre des Alpes, à une altitude de plus de 3’500 mètres. En collaboration avec MétéoSuisse, des scientifiques du Laboratoire fédéral dessai des matériaux et de recherche (Empa), de lInstitut Paul Scherrer (PSI) et de plusieurs hautes écoles y mesurent en continu les gaz à effet de serre et les aérosols, et celà depuis plus de 20 ans. Ces mesures sont complétées par des mesures spéciales du rayonnement. «Grâce à elles, la communauté scientifique peut mieux comprendre de quelle façon les polluants se répandent à travers les continents, doù ils viennent, et comment ils influent latmosphère et ainsi le climat», explique Gerhard Müller, directeur adjoint de MétéoSuisse et président du comité pour lélaboration de la stratégie internationale de la VAG. Il ajoute que «ces mesures sont des bases importantes pour la mise en uvre daccords internationaux pour la protection de latmosphère et du climat».
Arosa et Payerne les séries de mesures dozone les plus longues A Arosa et Payerne, MétéoSuisse enregistre des séries de mesures importantes sur la composition de latmosphère. Des mesures de lozone total sont effectuées à Arosa depuis 1926, ce qui fait de cette série la plus longue au monde. En même temps, elle représente une des rares sources dinformations sur la distribution de lozone du sol jusquà la limite supérieure de latmosphère avant lintroduction des observations par satellites. Les mesures dozone à Arosa sont complétées depuis 1968 par des sondages dozone par ballon à Payerne. «Ces longues séries de mesures de haute qualité sont dun grand intérêt à travers le monde, car elles démontrent les changements de la couche dozone vitale pour lhomme», souligne Gerhard Müller. Parallèlement aux mesures dozone, les ballons-sondes enregistrent le profil dautres paramètres tels que lhumidité, la température et le vent. Ces mesures dans latmosphère sont complétées par des appareils de télédétection ultramodernes. Payerne compte ainsi parmi les stations de mesures les plus importantes au monde pour lobservation en atmosphère libre.
Centres mondiaux suisses La Suisse gère, par mandat international de lOMM, lObservatoire physico-météorologique de Davos pour létalonnage des instruments servant à létude du rayonnement, ainsi que le Centre mondial détalonnage de lEmpa à Dübendorf pour les mesures de lozone troposphérique, du monoxyde de carbone et du méthane. Le Centre mondial pour lassurance de la qualité des données de ces trois paramètres est également situé à lEmpa. Avec leurs étalonnages dinstruments, leurs standards détalonnage et lassurance de qualité, les centres internationaux suisses contribuent dune manière essentielle au système mondial dobservation.
Outre ces activités nationales, la Suisse fournit une assistance aux sondages réguliers dozone effectués à Nairobi, ainsi quà dautres mesures climatiques importantes dozone troposphérique et de monoxyde de carbone effectuées au mont Kenya. Au travers de ce transfert de technologie et de formation sur place, la Suisse contribue au développement et à laugmentation de la qualité des mesures atmosphériques dans les pays en développement et émergeants.
Le programme suisse de la VAG soutient aussi des projets nationaux de recherche, lesquels sont en cours de révision pour les années 2010 2013. Les recherches porteront en particulier sur le rayonnement, les aérosols, lozone et la vapeur deau.
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